Économie
À Québec et dans la région métropolitaine, l’emploi se concentre dans
cinq grands secteurs (en 2008) :
| Secteur |
Pourcentage |
| Total |
73,3 % |
| Secteur public |
31,3 % |
| Administration |
11,6 % |
| Santé |
12,8 % |
| Enseignement |
6,9 % |
| Commerce de gros et de détail |
16,7 % |
| Fabrication (manufacturier) |
10,3 % |
| Finances et assurances |
8,0 % |
| Hébergement et restauration |
7,0 % |

Source : Institut de la statistique du Québec et SDE.
Le solde
de 26 % des emplois se répartit dans plusieurs secteurs, soit
construction, services aux entreprises, utilités publiques (gaz,
électricité, télécommunications), transport, arts et spectacles, soins
personnels, sécurité, agriculture et autres.
Le passé
Depuis 2000, plus de 70 000 emplois ont été créés dans la Région
métropolitaine de recensement de Québec (RMR).

Source : Statistique Canada et Service du
développement économique
La part des emplois dans les secteurs technologiques et d’excellence est
passée de 22 % au milieu des années 1990 à 26 % en 2005. (Il s’agit des secteurs
d’excellence de Québec International : Sciences de la vie, santé et nutrition,
technologies appliquées, matériaux transformés, tourisme et hébergement, finance
et assurances.)
Québec vit depuis quelques années une situation de quasi-plein emploi. Le
taux de chômage fluctue de 4 à 5 % et le taux d’emploi des personnes de 25 à 45
ans est de l’ordre de 90 % (même Calgary n’a pas fait mieux lors de sa période
de prospérité). Des problèmes de pénurie de main-d’œuvre apparaissent.
L’avenir
Selon le Conference Board, l’emploi devrait continuer de croître à
un rythme annuel de 1,3 % dans la RMR de Québec, ce qui signifierait la création
d’environ 20 000 emplois d’ici 2013.

Source : Le Conference Bord du Canada,
Metropolitan outlook - Hiver 2009
Les principaux secteurs d’activité qui devraient contribuer à cette
croissance, selon le Conference Board et Emploi-Québec, sont le secteur
de la finance et des assurances, le commerce, la santé, les services
professionnels, scientifiques et techniques ainsi que la fabrication, dont fait
partie l’industrie pharmaceutique.

Le Moulin à images : un témoin de la richesse culturelle de Québec.
Photo : Ville de Québec
La culture est devenue un atout économique
majeur. D’après une étude de 2008 du Conference Board, les
industries culturelles représentent 7,8 % du produit intérieur brut du
Canada, en tenant compte de la production culturelle et de ses effets
indirects et induits sur d’autres secteurs de l’économie. Cette même
organisation rappelle « que la croissance économique se produit là où
les créateurs se regroupent... Et les créateurs choisissent de vivre
dans des villes ayant une vie artistique et culturelle florissante. »
Les défis
Pour maintenir les emplois actuels et en créer d’autres dans la nouvelle
économie, Québec devra composer avec les défis suivants :
Tirer avantage de certains facteurs de localisation
Les coûts de démarrage et d’exploitation des entreprises constituent un des
facteurs déterminants pour le choix des lieux d’investissements créateurs
d’emplois. Selon KPMG (2008), dans le Nord-Est des États-Unis et du Canada, la
Région métropolitaine de Québec obtient le 4e rang sur 20. Elle se distingue
nettement dans le secteur de la recherche et développement biomédical et les
logiciels de pointe. Pour assurer sa croissance économique, Québec doit
préserver cette position concurrentielle et même l’améliorer.
Soutenir la concurrence
Québec est en concurrence avec plusieurs villes et régions du Canada et du
reste du monde pour les emplois en technologie, en recherche et en génie.
Celle-ci est de plus en plus vive. Rien n’est gagné d’avance. Cette concurrence
s’exerce aussi à l’égard de l’attraction des techniciens et des professionnels
du secteur des technologies.
Anticiper les restructurations
Les gains du secteur de la finance et des assurances (19 % du PIB de la
région) ne sont pas acquis. Des efforts importants devront être consentis pour
conserver ici les sièges sociaux des compagnies et mutuelles d’assurance, dans
un contexte où il y a fusion de plusieurs entreprises du secteur avec des
partenaires montréalais, torontois ou étrangers.
Porter intérêt au secteur public
Les effectifs de l’administration publique (fédérale, provinciale,
municipale) sont appelés à diminuer. Ces pertes d’emplois peuvent cependant être
compensées par des gains dans les secteurs de la recherche publique, de
l’enseignement supérieur et de la santé. La région de Québec doit être vigilante
à cet égard.

