La Ville met tout en œuvre pour protéger les plans d’eau, les bandes
riveraines et les milieux humides. C'est pourquoi elle s'est donné un
plan de protection des plans d’eau, des bandes riveraines et des milieux
humides.
Elle souhaite ainsi :
- préserver l’intégrité des lacs, des ruisseaux et des rivières;
- limiter l’apport d’eau supplémentaire vers les rivières;
- préserver une bande de végétation naturelle de 10 mètres au moins
autour des plans d’eau;
- préserver l’intégrité des milieux humides.
Rappelons que le lac Saint-Charles constitue notre principale source
d’alimentation en eau potable.
C’est en 1852 que l’ingénieur Baldwin, de Boston, a découvert cette
source. Il avait alors été mandaté par la Ville pour concevoir un réseau
d’aqueduc. Dans le rapport qu’il a remis au conseil municipal, deux ans
plus tard, il mentionne qu’il avait trouvé une source d’alimentation en
eau pure pour les 100 prochaines années.

Le règlement limitant les interventions humaines dans les bassins versants des
prises d'eau potable de la Ville de Québec vise à en assurer sa qualité et sa
disponibilité pour tous les citoyens.
À cette époque, ce lac était situé très loin de la zone urbaine. Ce
n’est plus le cas maintenant. Voilà pourquoi des mesures strictes de
contrôle ont été instaurées pour préserver la qualité de cette source
ainsi que celle de toutes les autres.
La Communauté métropolitaine de Québec a ainsi mis en place, en 2010,
un règlement visant à limiter les interventions humaines dans les
bassins versants des prises d’eau de la Ville.
Concrètement, ça signifie que tous les travaux et constructions
réalisés à proximité de nos sources d’eau potable sont désormais soumis
à des règles plus strictes qu’ailleurs sur le territoire. Quelques
exemples : abattre un arbre, installer une clôture ou un muret,
construire une galerie, une terrasse, un balcon ou une piscine, aménager
un stationnement ou un terrain, etc.
L’objectif de ce règlement n’est pas de contraindre les citoyens
vivant à proximité d’un cours d’eau, mais bien d’assurer la qualité et
la disponibilité de l’eau potable pour l’ensemble de la population.
Pour plus de renseignements sur ce règlement, consultez le site
Internet de la Communauté métropolitaine de Québec, section
Règlements de contrôle intérimaire.
Gestion intégrée par bassin versant
Qu’est-ce qu’un bassin versant?
Le bassin versant désigne un territoire délimité par les lignes de
partage des eaux de surface sur lequel toutes les eaux s’écoulent vers
un même point appelé exutoire. On peut désigner un bassin versant autant
pour une rivière que pour un lac ou une baie.
Ainsi, une gestion intégrée de l’eau doit tenir compte de tout ce qui
se passe dans le bassin versant, incluant les activités naturelles et
humaines. En ce sens, les sols, la végétation, les animaux et les êtres
humains font partie d’un bassin versant.
Règlement sur les bassins versants
La Communauté métropolitaine de Québec a mis en place, en 2010,
un règlement visant à limiter les interventions humaines dans les
bassins versants des prises d’eau de la Ville.
Concrètement, ça signifie que toutes les constructions et travaux
réalisés à proximité de ces sources d’eau potable sont désormais
soumis à des règles plus strictes qu’ailleurs sur le territoire.
Les propriétaires des terrains visés par ce règlement doivent en
tout temps obtenir un permis ou un certificat d’autorisation
avant de réaliser tous types de travaux sur leur propriété.
Pour en savoir plus, consultez la section
Travaux sur la propriété – Secteurs soumis au RCI.
La mise en œuvre de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant
constitue un engagement majeur de la
Politique nationale de l’eau
adoptée à l’automne 2002. Cette approche de gestion permet :
- de mieux comprendre et d’expliquer les problèmes liés à la
quantité et à la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques
puis de trouver des solutions s'inscrivant dans une perspective
de développement durable;
- de mieux établir les priorités d’action en tenant compte des
impacts cumulatifs sur le milieu aquatique.
Que sont les organismes de bassin versant?
L’acteur principal de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant
est l’organisme de bassin. Les organismes de bassin sont en fait des
tables de concertation et de planification. Leur mandat premier est
d’élaborer un plan directeur de l’eau (PDE) présentant un portrait et un
diagnostic du bassin versant, les enjeux, les orientations et les
objectifs à atteindre ainsi qu'un plan d'action qui se concrétisera par
la signature de contrats de bassin. Ce type d'organisme est formé de
représentants de tous les acteurs de l’eau d’un bassin versant tels que
les municipalités régionales de comté (MRC), les municipalités, les
usagers, les groupes environnementaux et les citoyens. Des représentants
gouvernementaux y siègent, mais sans droit de vote.
Dans la région de Québec, il y a quatre conseils de bassin (rivières
Beauport, du Cap Rouge, Montmorency et lac Saint-Augustin) et
l’Organisme des bassins versants de la Capitale (rivière Saint-Charles).
Pour en savoir plus, consultez le site du
ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
Marais épurateur du lac Saint-Charles
Le marais épurateur a un impact bénéfique sur la qualité de l’eau du
lac Saint-Charles en captant et en traitant une portion des eaux de
ruissellement. Celles-ci transitent d'abord par un bassin de
décantation, avant d'atteindre ce marais artificiel de 35 sur 70 m qui
épure l'eau avec sa végétation.
Le suivi de la qualité de l’eau du marais épurateur effectué depuis
2004 a permis de constater la performance d’épuration d’un tel système.
À la sortie du marais, les matières en suspension ont diminué d’au moins
75 %, le phosphore total, d’au moins 45 % et les coliformes fécaux, d’au
moins 50 % . Ces contaminants contribuent à la détérioration de la
qualité de l'eau du lac Saint-Charles.
Tous les moyens mis de l’avant pour diminuer les apports de polluants
vers le lac Saint-Charles contribuent à la préservation de cette
ressource d’importance pour la Ville de Québec, principal réservoir
d’alimentation en eau potable de la moitié de la population.
La dépollution de la rivière Saint-Charles
En 1996, au moment d’entreprendre les travaux, la Saint-Charles
était considérée comme la rivière la plus polluée au Canada. La
cause : lors de pluies abondantes, une partie des égouts sanitaires
était déversée dans la rivière. Ces débordements se produisaient
environ 60 fois par année, pour une quantité totalisant six
milliards de litres d’eaux usées.
Pour solutionner ce problème, la Ville a construit 12 bassins de
rétention le long de la rivière. Ceux-ci interceptent les eaux usées
avant leur rejet dans la rivière pour les acheminer plutôt vers une
station d’épuration.
Également, les murs bétonnés qui bordaient les rives de la
rivière sur plus de quatre kilomètres ont été enlevés. Le béton a
été remplacé par de la bonne terre sur laquelle ont été plantés
arbres, arbustes et plantes herbacées. L’ensemble de cette verdure a
redonné à la rivière un aspect naturel où peuvent désormais
s’installer plusieurs espèces d’oiseaux aquatiques.

Avant

Après
Le projet de réhabilitation de la rivière Saint-Charles a été
honoré par la Fédération canadienne des municipalités qui lui a
décerné, en 2009, le prix des Collectivités viables, catégorie Eaux
usées. Ce prix vise à souligner l’excellence en matière
d’environnement et d’innovation dans le domaine de la prestation de
services.
Aujourd’hui, il est possible d’emprunter un magnifique
parc linéaire aménagé le long des rives de la rivière
saint-Charles.