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Architecture d’un quartier populaire

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Des détails caractéristiques

Dans les rues qui se succèdent entre la rue Saint-Jean et le coteau Sainte-Geneviève, au nord du quartier Saint-Jean-Baptiste, de nombreux détails architecturaux rompent la dense monotonie des bâtiments. Les fenêtres se parent de séduisantes particularités, les corniches et les portes cochères rivalisent d’originalité et les façades arborent des couleurs vives, alors que les cours intérieures chuchotent des secrets bien gardés.

Fenêtres, miroirs de l’âme

Les fenêtres des maisons de l’ancien faubourg Saint-Jean révèlent la personnalité des habitants qui les ont construites. D’élégants linteaux de pierre soulignent les unes à grand trait, d’autres sont maquillées de délicats cadres de bois, alors que certaines n’ont qu’un discret parement de briques pour se distinguer. Dans ces rues étroites bordées de bâtiments élevés, où la lumière peine à s’engouffrer, des fenêtres en saillie ont aussi poussé sur plus de 150 bâtiments. Celles-ci captent davantage de lumière et donnent libre cours à la curiosité des résidents qui s’y postent à l’occasion pour observer les allées et venues du voisinage.

Un éventail représentatif de ces divers types de fenêtres se retrouve entre les nos 485 et 550 de la rue Saint-Olivier. Au no 485-497, des cadres en bois très élaborés entourent les fenêtres de cette maison à deux étages. Au no 538-550, de larges linteaux de pierre arqués coiffent les doubles fenêtres et les portes de cette élégante habitation à logements multiples. La plus simple des fenêtres en saillie, la logette, orne les nos 490-496 et 530. Alors qu’un original oriel en coin, s’épanouissant sur deux étages, distingue le no 500. Deux autres oriels plus classiques agrémentent les nos 503-507 et 510.

Des fenêtres en saillie de formes encore plus originales distinguent les nos 619-635 et 694 de la rue Saint-Olivier. Les premières, dont la base forme un culot plutôt qu’un plancher droit, grimpent jusqu’à la corniche. La seconde, placée en coin, se prolonge en une tourelle percée d’un œil-de-bœuf typique du style château.

De multiples corniches

Les corniches qui décorent les toits plats ou mansardés d’un grand nombre d’édifices de l’ancien faubourg Saint-Jean enjolivent ces bâtiments souvent modestes. On en trouve plusieurs exemples entre les nos 500 et 572 Saint-Olivier. Une corniche réduite à sa plus simple expression pare le no 519, alors qu’une autre, des plus originales et travaillées, couronne le no 560-572, dont la façade est pourtant très sobre. Avec leurs moulures courbées ou carrées, leurs formes diverses et leurs multiples couches superposées, ces corniches permettaient aux propriétaires d’exprimer à peu de frais leurs préférences et leur personnalité.

Portes cochères, couleurs vives et cours intérieures

Les rues du faubourg Saint-Jean sont en général bordées d’habitations contiguës et ne disposent pas de ruelles. La porte cochère s’est donc imposée comme composante essentielle de son architecture à l’époque où les voitures à chevaux devaient accéder aux écuries situées dans les cours arrière. Certaines de ces portes desservaient deux habitations et se situaient sous le mur mitoyen, une particularité du quartier qu’on peut encore observer aux nos 455-471 de la rue Lavigueur.

Aujourd’hui, les cours intérieures ont changé de vocation. Plusieurs ont été dégagées et nettoyées dans les années 1970. Certaines ont été réaménagées et, surtout, revégétalisées. Dans bien des cas, ces cours dissimulées derrière les résidences sont devenues des lieux de détente qui compensent la rareté des parcs et des zones de verdure du quartier.

Les résidences très bien conservées des nos 455-471 rue Lavigueur témoignent d’une autre caractéristique attrayante de ce secteur de la ville, qu’on peut observer à plusieurs endroits depuis longtemps, soit la peinture de couleur vive qui recouvre maintes façades en brique.

Des tourelles?

Au no 804-810 de la rue Richelieu et au no 210 de la rue Saint-Jean, notamment, des tourelles effilées en tôle tentent de faire croire que certaines personnes menaient une vie de château dans ce quartier populaire. L’architecte Elzéar Charest, qui habitait le no 804-810 Richelieu, fut un grand promoteur de cet élément décoratif encore présent dans Saint-Jean-Baptiste.

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Architecture du faubourg

Le réputé architecte Pierre Thibault nous parle du quartier Saint-Jean-Baptiste qu’il connaît bien. Le projet qu’il s’apprête à y réaliser, rue Lockwell, sera fidèle aux principes qui ont fait sa renommée, basés sur une étude attentive de l’environnement qui accueillera ses créations, afin de respecter l’esprit des lieux. C’est particulièrement important dans un quartier patrimonial comme Saint-Jean-Baptiste. 

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