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Accueil > Colloque sur l'innovation > Colloque 2016 - Une place pour tous : Cohabiter l'espace urbain > Conférenciers

Conférenciers

Jean-Pierre Després, C.Q., Ph. D., FAHA, FIAS, directeur de la science et de l'innovation, Alliance santé Québec

Le Docteur Jean-Pierre Després est professeur au département de Kinésiologie de l’Université Laval à Québec. Il a obtenu un doctorat en Physiologie de l’exercice à l’Université Laval en 1984. De 1984 à 1986, il a fait des études postdoctorales au Département de médecine de l’Université de Toronto. En 1991, il a été nommé directeur adjoint du Centre de recherche sur les maladies lipidiques au Centre de recherche du CHUL (CHUQ) et promu au poste de directeur de cette unité en 1995, poste qu’il occupa jusqu’en 1999. En 1999, il a été nommé directeur de la recherche en cardiologie au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Depuis 2005, il est également directeur scientifique de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique située à l’Université Laval. En octobre 2014, l’Université Laval l’a nommé directeur de la science et de l’innovation de l’Alliance santé Québec, dont l’objectif est de fédérer la région de Québec autour de tous les aspects pertinents à la santé. Les intérêts de recherche du Dr Després portent sur l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et sur leur prévention par l’activité physique et une saine alimentation.

Le Dr Després est récipiendaire de nombreux prix .En 2010, il a reçu le prix Adrien-Pouliot de l’Association canadienne pour l’avancement des sciences (ACFAS). En 2011, il a reçu la médaille Gloire de l’Escolle (plus grande distinction accordée par l’Université Laval à ses membres). Il est « Fellow » de l’American Heart Association et est président élu du Council on Lifestyle and Cardiometabolic Health of the American Heart Association (anciennement NPAM). En 2015, le Dr Després a été reçu Chevalier de l’Ordre national du Québec.

Mercredi 25 mai, 19 h 20

La santé durable : un concept rassembleur pour la grande région de Québec

Les maladies chroniques, très coûteuses pour notre système de santé, comme l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et certaines formes de cancers sont en fait des « maladies de société » résultant largement de notre mode de vie et que celles-ci ont des conséquences directes et indirectes majeures sur l’économie québécoise.

Puisque notre système de santé ne porte pas attention à l’évaluation de la qualité nutritionnelle et du niveau d’activité physique, cette conférence fera état du fait que la médecine reconnaît maintenant qu’elle n’est malheureusement pas en mesure de procurer des solutions à l’épidémie de maladies chroniques qui afflige notre planète, incluant la partie du monde où nous vivons.

À titre d’exemple, le Dr Després montrera à quel point l’activité physique régulière peut améliorer de façon substantielle la santé de la population, d’où l’importance de créer des milieux urbains facilitants pour les gens de tous les âges qui souhaitent devenir ou rester actifs. À cet effet, celui-ci présentera les éléments clés de l’Alliance santé Québec, une initiative historique dans la région de Québec qui vise à briser les silos, à faire le pont entre les approches individuelles (cliniques) et populationnelles en fédérant et en mettant toute une communauté multidisciplinaire de près de 1 000 chercheurs au service de la population. Il s’agit d’un véritable projet de société qui vise à faire de la région de Québec un épicentre mondial d’excellence en santé durable.

Jonathan Cha, docteur en aménagement de l’espace et urbanisme, urbanologue, architecte paysagiste

Jonathan Cha est docteur en aménagement de l’espace et urbanisme, urbanologue et architecte paysagiste membre agréé et vice-président de l’Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ). Il est diplômé de l’Université de Montréal, de l’UQAM, de l’INRS et de l’Institut d’urbanisme de Paris (Université Paris-Est Créteil) et récipiendaire des prestigieuses Bourses du Canada aux deuxième et troisième cycle et de la mention Excellence pour sa thèse portant sur les squares victoriens montréalais.

Il se spécialise dans l’étude de la ville, particulièrement la lecture et l’analyse des formes et des sens des projets urbains. Ses recherches, conférences et publications interrogent les identités et les fondements des places, des squares et des jardins en théorisant les pratiques historiques et contemporaines. À ce titre, il est consultant en patrimoine notamment pour la Ville de Montréal et pour des firmes d’aménagement pour lesquelles il rédige des études patrimoniales, paysagères et urbaines, des caractérisations identitaires, des orientations d’aménagement et des cahiers de critères de design. Il cumule également plusieurs fonctions en lien avec architecture, le design et l’aménagement urbain.

