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Plaines d’Abraham

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L’inoubliable bataille de 1759

En 1759, le sort de la Nouvelle-France bascule lorsque les troupes françaises et britanniques s’affrontent sur les plaines d’Abraham. La défaite qu’y subissent les Français restera douloureusement gravée dans la mémoire des Québécois d’origine française. Alors que les vainqueurs britanniques se feront un devoir de célébrer ce point tournant dans la construction de leur empire. Aujourd’hui, les rôles semblent inversés.

Un long siège

Après deux tentatives infructueuses, les Britanniques sont déterminés à conquérir la Nouvelle-France pendant la guerre de Sept Ans qui les oppose à la France. Lorsque le major-général Wolfe se présente devant Québec avec sa flotte de 150 navires, en juin 1759, les Français commandés par le marquis de Montcalm sont affaiblis par deux années de recul et de disette.

Les Britanniques bombardent Québec pendant plusieurs semaines. Une première tentative de débarquement sur la côte de Beauport est repoussée. On brûle des centaines de maisons des environs pour décourager les forces françaises. En vain. Après trois mois de siège, Wolfe craint de devoir abandonner. Il se résout néanmoins à tenter une dernière manœuvre. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, 4000 soldats débarquent à terre et gravissent une portion moins à pic de la falaise qui borde le fleuve, un peu à l’ouest de la ville. Au petit matin, les Français découvrent ces milliers de soldats rangés en ordre de bataille sur les plaines d’Abraham, qui sont alors plus vastes que le parc actuel.

Une bataille éclair

Aussitôt prévenu, Montcalm posté à Beauport accourt avec le gros des troupes. D’autres forces françaises sont stationnées plus à l’ouest, à quelques kilomètres, mais Montcalm refuse de les attendre. Il écarte aussi les conseils des militaires nés dans la colonie qui misent sur l’hiver pour se débarrasser de Wolfe. Montcalm prend l’initiative et fait une sortie, disposant ses troupes devant les Britanniques, qui sont plus nombreux et plus disciplinés que les Français. Le combat ne dure que vingt minutes. Les Britanniques écrasent l’adversaire qui se retranche en désordre dans la ville fortifiée. Montcalm est blessé à mort. Wolfe aussi. Québec, affaiblie, capitule cinq jours plus tard.

Malgré une victoire à Sainte-Foy, au printemps 1760, les Français perdent tout espoir de redresser la situation lorsque les navires de ravitaillement britanniques arrivent devant Québec, assurant la suprématie à l’ennemi. Montréal, isolée, capitule à son tour en septembre 1760. La bataille des Plaines d’Abraham aura porté le coup fatal à la Nouvelle-France.

Une défaite incrustée dans la mémoire collective

Pour les Québécois d’origine française, la défaite des plaines d’Abraham cristallise les difficultés qu’ils connaîtront pendant 200 ans en tant que minorité dans le pays qu’ils ont fondé, jusqu’à leur émancipation des années 1960. Pour les Britanniques, cette victoire correspond au contraire au commencement d’une longue période d’hégémonie, car leurs victoires de la guerre de Sept Ans en Amérique, en Europe et en Asie leur procureront une suprématie mondiale durable.

C’est dans cet esprit que l’artiste Benjamin West réalise en 1770 une œuvre devenue célèbre, mettant en scène les lieutenants de Wolfe soutenant le héros à l’agonie, tel le Christ décédé descendu de la croix. En 1832, le gouverneur du Bas-Canada Matthew Aylmer fait ériger un monument d’envergure à l’endroit supposé du trépas de Wolfe, devant l’actuel Musée national des beaux-arts du Québec, monument qui deviendra un lieu de pèlerinage pour bien des Britanniques et des Canadiens d’origine britannique.

La réappropriation d’un lieu symbolique

Malgré le douloureux souvenir de cette bataille perdue, les Canadiens français se sont réappropriés les plaines d’Abraham dès la fin du 19e siècle. En 1880, par exemple, la Société Saint-Jean-Baptiste y tient une grande convention nationale pour célébrer le passé et l’avenir des Canadiens français. On y entonne pour la première fois le chant patriotique canadien-français Ô Canada, bien avant qu’il devienne l’hymne national du Canada. En 1908, de grandioses festivités se déroulent également sur les Plaines pour souligner le tricentenaire de la fondation de la ville de Québec par les Français. Enfin, depuis les années 1960, à Québec, le spectacle annuel de la fête nationale des Québécois se tient sur les Plaines, devenues un lieu de réjouissance.

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Vidéo

Reconstitution historique

L’ancêtre de Martin Dauphinais a participé à la bataille des plaines d’Abraham en 1759. Maintenant soldat lui aussi, il pratique avec grand sérieux la reconstitution historique. C’est avec émotion qu’il partage avec nous sa joie de marcher dans les traces de son aïeul, sur les Plaines, et de transmettre ce qu’il a appris de notre histoire avec le public qu’il y rencontre.


Artefacts

Objets militaires

Objets militaires

Artefacts à usage militaire trouvés sur les sites de la tour Martello 2 et du blockhaus situé près de la Citadelle de Québec. Balles de fusil en plomb, début du 19e siècle. Boucle de harnais, probablement de cheval, en fer forgé. Angleterre, 18e-19e siècles. Bouton de laiton porté par le Royal Regiment of Artillery. Grande-Bretagne, 1831-1872. Crampon à glace en fer forgé. Angleterre, 18e-19e siècles. Collection archéologique de la Commission des champs de bataille nationaux.

Statuette

Statuette

Statuette en terre cuite, 19e siècle. Artefact trouvé lors de fouilles sur le site Grands événements (Cove fields), plaines d’Abraham. Collection archéologique de la Commission des champs de bataille nationaux.


Images anciennes

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