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Église de Saint-Roch

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Reflet d’une grande époque

L’actuelle église de Saint-Roch est érigée au début du 20e siècle, au moment où le quartier connaît un élan économique sans précédent. À deux pas des grands magasins de la rue Saint-Joseph, le nouveau temple se distingue des édifices modernes des alentours par son architecture empruntée aux cathédrales du Moyen Âge. Cette église, la quatrième à occuper ce site depuis 1811, fait partie du grand projet de revitalisation du quartier Saint-Roch.

Prestige retrouvé

Pendant plusieurs années, l’église de Saint-Roch était masquée par le toit qui recouvrait une partie de la rue Saint-Joseph, transformée en mail commercial. Le mur de pierre bas et sombre qu’on apercevait dans le mail ne laissait pas deviner la magnificence de ce bâtiment exceptionnel.

Depuis que la rue a été réaménagée, on redécouvre la valeur emblématique de cette église profondément enracinée dans le quartier.

Un homme de cœur

Au début du 19e siècle, plusieurs familles d’ouvriers de condition modeste s’établissent dans le faubourg Saint-Roch qui se développe rapidement, surtout grâce aux chantiers navals de la rivière Saint-Charles. En 1811, Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, fait ériger la première chapelle sur le site de l’actuelle église de Saint-Roch.

Mgr Plessis consacre beaucoup de son temps à ce faubourg. Alors que son corps est inhumé dans la cathédrale de Québec, à la haute-ville, son cœur est conservé à sa demande dans la chapelle de Saint-Roch.

Le patron des malades et des exclus

La population de la basse-ville a tellement augmenté qu’il faut y fonder une paroisse, la première qui sera détachée de la paroisse mère de Notre-Dame-de-Québec. La chapelle devient l’église de la paroisse de Saint-Roch, patron des malades et des exclus, en souvenir de l’ermitage Saint-Roch que les Récollets ont construit près de la rivière Saint-Charles au 17e siècle.

En 1841, il faut déjà agrandir la première église. Thomas Baillairgé s’en charge. Quatre ans plus tard, un terrible incendie la détruit en même temps que la quasi-totalité du faubourg. Le paroissien qui sauve du brasier le reliquaire contenant le cœur de Mgr Plessis mourra quelques jours plus tard de ses brûlures.

L’église de Saint-Roch est aussitôt reconstruite, en plus grand. Charles Baillairgé, petit-cousin de Thomas, redessine les deux tours de la façade de 1841 et Raphaël Giroux conçoit le nouveau décor intérieur.

Saint-Roch, la grande

À la fin du 19e siècle, des commerçants, des industriels et des professionnels sont établis dans les environs de l’église. De l’humble quartier ouvrier qu’il était au départ, Saint-Roch est devenu le centre économique de Québec, avec ses manufactures et ses commerces.

Pour souligner le nouveau statut du quartier, les gestionnaires de la paroisse veulent construire une église prestigieuse. Ils attendront jusqu’aux années 1910 pour que se réalise leur projet. Les architectes retenus, Talbot et Dionne, de Saint-Roch, proposent une église de style novateur.

La construction débute en 1914 mais sera freinée par la Première Guerre mondiale et le décès de l’architecte Talbot. Néanmoins, l’église sera achevée six ans plus tard sous la direction de Louis-Napoléon Audet, qui réalise aussi la décoration intérieure.  

Le Moyen Âge revu et corrigé

Le plan proposé par Talbot et Dionne est une synthèse des deux styles qui ont marqué le Moyen Âge. Il emprunte au style roman l’arc en demi-cercle et au style gothique la recherche de verticalité qui s’exprime dans les deux tours monumentales de 45 mètres de hauteur, en façade. L’immense rosace et les autres vitraux sont aussi d’inspiration gothique.

À l’intérieur, l’architecte Audet conserve la fusion des styles roman et gothique mais rejette les galeries latérales prévues par les architectes précédents. Ainsi, l’espace intérieur demeure particulièrement vaste. Des artistes de la région sculptent le mobilier liturgique.

Au cœur du quartier

Aujourd’hui, l’église de Saint-Roch a retrouvé sa place au centre de la communauté. La messe y est toujours célébrée, son sous-sol abrite plusieurs organismes communautaires et une boutique mode de designers québécois, tandis que son parvis sert de lieu de rencontre. Des artistes projettent d’audacieux spectacles lumineux sur sa façade et un festival de musique sacrée s’y déroule chaque année.

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