Train de marchandises en bordure du fleuve Saint-Laurent.
Photo : Ville de Québec
Composer avec le transport des marchandises
Certains grands employeurs, dont le Port de Québec, ont besoin d’espaces et
d’infrastructures pour le transport des marchandises. Ces besoins sont parfois
contestés par des citoyens, au nom de leur qualité de vie. La contribution de
ces employeurs à l’économie de la région étant importante, il faut concilier les
impératifs du développement de leurs affaires avec le respect d’un cadre de vie
urbain de qualité.
Attirer la main-d’œuvre
La région métropolitaine doit composer avec une rareté de main-d’œuvre. Elle
doit absolument attirer de nouveaux travailleurs parce que les investissements
prévus ne se réaliseront pas si celle-ci n’est pas au rendez-vous. Les nouveaux
bassins potentiels de main-d’œuvre sont principalement les personnes de 55 ans
et plus, les gens des autres régions du Québec et les immigrants. Québec reçoit
un nombre grandissant d’immigrants, mais leur taux de chômage est presque deux
fois plus élevé que celui des autres personnes actives.
Poursuivre la croissance de l’emploi
Bien que Québec ait très bien tiré son épingle du jeu en matière de création
d’emplois, le taux de croissance de l’emploi a été deux fois plus rapide à Lévis
et dans la MRC de la Côte-de-Beaupré qu’à Québec, de 2001 à 2006.
Note : Les données sur l’emploi proviennent principalement de
Statistique Canada qui rassemble les données pour l’ensemble de la
région métropolitaine de Québec (agglomération de Québec, MRC de La
Jacques-Cartier, MRC de l’Île-d’Orléans, une partie de la MRC de la
Côte-de-Beaupré, la Ville de Lévis, Saint-Laurent-de-Lauzon et
Beaumont).
Questions
Si vous êtes un étudiant :
- Avez-vous bon espoir de décrocher, dans la région de Québec, l’emploi qui
répond à vos aspirations?
- Si vous envisagez d’aller travailler ailleurs, avez-vous une attente qui,
si elle était comblée, pourrait vous inciter à demeurer dans la région?
- Quels secteurs d’emploi faudrait-il développer pour rendre Québec plus
attrayante pour les jeunes?
- Estimez-vous qu’il y a suffisamment d’activités de divertissement à
Québec? Que devrait-on faire à cet égard?
Si vous êtes un travailleur :
- Croyez-vous que votre entreprise ou votre secteur d’activité aura la
possibilité de poursuivre sa croissance et son développement à Québec?
- Observez-vous des contraintes qui nuisent au développement de l’entreprise
où vous travaillez ou de votre secteur d’activité?
- Selon vous, y a-t-il de nouveaux secteurs d’emploi qu’il faudrait
développer dans la région?
- Estimez-vous qu’il y a suffisamment d’activités de divertissement à
Québec? Que devrait-on faire à cet égard?
Si vous êtes un travailleur âgé de 55 ans et plus :
- Envisagez-vous de continuer à travailler après l’âge où vous serez
admissible à la retraite? (Oui, probablement, probablement pas, non)
- Quelles sont les principales conditions qui vous inciteraient à demeurer
plus longtemps en emploi?
Si vous êtes à la retraite:
- Envisagez-vous de réintégrer le marché du travail? (Oui, probablement,
probablement pas, non)
- Quels sont les principaux facteurs qui vous inciteraient à réintégrer le
marché du travail?
Renseignements supplémentaires
Téléphone : 418 641-6176
consultations@ville.quebec.qc.ca