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Escaliers de Québec

Images anciennes   Art public

Un lien pratique, une signature unique

Québec est en partie construite dans une vallée, en partie sur un promontoire. Les communications entre ville haute et ville basse ont toujours constitué un défi et les escaliers, une solution. Le premier apparaît en 1635. Mais c’est au 19e siècle qu’ils se multiplient, principalement pour faciliter l’accès au quartier Saint-Roch. Aujourd’hui, ils sont un attrait singulier de Québec et attirent même des adeptes de sports extrêmes.

L’escalier Lépine

L’escalier de 118 marches que vous avez sous les yeux a fière allure avec son portail de fer forgé. En 1882, il a remplacé un escalier de bois construit au même endroit 25 ans plus tôt. C’est l’époque où Québec retrouve la prospérité et où l’on entreprend de nombreux travaux d’embellissement. Cet escalier plus invitant servira de voie de passage aux bourgeois de la haute-ville qui vont magasiner rue Saint-Joseph, devenue la principale rue commerciale de Québec.

L’ingénieur de la Ville Charles Baillairgé, qui a conçu cet escalier, adore le fer forgé. C’est alors un matériau noble et moderne associé à plusieurs projets prestigieux en Europe. Il permet en outre de préfabriquer des modules plus faciles à assembler dans les pentes abruptes.

Le portail de cet escalier rappelle les origines des principaux groupes d’habitants de Québec à cette époque : les roses pour l’Angleterre, les chardons pour l’Écosse, les trèfles pour l’Irlande et les feuilles d’érable pour la majorité canadienne-française.

L’escalier du Faubourg

L’histoire de l’escalier du Faubourg, situé un peu plus à l’ouest, à l’extrémité de la rue de la Couronne, est semblable. Il est d’abord construit en bois en 1855 pour favoriser la circulation des travailleurs entre le faubourg Saint-Jean-Baptiste – situé en haut du cap – et le faubourg Saint-Roch. Puis le maire Langelier le fait remplacer par un escalier en fer en 1880, avec un palier à mi-course pour mieux observer la ville.

L’escalier du Faubourg actuel a été réalisé en 1931. Il compte 99 marches. L’ascenseur public qui l’avoisine a été ajouté en 1941.

L’escalier des travailleurs

L’escalier voisin du complexe artistique Méduse, dit de la Chapelle, est l’un des plus courts de Québec avec ses 80 marches, ainsi que l’un des plus anciens.

Avant sa construction, les travailleurs du quartier Saint-Jean-Baptiste empruntaient un sentier coupant directement du haut jusqu’en bas du cap pour se rendre aux chantiers navals de la rivière Saint-Charles. Ils réduisaient ainsi de plusieurs pas un long trajet, au lieu d’emprunter la sinueuse côte d’Abraham. Les autorités municipales acceptent de construire un escalier en bois plus pratique et sécuritaire sur l’emplacement de ce sentier, avant 1845. Il sera détruit par le premier grand incendie de Saint-Roch de 1845, puis reconstruit peu après, à la demande des travailleurs.

Presque abandonné au milieu du 20e siècle, il a été restauré dans les années 1980 en même temps que le complexe Méduse.

Les escaliers santé

Le Défi des escaliers de Québec a été créé en 2009 pour tirer profit de la configuration unique de la ville et des très nombreux escaliers qui jalonnent son territoire. Un parcours de 19 kilomètres et de 3000 marches – ou pour les moins audacieux un parcours de 13 kilomètres et de 1925 marches – sont proposés à toute la population soucieuse de sa santé cardiovasculaire.

Voilà une façon originale de profiter de ces équipements publics propres à Québec. 

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Images anciennes


Art public

Escalier de la Chapelle

Lucienne Cornet

1995

Complexe Méduse, 541, rue De Saint-Vallier Est

Le mur en béton est semé de motifs de racines et de fossiles rappelant l’espace naturel où l’escalier a été implanté. Plus haut, on distingue le visage d’une femme aux cheveux semblables à des racines entremêlées : c’est Méduse, créature mythologique qui a donné son nom à la coopérative artistique voisine. Sur le toit-terrasse adjacent, des tiges de métal s’entrecroisent telles des branches d’arbre ou s’échappent pour former de grands arceaux.

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