Jeudi 26 mai, 8 h 45

Dialogue sur l’évolution de l’espace public

Cette présentation se veut un survol de plus de 400 ans d’aménagement d’espaces publics au Québec, du Régime français jusqu’à aujourd’hui. Cette évolution est racontée à travers diverses typologies d’espaces publics apparues à différentes époques de l’histoire à l’aide d’exemples puisés à Montréal et Québec, mais aussi dans d’autres villes québécoises.

La place traditionnelle des 17e, 18e et 19e siècles, prenant comme modèle les places européennes, répondent à des besoins précis (places de marché, places carrefour ou places militaires). Leur aménagement est minimaliste et plutôt spontané. Les jardins et espaces verts de ces époques sont surtout à caractère privé (communautés religieuses, gouverneurs, intendant, etc.).

À partir du 19e siècle, dans la foulée du courant romantique, du mouvement hygiéniste et du développement de l’architecture de paysage, les villes se dotent d’espaces verts sous la forme de squares, de parcs urbains ou de mails plantés. Ces lieux planifiés et aménagés avec soin sont destinés à la promenade, à la contemplation et aux loisirs et sont généralement dotés de monuments commémoratifs, de plans d’eau ou de fontaines. Les cimetières jardins ainsi que les belvédères, tirant partie du panorama, font aussi partie de ce mouvement couvrant la période 1850-1950.

La période de l’après-guerre apporte de nombreux aménagements modernes et fonctionnalistes comme de vastes plazas modernes ou de grands ensembles urbains (colline Parlementaire, campus universitaires, etc.). Après cette période moderne où l’aspect humain était souvent relégué au second plan, on assiste au retour du balancier avec la piétonisation de certaines rues de Montréal et de Québec et l’aménagement de places davantage à l’échelle humaine.

Enfin, depuis les années 1990, les aménagements contemporains s’éclatent sous différentes formes : sites réhabilités, lieux de mémoire, interventions artistiques, places thématiques et projets éphémères. Cet engouement pour l’aménagement d’espaces publics de qualité ouvrent de belles perspectives pour l’avenir.

Martin Dubois, consultant en patrimoine et architecture

Martin Dubois est titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en architecture de l’Université Laval. En 1997, il a fondé la firme Patri-Arch qui réalise des études et des outils de gestion du patrimoine architectural et paysager pour le compte de divers organismes, ministères, municipalités et MRC à travers tout le Québec.

Au fil des années, Martin Dubois s’est taillé une réputation enviable auprès des acteurs du milieu du patrimoine, Il a notamment œuvré à la sauvegarde du patrimoine bâti au sein d’organismes comme Action patrimoine et la Fondation du Domaine Joly-De Lotbinière. Il siège en tant qu’administrateur à la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec et, de 2004 à 2011, il a siégé de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec. Depuis 2002, il enseigne les notions de conservation patrimoniale et d’analyse de précédents en tant que chargé de cours à l’École d’architecture de l’Université Laval. Par ailleurs, il a publié de nombreux articles et ouvrages sur le patrimoine architectural et l’architecture contemporaine et participe régulièrement à des débats sur l’architecture et le patrimoine dans les médias (radio, télévision et presse écrite).

Jeudi 26 mai, 8 h 45

Dialogue sur l’évolution de l’espace public

Cette présentation se veut un survol de plus de 400 ans d’aménagement d’espaces publics au Québec, du Régime français jusqu’à aujourd’hui. Cette évolution est racontée à travers diverses typologies d’espaces publics apparues à différentes époques de l’histoire à l’aide d’exemples puisés à Montréal et Québec, mais aussi dans d’autres villes québécoises.

La place traditionnelle des 17e, 18e et 19e siècles, prenant comme modèle les places européennes, répondent à des besoins précis (places de marché, places carrefour ou places militaires). Leur aménagement est minimaliste et plutôt spontané. Les jardins et espaces verts de ces époques sont surtout à caractère privé (communautés religieuses, gouverneurs, intendant, etc.).

