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Boulevard Langelier

Images anciennes   Art public

Sécuriser et embellir la ville

Ce beau boulevard urbain est le seul du quartier Saint-Roch à posséder un large terre-plein planté d’arbres séculaires. À l’origine, cette rue appelée Saint-Ours était comme les autres du quartier. Mais l’incendie dévastateur de 1866 va provoquer une transformation majeure de son aménagement. On l’élargit pour en faire une tranchée coupe-feu. Puis l’architecte Charles Baillairgé propose d’en faire un axe paysager harmonieux.

Une rue très ancienne

Cette rue est l’une des plus anciennes de la ville. À l’origine, c’est un chemin qui mène au monastère des Récollets, construit en 1623, puis transformé en Hôpital général en 1692. Dès le début du 18e siècle, on y trouve un moulin à vent érigé pour répondre aux besoins des Augustines, les religieuses qui administrent l’Hôpital général. En 1731, il est reconstruit en pierre et servira jusqu’à la première moitié du 19e siècle. Il subsiste aujourd’hui à l’angle de la rue Saint-François Ouest.

Au milieu du 19e siècle, les terres qui bordent le chemin sont concédées en lots à bâtir. Des ouvriers s’établissent sur cette voie alors appelée Saint-Ours, en hommage à Jeanne-Geneviève de Saint-Ours, bienfaitrice des religieuses de l’Hôpital général.

L’incendie, cause du changement

En 1866, un terrible incendie détruit 2500 maisons du quartier Saint-Roch et de la municipalité voisine de Saint-Sauveur. Les bâtiments de la rue Saint-Ours, qui forme alors la frontière ouest de la ville de Québec, sont rasés. Cette conflagration provoquera les changements que l’on observe aujourd’hui.

La Ville triple alors la largeur de la rue Saint-Ours pour la faire passer de 9 à 30 mètres. L’objectif est d’en faire une large tranchée coupe-feu entre Saint-Roch et Saint-Sauveur, un territoire où dominent les habitations de bois, particulièrement vulnérables aux incendies. Il faudra six ans pour effectuer les expropriations nécessaires.

Le premier boulevard urbain en basse-ville

Le projet d’embellissement de cette rue exceptionnelle se concrétise à partir de 1885 sous la direction de Charles Baillairgé, ingénieur de la Ville. Il comprend l’ouverture d’une côte dans la falaise – l’actuelle côte Salaberry – pour améliorer la circulation, et la réalisation d’un terre-plein au centre du boulevard qu’on a renommé Langelier en 1890, en hommage au maire de Québec. Baillairgé s’inspire de mouvements anglais et américain d’urbanisme qui prônent la présence de la nature en ville. Ce premier boulevard de la basse-ville sera donc planté d’ormes d’Amérique et pourvu de bancs publics, de lampadaires et d’un kiosque à musique, afin de rendre la ville plus saine et plus harmonieuse.

Ce nouvel aménagement amène la construction de bâtiments prestigieux en pierre, tels une succursale de la Banque Nationale, le couvent Jacques-Cartier, l’École technique (310, boulevard Langelier) et quelques résidences bourgeoises en brique.

Une trame urbaine variée

En plus de ces édifices de prestige construits entre 1892 et 1910, le boulevard Langelier conserve les traces d’autres périodes de son histoire. On y voit encore plusieurs immeubles à logements plus modestes, en brique, bâtis après l’incendie de 1866, et l’une des manufactures de chaussures qui dominaient le quartier autour de 1900, au coin de la rue De Saint-Vallier (la porte d’entrée est située au 7, rue De Saint-Vallier). Les aménagements réalisés à même le terre-plein pour accommoder le nombre croissant d’automobiles dans les années 1950 sont encore en place.

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Art public

Compassion

Chanh Trung Truong

2006

260, boulevard Langelier

Illustrant la mission fondamentale des communautés hospitalières, cette sculpture met en scène une religieuse qui tend les bras vers un vieillard soutenu par un religieux agenouillé. La compassion, symbolisée par la croix, imprègne les traits du visage et l’attitude des deux personnages qui semblent prendre sur eux la souffrance de leur protégé.

Monument Wilfrid Laurier

Artistes : Émile Brunet et André Gilbert

1954

Boulevard Langelier

La statue de sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada de 1896 à 1911, est une réplique de celle qui a été érigée en 1953 au square Dorchester, à Montréal. Premier francophone à diriger le Canada, Laurier s’est employé à mettre en œuvre des politiques nationales favorisant le respect mutuel entre les différentes cultures.

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