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Culture et patrimoine

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La conquête

La Nouvelle-France,
Notre terre bien-aimée,
Que nous avons si labourée, (tant)
Mais dont nous avons négligé la défense.

Nous l'avons conquise,
Mais avons cru qu'elle était acquise.
Nous aurions dû nous méfier
Et mieux nous préparer.

"Rien n'est jamais fini!"
Comme on dit.
Il ne faut pas abandonner
Même si on croit avoir tout gagné.

Le territoire possédé par la Nouvelle-France était vaste,
Mais le minime taux d'immigration a créé une population fragile,
Tel un colosse aux pieds d'argile.
Nous avons subi un sort si injuste!

Nous avions de bons alliés
Qui ne nous ont jamais abandonnés
Et sur qui on pouvait toujours compter
Au travers de toutes les hostilités.

L'alliance était renouvelée chaque année,
Ce n'est pas ça qui a manqué.
Des cérémonies étaient organisées
Où des cadeaux étaient échangés.

Les Amérindiens nous ont porté main forte,
Mais l'ennemi avait l'avantage
Avec sa supériorité numérique et ses armes de toutes sortes.
Nous aurions dû comprendre le message.

Les effectifs militaires et le budget de la colonie ont été augmentés,
Mais cela n'a malheureusement pas été suffisant.
La métropole savait pourtant que la colonie n'était pas en sécurité
Face à ses redoutables opposants.

Elle aurait dû nous soutenir davantage
Au lieu de concentrer l’essentiel de ses forces et de ses ressources en Europe.
La France a bien vu que les Britanniques avaient l'avantage
Et qu'ils ne seraient pas philanthropes.

L'engagement décisif de la Conquête
Fut la bataille des Plaines d'Abraham.
Elle a été un drame
Puisque c'était loin d'être notre requête.

Trente minutes ont été assez
Pour accomplir leur devoir
Et tuer tous nos espoirs
En ne nous laissant que des morts et des blessés.

Les deux généraux,
Wolfe et Montcalm,
Ne firent pas dérouler la Conquête dans le calme
Et pour tous deux cela finit en un triste scénario.

En mille-sept-cent-soixante,
La capitulation de Montréal
Acheva cette bataille finale
De la Nouvelle-France impuissante.
Souhaitant devenir la première puissance européenne,
La Grande-Bretagne s’appropria les ressources des territoires coloniaux français.
La culture, la langue, la religion,... Tout différenciait!
Les Amérindiens, détestant les Britanniques, ressentirent une telle haine!

Ce ne dut pas être facile pour les Acadiens non plus,
Car la déportation ne leur a certainement pas plu,
Alors que leurs familles avaient été séparées par les Britanniques
Pour exercer leur autorité plus facilement grâce à cette cruelle technique.

Le régime militaire britannique
Fut en place pour trois ans.
Un gouverneur et un conseil législatif composèrent par la suite la structure politique,
Mais il y avait bien sûr d'admis les Britanniques uniquement.

Nos envahisseurs essayèrent de nous assimiler à eux
En instaurant la Proclamation Royale,
Qui ne fut pas banale.
Pourtant, nous étions plus nombreux.

"Province de Québec" était maintenant le terme désignant notre territoire,
Ayant des frontières se limitant dorénavant à la vallée du Saint-Laurent.
Tout devait être différent
Pour démontrer leur victoire.

Déjà ils avaient pris notre territoire,
Ils essayèrent en plus de nous faire oublier notre histoire.
La Conquête n'était pas assez,
Il fallait tout changer.

Les autorités donnèrent des instructions cruelles face aux Canadiens à Murray,
Mais heureusement, cela n'a pas duré.
Ce gouverneur nous a accordé des concessions
Pour nous placer dans de meilleures conditions.
Il établit davantage la justice dans la population,
Mais elle ne lui fut pas rendue.
Il dut être remplacé en mille-sept-cent-soixante-huit par un autre individu.
Heureusement, Carleton, son remplaçant, maintint les concessions.

Il réussit à faire passer l'Acte de Québec, une constitution profitable
Dont le but était de fidéliser les Canadiens
Pour éviter qu'ils s'allient aux rebelles américains.
De nombreux changements survinrent dans la colonie, désormais plus équitable.

L'Acte constitutionnel fut ensuite instauré,
Par lequel la Province de Québec fut divisée en deux: le Haut-Canada et le Bas-Canada.
Cet acte permit de plaire à toute la contrée,
Que les tensions avaient rendue flagada.

Au fil du temps,
Les habitants sont devenus plus indulgents
Et ont fini par habiter la province en toute harmonie,
Telle qu'elle l'est aujourd'hui.

Valérie Beaupré
École secondaire Mont-Saint-Sacrement

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