À partir du 19e siècle, dans la foulée du courant romantique, du mouvement hygiéniste et du développement de l’architecture de paysage, les villes se dotent d’espaces verts sous la forme de squares, de parcs urbains ou de mails plantés. Ces lieux planifiés et aménagés avec soin sont destinés à la promenade, à la contemplation et aux loisirs et sont généralement dotés de monuments commémoratifs, de plans d’eau ou de fontaines. Les cimetières jardins ainsi que les belvédères, tirant partie du panorama, font aussi partie de ce mouvement couvrant la période 1850-1950.

La période de l’après-guerre apporte de nombreux aménagements modernes et fonctionnalistes comme de vastes plazas modernes ou de grands ensembles urbains (colline Parlementaire, campus universitaires, etc.). Après cette période moderne où l’aspect humain était souvent relégué au second plan, on assiste au retour du balancier avec la piétonisation de certaines rues de Montréal et de Québec et l’aménagement de places davantage à l’échelle humaine.

Enfin, depuis les années 1990, les aménagements contemporains s’éclatent sous différentes formes : sites réhabilités, lieux de mémoire, interventions artistiques, places thématiques et projets éphémères. Cet engouement pour l’aménagement d’espaces publics de qualité ouvrent de belles perspectives pour l’avenir.

Emiko Atherton, directrice, National Complete Streets Coalition, Washington, D.C.

Emiko Atherton est devenue directrice de la National Complete Streets Coalition, un programme de Smart Growth America, en octobre 2015, après avoir fait ses preuves dans plusieurs dossiers touchant aux enjeux du transport, de la santé publique, de l’aménagement du territoire et du développement économique à Seattle, dans l’État de Washington. Plus récemment, en sa qualité de chef du personnel d’un conseiller du King County, elle a travaillé étroitement avec les administrations locales et étatiques, les organismes fédéraux, le Congrès et les organisations de planification métropolitaine à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques, à la mise sur pied de coalitions et à la planification des transports.

Dans le cadre de ses fonctions, elle a notamment participé à l’élaboration de Transportation 2040 (plan de transport à long terme du conseil régional de Puget Sound), à la construction de liens piétonniers et cyclables dans les gares ferroviaires mal desservies par la commission de transport de Sound, à l’intégration d’objectifs de santé publique dans le plan de transport et d’aménagement du territoire et, en collaboration avec divers intervenants, à l’ajout d’objectifs d’équité dans le plan stratégique sur les transports de King County. Mme Atherton est titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’Evans School of Public Policy and Governance de l’Université de Washington.

Jeudi 26 mai, 9 h 30

Rue conviviales, collectivités inclusives : comment des rues conviviales contribuent à la création de la collectivité dynamique, sécuritaire et en santé?
Complete Streets, Complete Communities: How Complete Streets create more economically vibrant, safe and healty communities?

Les rues sont les artères des collectivités. Tous, sans égard à l’âge, à la mobilité, au revenu ou à l’origine ethnique, ont droit à un accès sécuritaire, aisé et pratique aux lieux publics et communautaires, quel que soit le moyen de locomotion – la marche, la voiture, le vélo ou les transports en commun. Or, les rues sont généralement aménagées pour la seule commodité des automobilistes, qui se retrouvent trop souvent coincés dans des embouteillages.

Lancé en 2004 aux États-Unis à l’initiative de la National Complete Streets Coalition, le mouvement Complete Streets intègre les usagers et l’aménagement urbain dans la planification, la conception, la construction, l’exploitation et l’entretien des réseaux de transport. À ce jour, au Canada et aux États-Unis, plus de 900 politiques de « rues complètes » ont été adoptées par plus de 730 organismes locaux, régionaux et provinciaux ou d’État.

Cette conférence présente les tenants et aboutissants de ce mouvement, en insistant sur ses avantages aux chapitres de la sécurité, de l’économie et de la santé publique. Elle explique en outre comment appliquer le principe des rues complètes dans les collectivités de toutes tailles, en tenant compte de la topographie, du profil démographique, du climat et du tracé des rues.

