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Espace presse

Communiqué

Campagne fédérale 2021 : priorités de la Ville de Québec

Québec, le 31 août 2021 – La Ville de Québec est fière de dévoiler, dans le cadre de la campagne électorale fédérale 2021, les enjeux prioritaires pour lesquels les chefs des partis et les candidats de la région sont invités à prendre position : la protection du lac Saint-Charles, notre principale source d’eau potable, la mise à niveau des infrastructures des plaines d’Abraham et son développement, la contribution à la mise sur pied de la Maison de la diversité et à la restauration de la Maison Pollack, et le soutien à l’événement sportif international North Pole Race.

« Le gouvernement fédéral doit aider la région de Québec à poursuivre son développement environnemental, économique, social et touristique en appuyant les grandes priorités de notre ville, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. La sortie de la pandémie est une occasion de mettre de l'avant des projets qui permettront de protéger notre environnement à long terme, d'embellir le patrimoine fédéral de Québec, de travailler sur le vivre-ensemble et la diversité de notre ville et de stimuler l'industrie touristique avec un nouvel événement d’envergure. »

1. Assurer la qualité de l’eau et la pérennité des infrastructures municipales (216 M$ pour la protection du lac Saint-Charles)
La prise d’eau de la rivière Saint-Charles fournit à elle seule de l’eau potable à plus de 300 000 des foyers de l’agglomération de Québec (51 % de la production totale). Il s’agit de la principale source d’alimentation en eau potable du territoire. L’intensification de l’urbanisation dans le bassin versant de cette prise d’eau a entrainé une dégradation générale de la qualité de l’eau de son principal réservoir, le lac Saint-Charles. Depuis 2006, des études de suivi de la qualité de l’eau démontrent et soulèvent des enjeux tant sur la dégradation des milieux naturels, l’érosion des berges, l’apport en sédiment et en nutriment, etc. Plus de 30 millions de dollars ont été investis à ce jour dans la protection de cette prise d’eau par la Ville de Québec.

La Ville de Québec s’est dotée de plans d’action pour la protection du lac Saint-Charles et la rivière en amont de la prise d’eau afin de diminuer les causes reliées aux problématiques rencontrées et ainsi maintenir une eau de qualité dans le bassin de la prise d’eau. Annuellement, la Ville investit entre 2 000 000 $ et 4 000 000 $ pour divers projets de son plan d’action. Toutefois, les principales actions à venir représentent des investissements importants.

Les principales actions à mettre en œuvre pour permettre une amélioration notable de la qualité de l’eau sont les suivantes :

  • 160 M$ pour raccorder 900 installations septiques autonomes (ISA) dans le bassin versant de la prise d’eau de Québec, soit celles près du lac ainsi que les deux stations de traitement des eaux usées de Lac-Delage et Stoneham ce qui contribuera à diminuer drastiquement les apports en azote et en phosphore qui contribuent à la présence de cyanobactérie et à l’eutrophisation du lac Saint-Charles. La Ville a donné deux mandats à des experts afin d’établir un concept pour la réalisation de ces actions. Le rapport final, incluant une estimation sera disponible à l’été 2022.
  • 30 M$ pour acquérir des terrains visant le maintien de la végétation ou leur renaturalisation. À l’instar de l’état de New York, la conservation des espaces naturels demeure une mesure efficace pour diminuer l’impact du développement sur la qualité de l’eau.
  • 6 M$ pour remplacer les installations septiques autonomes de plus de 30 ans. Ces installations avec le temps sont moins efficaces et peuvent diffuser dans l’environnement des nutriments même s’ils répondent aux normes en vigueur. 
  • 20 M$ pour implanter des infrastructures vertes pour la gestion des eaux pluviales. L’eau de pluie est responsable du transport de contaminants vers les plans d’eau. Voici quelques exemples d’infrastructures à réaliser dont, entre autres, des noues végétalisées, des marais filtrants, la recréation de milieux humides et la stabilisation végétale.

La Ville revient avec la même demande qu’en 2019 parce que les normes des programmes actuels sont trop restrictives. En ce sens, les attentes de la Ville à l’égard du gouvernement fédéral sont les suivantes :

  • Accorder un soutien en infrastructures pour assurer la protection des sources d’eau potable dans un contexte de gestion par bassins versants, en particulier en condition de changements climatiques;
  • Malgré les sommes déjà investies par le fédéral, ces montants ne permettent pas d’assurer le partage de la facture nécessaire pour le renouvellement des infrastructures et la protection des sources d’eau.

Les investissements fédéraux devraient soutenir : le prolongement de réseaux d’égouts hors périmètre urbain, lorsque nécessaire à la protection des sources d’eau, et le traitement des eaux en amont avec le raccordement des stations de traitement d’eaux usées et d’installations septiques autonomes. De plus, il est important d’investir dans la protection des berges et des zones limitrophes par l’acquisition de terrains et la mise en place d’infrastructures vertes pour la gestion des eaux pluviales.

