Québec, l'accent d'Amérique
Menu Profil Recherche

Patrimoine

Accueil > Culture et patrimoine > Patrimoine > Archives > Pages d'histoire > François-Xavier Garneau

François-Xavier Garneau

Né à Québec en 1809, François-Xavier Garneau est un écolier sérieux et brillant. Son goût pour l’histoire lui vient sans doute de son grand-père, Jacques Garneau, de Saint-Augustin-de-Desmaures, qui aimait lui raconter le combat naval de L’Atalante contre deux frégates anglaises, dont il avait été le témoin oculaire en 1760.

Notaire, poète et historien

N’étant pas attiré par la prêtrise, Garneau renonce à des études classiques au Séminaire de Québec et entre comme apprenti chez Joseph-François Perrault, greffier de la Cour du banc du roi. En 1825, il commence sa cléricature auprès du notaire Archibald Campbell. Pendant ses loisirs, il étudie le latin, apprend l’italien et perfectionne son anglais en autodidacte, grâce à la bibliothèque bien fournie de ses maîtres. Il reçoit sa commission de notaire en 1830. Garneau signe un premier poème d’inspiration patriotique sur la mission de Denis Benjamin Viger, député montréalais délégué par la Chambre d’assemblée en Angleterre en 1831. La même année, il s’embarque pour Londres et devient le secrétaire du député, qui l’initie à la politique canadienne et britannique.

De retour à Québec en 1834, Garneau commence à répandre le goût de la poésie et de l’histoire chez ses compatriotes. Il publie des poèmes imprégnés d’un sentiment patriotique, qui annoncent son Histoire du Canada. Il devient traducteur français à l’Assemblée législative en 1842. Deux ans plus tard, il obtient l’emploi de greffier de la Cité de Québec.

Auteur d’un best-seller

Ses vingt années de travail au greffe sont particulièrement fructueuses. Le premier volume de l’Histoire du Canada paraît en 1845. Il décrit, en quelque 1 600 pages, les événements survenus des origines de la Nouvelle-France jusqu’en 1701. L’ouvrage est généralement bien accueilli, bien qu’il suscite diverses critiques.

L’historien se rend ensuite à Albany, dans l’État de New York, pour consulter les collections de copies de documents officiels provenant des Archives de France. Le deuxième volume, couvrant la période de 1683 à 1775, est imprimé en 1846. Le troisième volume, qui relate les événements de 1775 à 1792, est publié en 1849. De nouvelles sources sont mises à la disposition de l’historien, qui poursuit le récit jusqu’à son époque sous forme de fascicules. La narration est dominée par la révolte des Patriotes contre l’autorité britannique, qui s’est soldée par l’Union des deux Canadas en 1840.

Garneau révise l’ouvrage en vue d’une deuxième édition en 1852, puis d’une troisième en 1859. Le succès de la traduction anglaise, publiée en 1860, amène sa réédition en 1862. Pierre Joseph Olivier Chauveau, biographe de Garneau, rapporte que plus de 30 000 exemplaires de l’Histoire du Canada auraient été vendus vers 1880.

Vingt ans de services comme greffier de la Cité de Québec

L’historien ne néglige pas pour autant sa tâche de greffier. Dans le cadre de ses fonctions, il publie des milliers d’avis dans les journaux de Québec. Il participe notamment, à titre de secrétaire, aux séances du comité créé en 1857 pour préparer le dossier de candidature de la Cité de Québec comme capitale du Canada. Il rédige le mémoire adressé à la reine Victoria, dans lequel il expose les raisons militant en faveur du choix de Québec.

Cependant, le travail considérable qu’il s’impose a des répercussions sur sa santé. En 1864, la maladie le contraint à prendre sa retraite. Le conseil municipal lui vote une pension annuelle en reconnaissance des importants services rendus pendant ses vingt années de service.

Une œuvre considérable

En plus de la première Histoire du Canada rédigée en français, Garneau a publié de nombreux poèmes et le récit de son voyage en Angleterre et en France entre 1831 et 1833, de même qu’un abrégé de l’Histoire du Canada à l’usage des maisons d’éducation.

L’œuvre considérable de Garneau témoigne de l’importance de la conservation des archives. Il a sans cesse révisé, corrigé et amélioré ses écrits au fur et à mesure que de nouvelles sources étaient mises à sa disposition. Travailleur acharné, il s’est éteint à Québec en 1866.

Sources

Savard, Pierre et Paul Wyczynski. « Garneau, François-Xavier ». Consulté le 2 avril 2009 sur le site ictionnaire biographique du Canada en ligne.

Banque de renseignements des archives de la Ville de Québec.

Partagez cette page :

© Ville de Québec, 2017. Tous droits réservés.