Isabelle Giasson, présidente chez ARCADIA, Architecture de paysage et design urbain

Isabelle Giasson est une professionnelle d’action reconnue pour son approche dynamique. Sa double compétence de récréologue et d’architecte paysagiste lui confère une vision à la fois humaine et pragmatique de l’aménagement. Mme Giasson possède une solide expérience en planification et en requalification de projets urbains. Elle dirige des équipes pluridisciplinaires lors de projets de revitalisation de quartiers anciens, de plans directeurs, de planification et d’études urbaines.

Au cours de ses mandats, elle a développé une approche visant à dégager les enjeux d’aménagement et de développement associés aux milieux urbains sensibles – souvent patrimoniaux - pour répondre aux préoccupations de multiples intervenants. Elle possède une fine connaissance des enjeux de revitalisation, notamment quant à l’interconnectivité des activités dans l’espace public. À partir de 2007, elle a dirigé l’équipe d’architecture de paysage du Groupe Cardinal Hardy, firme ayant été acquise par le Groupe IBI en 2011, puis par Lemay en 2014. Récemment, elle a décidé de faire le saut pour fonder sa propre firme d’architecture de paysage et design urbain : Arcadia. Mme Giasson est également présidente de l’Association des architectes paysagistes du Québec où elle participe à de nombreux comités et tables rondes pour faire la promotion de sa profession, et contribuer au rayonnement des architectes paysagistes québécois.

Jeudi 26 mai, 13 h 30

L’espace urbain linéaire de qualité : un investissement rentable pour tous!

Au cours des 75 dernières années, les grandes villes se sont développées sur la prémisse que le développement de grandes infrastructures de transport allait les projeter vers un avenir meilleur. Aujourd’hui, ces mêmes grandes villes réparent les erreurs du passé. Elles réaménagent plusieurs de ces espaces urbains filiformes en parcs linéaires qui deviennent des destinations aussi bien que des lieux de transit.

Les villes jouent désormais un rôle crucial pour inciter leurs citoyens à développer de saines habitudes de vie. Le transport actif reprend sa place dans l'espace et voilà que les parcs linéaires trouvent non seulement une vocation récréative mais aussi utilitaire. Ces derniers participent au développement de l’intermodalité durable de nos villes. C’est ainsi qu’on voit apparaitre partout dans le monde des projets de revitalisation urbaine qui se structurent autour d’un ancien espace linéaire piteux. Que ce soit des friches industrielles (ferroviaire et portuaire) ou des autoroutes et boulevards urbains, les gouvernements et municipalités ne lésinent pas à investir dans ces projets d’envergure, parce que le retour sur leurs investissements est étonnant!

Plusieurs projets internationaux seront présentés : Rio Madrid à Madrid, Paseo del Muelle Dos à Malaga, Cheonggyecheon à Séoul, La promenade plantée à Paris, Canary Wharf à Londres, Rose Kennedy Greenway à Boston, High Line à New York, Hudson River Park à New York et le Toronto WaterFront. Quelques exemples québécois seront également exposés. 

Gil Peñalosa, fondateur de l’OSBL 8‑80 cities, Toronto

Passionné par la convivialité urbaine, Gil Peñalosa conseille les décideurs et les collectivités en ce qui a trait à la création d’environnements urbains dynamiques et sains pour tous, peu importe l’âge ou le statut social.

M. Peñalosa est le fondateur et le président de 8‑80 Cities, un organisme à but non lucratif de renommée internationale. Il préside aussi World Urban Parks, une organisation internationale représentant les parcs urbains, les espaces verts et le secteur des loisirs. Plus de 200 villes sur six continents ont déjà fait appel à ses conseils.

Avant d’immigrer au Canada, M. Peñalosa était commissaire des Parcs et des loisirs à Bogotá. Il est titulaire d’un MBA de l’Anderson School of Management (UCLA), qui l’a récemment sélectionné parmi les « 100 diplômés les plus inspirants » de son histoire. La Faculté d’urbanisme de la prestigieuse Université de Suède lui a décerné en 2014 un doctorat honoris causa.

Mercredi 25 mai, 20 h

Création de villes, dynamiques, agréables et en santé
The 8-80 City: Creating vibrant and healthy communities for all

Jeudi 26 mai, 15 h 30

Passer à l’action : créer des espaces publics dynamiques pour tous
Moving from Talking to Doing: How to create vibrant public spaces for all

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