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Alfred Pellan

Art public

Pionnier de l’art moderne au Québec

Alfred Pellan naît près d'ici en 1906. Ce jeune prodige de la peinture québécoise aura la chance de parfaire sa formation à Paris grâce à la première bourse d’études en beaux-arts décernée par la province. De retour au pays en 1940, Pellan jouera un rôle déterminant dans l’éclosion de la peinture moderne au Québec. Pourtant, de mauvaises langues disaient alors de lui qu’il ne savait même pas dessiner…

Des débuts remarqués

À l’âge de 15 ans, Alfred Pellan entre à l’École des beaux-arts de Québec qui vient d’ouvrir ses portes. Il se distingue par son talent de peintre qui lui vaut plusieurs prix. À sa sortie de l’École, il obtient la première bourse d’études en beaux-arts décernée par le gouvernement du Québec.

À la conquête de Paris

Pellan poursuit sa formation à la prestigieuse École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1926. C’est cependant en visitant les galeries d’art qui exposent les peintres d’avant-garde comme Picasso, Van Gogh et le surréaliste Salvator Dali qu’il découvre ses principales sources d’inspiration.

À la fin de ses études, Pellan demeure à Paris pour tenter sa chance dans la capitale mondiale des beaux-arts. Il participe à des expositions de groupe et remporte un premier prix lors d’une exposition d’art mural. Puis ses œuvres côtoient celles de maîtres reconnus comme Matisse et Picasso dans une exposition présentée aux États-Unis en 1939.

Difficile retour au pays

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale oblige Pellan à quitter la France et à revenir au pays. Il s’établit à Montréal en 1940 où son style moderne surprend. Quelques critiques et artistes se montrent enthousiastes. Mais il a du mal à vendre ses œuvres et à vivre de son art.

Il est vrai qu’à Paris, Pellan a développé un style encore inédit au Québec. Il utilise des couleurs accentuées et vibrantes. Ses compositions éclatées mélangent les motifs abstraits et les éléments figuratifs. Son univers est surréaliste ou fantaisiste, jamais réaliste. Bien des amateurs de peinture du Québec sont déroutés; les plus méchants d’entre eux remettent en question sa capacité à dessiner correctement ainsi que le bien-fondé de la bourse qu’il a reçue.

Pour une créativité sans limite

Contre toute attente, Pellan décroche un emploi à la très conservatrice École des beaux-arts de Montréal, où il n’hésite pas à s’opposer ouvertement à l’enseignement conventionnel qui y est offert. Inflexible, Pellan transmet à ses élèves son goût pour l’innovation et son enthousiasme pour les courants modernes. Le directeur de l’École finit par démissionner.

En 1948, Pellan signe avec quelques autres artistes le manifeste Prisme d’yeux qui plaide pour l’ouverture aux courants de l’art moderne, pour la liberté d’expression et de création. Quelques mois plus tard, un second manifeste encore plus radical paraît, intitulé Refus global. Ces deux documents marquent le véritable coup d’envoi des courants d’art moderne au Québec.

Un artiste fascinant

Alfred Pellan a appliqué toute sa vie les principes énoncés dans Prisme d’yeux : imagination, liberté, créativité. Il a dessiné des costumes et des décors de théâtre, illustré des recueils de poésie, exploré la sculpture, la peinture, les vitraux, la gravure et la sérigraphie, utilisé le bois, le verre, le sable, les cailloux, la colle… Rien ne résistait à son imagination foisonnante et à sa vitalité contagieuse. Son style très personnel s’est manifesté en plusieurs périodes caractéristiques.

Alfred Pellan, décédé en 1988, a marqué l’histoire de l’art du Québec. La plus importante collection de ses œuvres se trouve à Québec, au Musée national des beaux-arts.

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Monument Alfred Pellan

Alain Gourdon

1999

Jardin Jean-Paul-L'Allier

Le peintre québécois Alfred Pellan (1906-1988), l’un des précurseurs de la modernité artistique au Québec, a développé un style très personnel, à la croisée de l’art fauve, cubiste et surréaliste. Le monument élevé à sa mémoire se trouve près de la rue De Sainte-Hélène, dans le quartier même qui a vu naître l’artiste. Une reproduction du tableau Bestiaire no 23, daté de 1981, orne le piédestal.

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