Attention : le contenu de cette page reflète la situation antérieure au nouveau découpage des arrondissements, en vigueur depuis le 1er novembre 2009. Une mise à jour est prévue prochainement.
Créé en 2002, l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles est issu du
regroupement des anciennes municipalités de Loretteville, de Saint-Émile, de
Lac-Saint-Charles et d’une partie de Neufchâtel.
Des paysages chargés d’histoire
Le développement de La Haute-Saint-Charles débute dès 1647 sur les
seigneuries de Saint-Ignace (partie est) et de Saint-Gabriel (partie ouest). Les
premières voies de circulation, aux tracés irréguliers, sont redevables à la
topographie des terrasses montant vers les Laurentides ainsi qu’à la présence du
lac et de la rivière Saint-Charles.
Les parcours fondateurs, que sont la rue Racine, les boulevards Bastien, de
l’Ormière et Saint- Jacques, l’avenue du Lac-Saint-Charles (anciennement 1re Avenue)
et la rue Saint-Romain, dévoilent une structure territoriale basée sur le
découpage des terres agricoles. Là, se situe la majorité du patrimoine bâti
ancien du territoire.
Compte tenu du sol maigre et sablonneux, le développement agricole restera
limité. Certains nœuds, créés par la rencontre de deux parcours fondateurs, ont
favorisé l’établissement de noyaux villageois comme Saint-Émile et
Lac-Saint-Charles.
Loretteville (anciennement Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette) s’est
développée à la jonction de la rue Racine, du boulevard Bastien et de la rivière
Saint-Charles. S’y sont regroupées les activités institutionnelles, commerciales
et industrielles, notamment les moulins actionnés par la force hydraulique de la
chute Kabir Kouba. L’industrie du cuir, issue de la culture huronnewendate, a
également marqué le territoire.
Un lieu de villégiature
Au milieu du 19e siècle, alors que le chemin de fer favorise les
déplacements, l’endroit devient un lieu de villégiature de prédilection.
Château-d’Eau, créée en 1926, est issue de ce phénomène. On y retrouve encore
des rues bordées de chalets et de maisons d’été.
Le paysage architectural
Outre les maisons traditionnelles québécoises situées le long des parcours
fondateurs, le noyau villageois de Loretteville se distingue par son tissu
urbain serré, où se côtoient divers types d’architecture : maison à mansarde,
maison vernaculaire industrielle et maison de style Boomtown.
Dans le secteur de Château d’Eau, on découvre des maisons de villégiature
inspirées du mouvement Arts and Crafts. Courts de tennis et hangars à canots
marquent également le paysage.
Des maisons de plain-pied, typiques du courant moderniste et de la banlieue
des années 50, ceinturent les noyaux villageois anciens.
Un patrimoine naturel remarquable
La Haute-Saint-Charles se distingue avant tout par son patrimoine naturel.
L’impressionnante
chute Kabir Kouba, haute de 28 mètres, est nichée dans un canyon de
42 mètres. Une légende wendate veut que la rivière et la chute aient été formées
par un énorme serpent qui en avait assez des querelles entre les Autochtones et
les Blancs.
Situés au nord du lac Saint-Charles, les
Marais du Nord
offrent aux randonneurs plus de cinq kilomètres de sentiers d’une beauté
exceptionnelle. L’amateur d’ornithologie peut y observer plus de 150 espèces
d’oiseaux! On peut aussi y faire du canot rabaska.
Dernier-né : le parc linéaire de la rivière Saint-Charles. Cet écrin de
verdure traverse le territoire et vous propose plus de 10 kilomètres de
sentiers, entre la chute Kabir Kouba et le lac Saint-Charles.
Inspiration d’artistes
Au 19e siècle, le lac Saint-Charles et la chute Kabir Kouba font
partie d’un circuit touristique enchanteur. Plus de 550 dessins, aquarelles,
gravures, peintures et œuvres littéraires ont illustré et décrit ces lieux
de façon des plus romantiques. Cornelius Krieghoff, George Heriot, James
Pattison Cockburn et bien d’autres artistes s’en sont inspirés et ont fait
connaître leur beauté naturelle à travers l’Amérique du Nord et l’Europe.
L’approvisionnement de Québec en eau
Dans les années 1840, pour des raisons d’hygiène et de protection contre
les incendies, la construction d’un aqueduc devient une priorité pour la
Ville de Québec. L’ingénieur bostonnais, Georges R. Baldwin, suggère une
prise d’eau en bordure de la rivière Saint-Charles. Son débit régulier et
son altitude permettent un aqueduc fonctionnant par gravité. L’installation
de la première conduite débute en 1854. Un premier barrage est construit
entre 1926 et 1931 et un second, en 1949. On construit alors le château
d’eau, dont l’apparence s’inspire de l’architecture médiévale.
Plan de l'arrondissement

Plan
Coup d'œil

Les Marais du Nord.
Photo : Ville de Québec

Parc linéaire de la rivière Saint-Charles.
Photo : Ville de Québec

Maison Savard, sur la rue Giroux, classée monument
historique.
Photo : Ville de Québec