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Plan de mobilité durable - Urbaniser autrement


Concept de l’esplanade projetée pour l’écoquartier de la Pointe-D’Estimauville

D’ici 2031, de 75 000 à 89 000 nouveaux ménages s’établiront sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec.

Pour les accueillir, le Plan de mobilité durable propose d’autres solutions que la poursuite du mode traditionnel de développement résidentiel qui obligerait à construire des maisons unifamiliales toujours plus loin en périphérie, sur des terres agricoles, dans les régions boisées ou dans des milieux écologiques fragiles, comme les bassins versants des prises d’eau potable.

Dans le respect des principes du développement durable, le Plan de mobilité durable recommande de :

  • Mettre fin à l’étalement de la ville, en offrant aux familles une diversité d’habitation à l’intérieur du territoire déjà urbanisé.
  • Raffermir le caractère novateur de l’aménagement urbain,
    • en harmonisant les « centres d’activités » (bureaux, commerces, garderies, équipements sportifs, etc.) et la desserte du transport en commun;
    • en développant des quartiers verts, actifs et distinctifs, les «  écoquartiers »;
    • en urbanisant les espaces libres ou sous-utilisés;
    • en encourageant le réaménagement de certaines artères par une densification à l’échelle humaine;
    • en stimulant le développement de nouveaux concepts de résidences unifamiliales et bifamiliales;
    • en offrant des logements qui répondent aux besoins des diverses générations.

Consultez les capsules d'information sur l'urbanisation :

Aménager un quartier résidentiel en « îlogramme »

îlogrammes
Aménagement de quartiers
résidentiels en « îlogrammes »


Stratford.
Stratford, Ontario


Saint-Augustin-de-Desmaures

La Société canadienne d’hypopthèques et de logement recommande l’aménagement de quartiers résidentiels en « îlogrammes », comme présenté sur cette image.

Le principe est simple. Le réseau de rues est organisé selon un damier classique à l’échelle du voisinage et du quartier. On y superpose un réseau discontinu de rues à l’échelle des îlots d’habitation reliés entre eux par des sentiers et des parcs. Ces derniers offrent aux résidants des parcours à pied et à vélo sans détour.

Ce type d’organisation canalise le volume de circulation sur les rues principales réduisant la circulation de transit dans les rues locales. Conséquemment, il permet de maintenir un niveau de quiétude élevé pour les résidants du quartier.

Le développement d’un nouveau quartier au nord-est de la Ville de Stratford en Ontario est actuellement en construction sur ce modèle. L’image suivante illustre ce développement.

Le quartier des Bocages à Saint-Augustin-de-Desmaures s’inspire de ce principe.

Mixité

Résider, travailler, magasiner et se divertir à distance de marche

Stratford.
Rue du Campanile

Développée il y a presque 25 ans par l'Industrielle Alliance, la rue du Campanile a été conçue pour jouer le rôle d’un centre de quartier au point de rencontre d’un vaste réseau piétonnier reliant les écoles, les parcs et les résidences de tout le secteur de la Pointe-Sainte-Foy, au nord de l’édifice du ministère du Revenu du Québec.

Les commerces d’épicerie, les restaurants et les cafés, les services bancaires ou de soins de santé et les petites boutiques que l’on y trouve en font un endroit où il fait bon vivre.

Stratford.
Rue du Campanile

La combinaison d’une offre de commerces et de services de proximité au cœur d’un réseau de cheminements piétonniers est la clef du succès de ce quartier.

L’augmentation constante de l’attrait de ce secteur pour la population est une illustration concrète et durable des avantages pour la Ville à mettre en œuvre les principes du nouvel urbanisme que sont la mixité des usages et l’accessibilité des commerces et des services à distance de marche.

D’un mail mort à la renaissance d’un quartier

Stratford.
Belmar, Lakewood, Colorado

En Amérique du Nord, plusieurs centre commerciaux et magasins à grande surface construits dans les années 1960 à 1980 font face à un désintérêt croissant. Conçus à l’origine pour un usage commercial et un accès en automobile sur des grands terrains situés en périphérie des centres-villes, l’activité de ces galeries marchandes avait lieu à l’intérieur de bâtiments entourés de vastes stationnements.

