Québec, l'accent d'Amérique
Menu Profil Recherche

Accueil > Citoyens > Propriété > Arbres, plantes et pelouses > Maladies d'arbres > Agrile du frêne > Impacts d'une infestation

Impacts d'une infestation

Infestation


Source : Agence canadienne d’inspection des aliments

L’agrile du frêne pond ses œufs sur l’écorce de l'arbre. Lorsque la larve émerge, elle se loge juste sous l’écorce pour se nourrir du cambium, la partie vivante de l’arbre qui transporte la sève. Lorsque l’infestation est avancée, la sève ne peut plus circuler ni approvisionner les branches de l’arbre, et celui-ci meurt.

C’est donc la larve, et non l’insecte adulte, qui cause le déclin de l’arbre et éventuellement sa perte. L’insecte est très discret et on l’aperçoit rarement.

Pour détecter sa présence, il s’agit d’observer les différents signes et symptômes sur les frênes atteints.

Frênes sur le territoire

Le frêne est abondant sur le territoire de la ville de Québec. Plus de 13 000 frênes municipaux, soit 13 % de l’inventaire municipal, ornent le territoire, sans compter les nombreux frênes qui ont été plantés sur les propriétés privées et ceux des boisés naturels.

Ainsi, il est certain que les ravages de l’agrile du frêne auront un impact majeur sur la forêt urbaine de Québec et sur la qualité de vie des citoyens.

Impacts


Cimes de frênes anormalement dégarnies
Source : Ressources naturelles du Canada

Les principaux impacts sociaux et environnementaux d’une infestation d’agrile du frêne sont :

  • Diminution significative de la canopée, pouvant entraîner, entre autres, une diminution de la qualité de l’air, une augmentation des gaz à effet de serre et une augmentation des îlots de chaleur.
  • Augmentation des problèmes de santé affectant particulièrement les personnes souffrant de maladies respiratoires, vasculaires et cardiaques, dans le cas d’une perte importante de canopée (Donovan et coll., 2013).
  • Transformation marquée des paysages des rues et des parcs.
  • Réduction de la valeur des propriétés.
  • Perturbation des boisés naturels riches en frênes.

Les impacts économiques d’une infestation seront majeurs pour la Ville de Québec qui compte des milliers de frênes. À titre d’exemple :

  • Toronto qui a déjà abattu 49 000 frênes prévoit dépenser plus de 74 millions de dollars pour gérer l’infestation sur son territoire (Mahoney, 2016).
  • Montréal prévoit dépenser 170 M$ entre 2011 et 2028 contre l’agrile du frêne (Galipeau, 2017).
  • Les scientifiques du Service canadien des forêts estiment qu’il coûtera plus de 2 milliards de dollars aux villes canadiennes sur 30 ans pour gérer le problème de l’agrile du frêne en termes de traitements, d’abattages et de plantations (Kovacs et coll., 2010).

Exemple de dévastation

Frênes de Toledo en Ohio, entre 2006 et 2009

Avamt Après

Source : Daniel A. Herms, The Ohio State University

Partagez cette page :

© Ville de Québec, 2017. Tous droits réservés.