2. Investissement dans la mise à niveau des infrastructures des plaines d’Abraham et développement du site de la Cartoucherie (24,5 M$)
Québec est un des lieux fondateurs et de déroulement de grands pans de notre histoire nationale. Le parc des Champs-de-Bataille et sa pièce maîtresse, les plaines d’Abraham, sont au centre de ce récit. Ce site unique, sous la responsabilité de la Commission des champs de bataille nationaux, représente un atout important pour les citoyens de Québec et les centaines de milliers de touristes qui le découvrent chaque année.

La Ville de Québec demande au gouvernement fédéral d’octroyer de nouvelles ressources financières pour :

  • la mise à niveau et l’amélioration des infrastructures présentes sur le site, notamment le mobilier urbain désuet et insuffisant sur les plaines d’Abraham (3 millions $);
  • le réaménagement et l’interprétation patrimoniale du site des grands événements où se trouvaient le faubourg de la Misère et le complexe de la cartoucherie de l’Arsenal (7 millions $);
  • l’actualisation et le développement des activités hivernales (4 millions $);
  • la requalification du Musée des Plaines d’Abraham (10,5 millions $).

Une enveloppe budgétaire de 24,5 M$ sur cinq ans, administrée par la Commission des champs de bataille nationaux, devrait permettre de couvrir cette réfection essentielle des lieux.

3. Contribution à la mise sur pied de la Maison de la Diversité et à la restauration de la Maison Pollack (10 M$)
La Ville de Québec souhaite créer une Maison de la diversité qui mettra en valeur l’histoire et la culture de toutes les communautés, incluant celles de Québec, et fera rayonner la contribution de tous à son histoire collective. Ce lieu permanent de rassemblement, de partage et d’apprentissage des cultures permettra aux citoyens de s’y rencontrer et de partager leurs cultures, leurs histoires, leurs expériences et leurs connaissances. Il pourrait par exemple contenir des espaces de diffusions, de rencontres, de découvertes ainsi qu’une cuisine collective. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie de diversité, d’équité et d’inclusion mise en place par la Ville et établie sous le principe du droit à l’épanouissement personnel et professionnel pour tous.

La Maison Pollack, située au 1, Grande Allée Est et acquise récemment par la Ville de Québec, a été identifiée comme endroit pour y installer la Maison de la Diversité.

La Maison Pollack, constitue un des rares exemples de l'influence de l'architecture néobaroque dans l'architecture domestique. De valeur patrimoniale élevée, sa colonnade monumentale, unique à Québec, ainsi que certains détails en brique participent au plus haut point à la valeur architecturale de cette maison d'exception. Par ailleurs, le bâtiment est l'œuvre d'un architecte renommé qui a laissé sa trace dans le paysage architectural de la Capitale, M. René-Pamphile Lemay. Pour sa part, Maurice Pollack, immigrant juif d’origine ukrainienne, est un homme d'affaires et philanthrope qui a laissé sa marque à Québec. Bâtie en 1909-1910, M. Pollack en a été le propriétaire de 1930 à 1948.

Le bâtiment ayant été négligé par son propriétaire précédent, la Ville s’en est portée acquéreur par expropriation. Des travaux importants de restauration et de remise en état sont requis pour rendre ce bâtiment patrimonial opérable. Les coûts de restauration du bâtiment et de mise en place de la Maison de la Diversité sont évalués à 10 M$. La Ville de Québec souhaite que le gouvernement fédéral finance une portion importante des travaux considérant que la Ville prendra en charge le financement de son aménagement et de son exploitation aux fins de la Diversité à Québec et au Canada.

4. Contribution à la North Pole Race
La Ville de Québec et OC Sport, une filiale du groupe médiatique français Telegram, veulent bâtir un événement sportif international pour sensibiliser l’opinion publique mondiale sur les effets du réchauffement climatique dans l’Arctique. Cet événement sera une grande course de voile internationale dans le Pôle Nord, qui relierait Québec et Vancouver par le passage du Nord-Ouest. Cette course, qui n’aurait pu exister sans le réchauffement climatique, étant donné la fonte des glaces dans le passage du Nord-Ouest rendant ainsi disponible la circulation dans cette route nautique stratégique, s’effectuera dans un environnement fragile presque intouché.

Cette course récurrente, aux deux ans, se tiendra en été avec des voiliers, spécialement conçus pour répondre aux enjeux de sécurité, de robustesse et de performance, au moment où les glaces sont au plus bas. La course inaugurale est prévue en juillet 2023. Dix équipes nationales idéalement membres du Conseil de l’arctique et de pays clés seront invitées à prendre part à l’événement (ex : Canada, Chine, Russie, France, Danemark). Chaque équipe sera formée, entre autres, d’un scientifique, d’un skipper d’expérience et de citoyens.

Des activités pédagogiques auront lieu avec les communautés riveraines tout le long du parcours afin de mieux faire connaître les populations et les peuples autochtones qui subissent le plus les impacts liés au réchauffement climatique.

De plus, considérant que l’événement propose une offre de programmes éducatifs, scientifiques et environnementaux complémentaires et pouvant être présentés partout au Canada entre les courses, il y a là un intérêt fort pour Québec et l’Université Laval qui appuie le projet, une institution leader à l’échelle canadienne et internationale en recherche sur l’Arctique.

Pour l’organisation de cet événement nouveau, un soutien de 10 M$ échelonné sur quatre ans est souhaité du gouvernement fédéral.


Annexes :





Com-2021-408