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Maison d’ouvrier

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Premier tissu urbain de Saint-Roch

Cette petite maison d’un étage aux dimensions modestes est l’héritière des premières habitations construites dans le faubourg Saint-Roch. Dans la première moitié du 19e siècle, ouvriers et artisans construisent souvent eux-mêmes ces maisonnettes de bois, selon un plan connu de tous. Seules deux ou trois ont survécu au passage du temps et aux incendies qui ont ravagé le quartier. Elles ont été remplacées par des édifices à logements.

Un faubourg ouvrier

La population du faubourg Saint-Roch connaît une croissance exponentielle entre 1795 et 1842, passant d’environ 900 habitants à plus de 10 000. Saint-Roch devient ainsi le quartier le plus populeux de Québec. Les nombreux chantiers navals qui se développent le long de la rivière Saint-Charles embauchent de plus en plus d’ouvriers, qui s’établissent non loin de leur lieu de travail. Le faubourg attire aussi des artisans, notamment de l’industrie de la tannerie. Cette population en grande majorité francophone ne peut compter que sur des revenus très faibles.

Le bois, un matériau bon marché

Durant cette période, Saint-Roch se couvre de ces modestes maisons de bois dont la surface habitable est souvent inférieure à 500 pieds carrés (46 mètres carrés). Les ouvriers et les artisans n’ont pas les moyens de construire en pierre, matériau dispendieux réservé aux classes aisées, et la brique, un peu moins chère, n’est pas encore populaire. Ils optent donc pour le bois, moins résistant, mais plus facile à travailler et abordable. Plusieurs construisent leur habitation. Les autres ont recours aux nombreux charpentiers et menuisiers du quartier.

Ces maisonnettes sont érigées directement en bordure de la rue, au niveau du sol, sur un seul étage. La façade, très dépouillée, est habituellement percée d’une porte et de deux fenêtres et elle est recouverte de planches de bois posées à l’horizontale. Sur les autres murs, les planches sont disposées à la verticale. Ces maisons ont un toit à deux versants, en pente aiguë, recouvert de bardeaux de bois ou de tôle. À partir de 1810, des lucarnes sont ajoutées aux toitures afin d’assurer l’éclairage du grenier qui est dès lors habitable. À l’intérieur, la pièce unique qui était la norme au siècle précédent est peu à peu divisée par quelques cloisons qui procurent une certaine intimité.

Mais très inflammable

En mai 1845, un violent incendie réduit en cendres une grande partie du faubourg Saint-Roch, détruisant plus de 1600 habitations. Pour prévenir un nouveau brasier, les autorités municipales promulguent une série de règlements concernant la construction résidentielle. Les maisons devront désormais être bâties en pierre ou en brique et les toitures devront être recouvertes de tôle, de fer-blanc ou d’ardoise. Les contrevenants seront passibles de contraventions salées.

Mais les habitants de Saint-Roch sont souvent trop pauvres pour appliquer ces règlements. Ils n’ont d’autre choix que de reconstruire leur maison en bois. Ce type d’habitation rudimentaire est donc toujours très répandu dans Saint-Roch lorsqu’une seconde conflagration dévaste le quartier, en 1866. 

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