Le besoin de réaménager un site commercial en déclin peut être à l’origine de la création d’un véritable quartier urbain durable.

C’est le cas du nouveau quartier Belmar à Lakewood, située à 10 minutes du centre-ville de Denver, Colorado. La Ville, en collaboration avec les citoyens et les promoteurs locaux, a profité du projet de reconversion du site d’un centre commercial à l’agonie pour subdiviser les grands lots existants, dessinés à l’échelle de l’automobile, en petits lots accessibles à l’échelle du piéton.

La grille traditionnelle de rues étroites et de petits blocs a remplacé le vieux centre commercial pour le plus grand plaisir des nouveaux habitants du quartier.

Confrontée à la même réalité avec le déclin des galeries Sainte-Anne dans le secteur D’Estimauville, la Ville de Québec a décidé d’appliquer les mêmes principes de subdivision de lots et de mixité des usages dans son projet d’aménagement d’un nouvel écoquartier.

Densification

L'exemple de Vancouver

Vancouver.
Photo : Le Soleil

Le Plan de mobilité durable préconise une densification du territoire afin, notamment, de rapprocher les lieux de résidences, d'emplois et de services. Il s'agit en fait d'un moyen pour améliorer l'accessibilité aux biens et aux services à proximité de chez soi. Il devient alors possible de faire des courses à pied au lieu de prendre sa voiture.

Plusieurs villes cherchent des façons de densifier leur territoire et donc de réduire leur empreinte écologique. L'une d'elles, Vancouver, a adopté une « charte d'éco densité » qui détermine pourquoi et comment densifier. Cette charte met l'accent sur :

  • la localisation des projets résidentiels et commerciaux : ceux-ci doivent être situés près du transport en commun, par exemple;
  • la densification douce – en insérant, par exemple, des maisons en rangée dans des quartiers existants plutôt que des tours d'habitation – ou la densification « invisible » – par l’ajout d’unités de logements dans des immeubles existants ou la rénovation d’immeubles vacants;
  • l'amélioration de la qualité de vie des quartiers grâce à une variété de commerces et de services et à l'ajout de trottoirs et de liens cyclables;
  • la mixité des quartiers, soit la possibilité de résider, de consommer et de travailler à proximité de chez soi.

Pour en savoir plus, visionnez la vidéo suivante.

La transformation graduelle de la banlieue

La banlieue comme nous la connaissons aujourd'hui est toute récente, à peine 50 ans. Que sera-t-elle dans 50 ans?

Ellen Dunham-Jones.
Ellen Dunham-Jones

Une architecte américaine, Ellen Dunham-Jones a récemment publié un livre intitulé Retrofitting Suburbia dans lequel elle expose sa vision de la banlieue dans 50 ans. Elle a présenté cette vision à l’occasion d’une conférence donnée à Atlanta, en Géorgie, en janvier 2010.

Mme Dunham-Jones prévoit notamment :

  • l'insertion d'immeubles dans les espaces de stationnement surabondants;
  • la transformation des petits centres commerciaux (voir la capsule D’un mail mort à la renaissance d’un quartier);
  • l'ajout de trottoirs, de rues et de places publiques;
  • le retour à l'état naturel ou la transformation d'espaces aujourd'hui asphaltés en parc.

Et vous, comment voyez-vous la banlieue dans 50 ans?

  Témoignages

J’ai choisi… la mobilité durable!

Louis Campagna.

Un choix familial

Il y a trois ans, ma famille et moi avons fait le choix d’habiter dans le secteur Saint-Sacrement. Pourquoi? Pour être près des services, des écoles, du travail et pour pouvoir posséder une seule voiture.

Nous sommes très emballés par le projet de piste cyclable sur le boulevard René-Lévesque.

Francis Cossette