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Fiche du toponyme

Hôtel-Dieu

rue de l’

6 mai 1996

Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline Parlementaire

La Cité-Limoilou

Collins , rue ; Hôpital , rue de l'

Vers 1635, la Nouvelle-France souffre déjà de l'absence de soins hospitaliers. Pour remédier à la situation, la duchesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu, fonde en 1637 l'Hôtel-Dieu de Québec, sans pour autant quitter la France. Le 1er août 1639, trois jeunes religieuses de la congrégation des Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus, provenant du monastère de Dieppe, débarquent à Québec dans le but d'y implanter un hôpital. Trois rues de Québec sont d'ailleurs nommées en l'honneur de ces religieuses : les rues Saint-Bernard, Saint-Bonaventure et Saint-Ignace. En créant l'Hôtel-Dieu, la duchesse d'Aiguillon dote la Nouvelle-France d'une institution religieuse qui marquera profondément l'histoire, l'architecture et le paysage de la ville de Québec. Aujourd'hui, l'Hôtel-Dieu est un grand centre hospitalier à vocation régionale et plusieurs de ses bâtiments sont de construction récente.

Anciens toponymes
La rue de l'Hôtel-Dieu est tracée sur une carte de 1805-1810 sous le nom de rue de l'Hôpital car elle conduit de la rue Saint-Jean à l'Hôtel-Dieu de Québec. Plus tard, on lui donne le nom de rue Collins, en mémoire du fonctionnaire et arpenteur général adjoint de la province de Québec John Collins. De 1764 à 1779, c'est Collins qui assure la bonne marche du bureau de l'arpenteur général, en remplacement de son supérieur Samuel Holland (voir aussi Samuel-Holland) dont les fonctions exigent des absences prolongées de Québec. En plus de ses travaux généraux d'arpentage, Collins prépare des cartes pour le gouverneur, dresse des plans relatifs à des contestations foncières et rédige des rapports, comme celui portant sur l'utilisation du quai du roi, à Québec. Collins en vient aussi à s'engager dans la vie politique de la colonie. En 1773, il prête serment comme membre du Conseil de Québec et, deux ans plus tard, il entre au Conseil législatif. Il y reste jusqu'à son décès à Québec en 1795. En 1996, la rue Collins prend le nom de rue de l'Hôtel-Dieu.

Sources

Règlement 4515, 6 mai 1996; Ville de Québec. Guide odonymique de la ville de Québec 1608-1988, 1989; Ville de Québec. Vieux-Québec, Cap Blanc : Place forte et port de mer, Les quartiers de Québec, 1989, p. 57-58 (Hôtel-Dieu); Messier, Omer-Denis et Christine Veilleux. « 350 ans de soins hospitaliers: L'Hôtel-Dieu de Québec », Cap-aux-Diamants (cd-rom 1985-1995), no 16, hiver 1989, p. 37-40; Dictionnaire biographique du Canada, vol. IV, p. 175-176 (Collins).

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