Québec, l'accent d'Amérique
Menu Profil Recherche

Patrimoine

Accueil > Culture et patrimoine > Patrimoine > Archives > Pages d'histoire > Hockey

Hockey

Québec possède une longue et riche tradition de hockey. Des clubs de garage aux équipes des grandes ligues, l'engouement des sportifs et l'enthousiasme de leurs partisans sont indéfectibles.

Les Bulldogs de Québec

Pendant longtemps, on joue au hockey sur des patinoires extérieures. En 1851, le Quebec Skating Club aménage la première patinoire couverte au monde dans un modeste hangar du quai de la Reine.

L'organisme inaugure le Quebec Skating Rink, à l'ouest de la porte Saint-Louis, en 1877. Fondé l'année suivante, le Quebec Hockey Club y reçoit des équipes de Montréal pour des parties âprement disputées devant de nombreux spectateurs. Les partisans du « club Québec » adoptent le surnom de Bulldogs pour leurs favoris, qui prennent un bouledogue pour mascotte. Toutefois, cette appellation populaire ne sera jamais officielle. En 1888, on bâtit à proximité un nouveau pavillon des patineurs, cette fois du côté sud de la Grande Allée. Le premier Skating Rink est démoli au printemps de 1889.

En 1909, le Quebec Hockey Club passe chez les professionnels dans la Canadian Hockey Association, incorporée un mois plus tard dans la puissante National Hockey Association. Le capitaine Joe Malone conduit les Bulldogs de Québec à la conquête de la coupe Stanley en 1912 et 1913. En décembre, cette même année, l'équipe joue dans l'aréna nouvellement construit au parc Victoria.

Promise à un avenir durable et radieux, la National Hockey League est fondée en 1917. Après deux ans d'inactivité, le Quebec Hockey Club, rebaptisé Quebec Athletic Club, entre dans cette ligue. Après une saison désastreuse en 1919-1920, l'équipe déménage à Hamilton en Ontario.

Les As de Québec

La compagnie Anglo-Canadian Pulp and Paper fonde les Quebec Aces en 1928. L'acronyme ACES signifie Anglo-Canadian Employees. L'équipe de hockey senior remporte la coupe Allan en 1944, la coupe Alexander en 1952 et le trophée Édimbourg en 1957. Elle évolue dans plusieurs ligues, la dernière étant la Ligue américaine de hockey, jusqu'à son déménagement à Richmond, en 1971.

Après l'incendie de l'aréna du parc Victoria en 1942, les As de Québec jouent sur la patinoire du Palais de l'agriculture, situé au parc de l'Exposition provinciale, réaménagé en stade couvert. Renommé le Colisée, l'édifice est à son tour dévasté par le feu en mars 1949. On s'empresse de reconstruire le Pavillon de la jeunesse sur le site.

L'édifice est surnommé le Petit Colisée pour le différencier de l'amphithéâtre de 10 000 places en construction, voisin de l'hippodrome. Le 15 décembre 1949, alors qu'aucun siège n'est encore installé dans le nouveau Colisée de Québec, la première partie oppose les clubs senior et junior de la ville, les As et les Citadelles, au grand bonheur des spectateurs.

Avant de briller chez les Canadiens de Montréal, Jacques Plante et Jean Béliveau font leur apprentissage chez les Citadelles, qui seront actifs jusque dans les années 1960. Béliveau a aussi joué pour les As de Québec entre 1951 et 1953.

La vague des Nordiques déferle sur Québec

Une nouvelle ligue de hockey professionnelle, l'Association mondiale de hockey (AMH), voit le jour en 1971. Un groupe de Québec se porte acquéreur de la concession de San Francisco, pour créer l'équipe des Nordiques de Québec. Les « Bleus » commencent à jouer à l'automne 1972. Le club remporte le championnat de division en 1975, puis la coupe Avco au Colisée de Québec en mai 1977.

En octobre 1979, les Nordiques jouent leur première partie dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Ce changement de ligue va de pair avec l'agrandissement du Colisée en 1980-1981, qui passe à plus de 15 000 sièges. En 1982 et 1985, l'équipe atteint les demi-finales de la Coupe Stanley et en 1986 elle remporte le championnat de la division Adams. La rivalité entre le Canadien de Montréal et les Nordiques est épique et légendaire. Les grands joueurs de l'histoire des Nordiques sont Jean-Claude Tremblay (1972-1979), Marc Tardif (1974-1983), Peter Stastny (1980 à 1990), Michel Goulet (1979-1990) et Joe Sakic (1988-1995), de même que le légendaire Guy Lafleur qui rejoint l'équipe en fin de carrière (1989 à 1991).

En 1995, le club déménage à Denver et devient l'Avalanche du Colorado. Les partisans sont nombreux à rester fidèles à « leur » équipe, qui remporte la coupe Stanley à sa première saison, avec le natif de Québec Patrick Roy devant ses filets.

Let's go, Remparts! Let's go!

Les Remparts de Québec jouent leur première partie dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en octobre 1969. Guy Lafleur, future vedette des Canadiens de Montréal, Michel Brière, André Savard, Jacques Richard et le gardien Raynald Fortier placent leur équipe en tête du classement de la ligue, à l'issue des deux premières saisons régulières. En 1971, le club remporte la coupe Memorial, trophée ultime de la Ligue canadienne de hockey. Les premiers Remparts quittent Québec en 1985.

La bannière des Remparts flotte de nouveau sur Québec depuis 1997. Dès leur première saison, les « Diables rouges » remportent le trophée Jean-Rougeau et répètent l'exploit l'année suivante. Sous la gouverne de Patrick Roy, leur copropriétaire et entraîneur, l'équipe ramène triomphalement la coupe Memorial à Québec en 2006. Depuis cette victoire, le club attire des assistances record dans le Colisée Pepsi.

Sources

http://citadelfoundation.ca/

http://en.wikipedia.org/wiki/Quebec_Bulldogs

http://www.remparts.ca

Clairoux, Benoît. Les Nordiques de Québec, toute l'histoire de 1972 à 1995. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2001

Partagez cette page :

© Ville de Québec, 2017. Tous droits réservés.