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Vision et stratégie de lutte

L'objectif principal de la lutte contre l’agrile est de ralentir l’infestation et de protéger la canopée de façon à minimiser les impacts sur le paysage et le bien-être des citoyens.

Vision de la Ville

Pour le moment, il n’existe pas de méthode efficace pour éradiquer l’agrile du frêne, mais il est possible de ralentir la mortalité des frênes. Cette approche retenue par la Ville permet de gagner du temps pour rebâtir la canopée et le paysage. Ainsi, les services écologiques que fournissent les arbres (fraîcheur, air pur, bien-être, etc.) peuvent être maintenus et les coûts associés à la gestion des impacts peuvent être étalés sur un plus grand nombre d’années.

Actions de la Ville

Été 2017

À l’été 2017, les actions déployées visent principalement à limiter la dissémination de l’insecte et à informer les citoyens. Par la suite, de nouveaux services (traitement, plantation, communication) seront développés au cours de l’hiver 2017-2018 pour être déployés à partir du printemps 2018.

À la lumière des résultats des dépistages de la saison 2017, la Ville déploiera son plan de lutte, qui prendra en compte la répartition et l’intensité de l’infestation sur le territoire. Ce dernier inclura, entre autres, une nouvelle réglementation sur la gestion des frênes privés et des traitements sur des frênes municipaux.

Stratégie générale de lutte

Depuis 2012, la Ville de Québec a déjà mis en œuvre diverses actions pour se préparer à une infestation d’agrile du frêne, notamment le remplacement progressif des frênes et différents projets pilotes de valorisation.

Les principales actions sont les suivantes :

Détection précoce par piégeage


Piège à entonnoirs

Les pièges servent à évaluer l’intensité et la localisation de l’infestation. C’est une façon de détecter l’insecte avant que sa population n’atteigne une densité trop élevée et qu’apparaissent les premiers signes et symptômes extérieurs d’attaque. Les pièges sont posés sur des frênes municipaux et sont répartis pour couvrir l'ensemble du territoire.

Deux types de pièges sont utilisés : les pièges à prismes collants et les pièges à entonnoirs (depuis 2016). Les deux sont munis d’un attractif à la phéromone et permettent de capturer des spécimens adultes dans les secteurs où ces derniers sont présents.

Détection précoce par écorçage

Le dépistage par écorçage de branches est aussi une façon de détecter l’insecte avant que sa population n’atteigne une densité trop élevée et qu’apparaissent les premiers signes et symptômes extérieurs d’attaque. En écorçant une branche par minces bandes, on peut détecter des larves ou des galeries de larves d’agrile du frêne. Par rapport au dépistage par piégeage, cette technique permet, en plus, d’obtenir des informations précises sur l’état de santé d’un arbre en particulier. C’est d’ailleurs de cette manière que l’agrile a été dépisté à Québec.

Programme de remplacement progressif des frênes de piètres qualité

La forêt urbaine de Québec sera particulièrement touchée puisque 13 % de ses arbres municipaux sont des frênes. Dans un secteur comme Limoilou, cette proportion atteint près de 20%.

Le remplacement progressif est une manière de protéger la canopée en remplaçant dès maintenant des frênes dont l’abattage sera inévitable d’ici quelques années dû à la venue de cet insecte exotique. Il a aussi pour but d’augmenter la diversité des espèces d’arbres présentes dans les parcs et le long des rues; la biodiversité étant une des clés pour se protéger des conséquences de l’apparition de ravageurs nuisibles pour les arbres urbains.

Depuis l’automne 2015, la Ville de Québec poursuit le remplacement progressif de frênes de piètre qualité par d’autres essences d’arbres. En 2017, elle a élargi son action aux jeunes frênes présentant un diamètre inférieur à 20 cm.

Projets-pilotes de valorisation du bois de frênes

Le remplacement proactif de frênes a été l’occasion de mettre en œuvre deux projets-pilotes de valorisation du bois.

En 2016, le bois de qualité issu de l’abattage des frênes dans le quartier Maizerets a été remis, dans le cadre du projet Recycl’arbre, au Centre de formation professionnelle de Neufchâtel grâce à un partenariat mené aussi avec l’École de foresterie et de technologie du bois de Duchesnay et le Centre de formation en transport de Charlesbourg. Pour l’ensemble des partenaires, l’expérience a été jugée très positive et il est planifié de poursuivre au cours des années à venir.

En 2015, le bois de qualité des frênes issus de l’abattage d’une dizaine de frênes sur la rue des Chênes Ouest a été récupéré et remis gracieusement par la Ville de Québec à l’Établi-Ébénisterie du campus, une entreprise étudiante attachée à la Faculté de foresterie, géographie et géomatique de l'Université Laval pour être recyclé en bois d’œuvre. À la demande de la Ville de Québec, les planches nécessaires à la fabrication de quatre bancs de parcs ont été préparées par l’entreprise et retournées à la Ville. Ce projet-pilote est une occasion de tester le bois de frêne pour remplacer le bois de bouleau jaune habituellement utilisé par la Ville dans la fabrication de ces bancs.

Banc d’essai avec Hydro-Québec

Au printemps 2016, dix arbres, dont 5 féviers inermes et 5 érables argentés, ont été plantés pour remplacer un alignement de 11 frênes en piètre état sous le réseau triphasé d’Hydro-Québec sur la rue des chênes ouest dans le quartier Lairet.

Ce projet de remplacement d’arbres sous le réseau triphasé a été mené en partenariat avec Hydro-Québec. Il s’agit en fait de l’instauration du premier banc d’essai d’un réseau que l’entreprise compte implanter au Québec. Le besoin d’implanter des bancs d’essais est issu de la présence de l’agrile du frêne dans la province de Québec. L’agrile du frêne force tous les intervenants impliqués à revoir les bases de la foresterie urbaine. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de cohabitation harmonieuse des arbres urbains et du réseau de distribution d’électricité. Une attention particulière est portée au choix des arbres qui seront plantés et aux tailles et traitements qui leur seront accordés lors de leur croissance.

Zones réglementées

Dans le but de ralentir la propagation de l’agrile du frêne au Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) procéde à la création de zones règlementées depuis 2002. Chaque année (mars), l’étendue du territoire est ajustée selon les nouvelles détections de l’agrile de frêne.

La zone indique les limites au-delà desquelles le bois de frêne ne doit pas être transporté. Pour certains produits (ex. copeaux), il est possible de demander une autorisation.

La région de Québec sera incluse dans la zone réglementée en 2018, à la suite de la détection du ravageur au printemps 2017.  La Ville de Québec sera tenue de se conformer aux exigences de l'ACIA.

Plusieurs matérieux de frêne ne pourront pas sortir des zones réglementées. Les principaux sont les suivants :

  • Frênes entiers, billes ou branches de frêne (résidus d’abattage et d’émondage);
  • Bois de chauffage de toutes les essences d'arbre.

Pour en savoir davantage, consultez les zones réglementées à l'égard de l'agrile du frêne sur le site de l'ACIA.

Renseignements supplémentaires

Pour en connaître davantage sur l’agrile du frêne, consultez le site Internet de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

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