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Rue Saint-Joseph

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La « Broadway » de Québec

La rue Saint-Joseph s’impose progressivement comme la principale rue commerciale de Québec à partir des années 1860, avec l’ouverture d’un marché public. Par la suite, un élan commercial comparable à celui des grandes villes américaines s’y produit : grands magasins, cinémas, électricité, tramways, tout concourt à faire de cette rue le centre d’attraction de la région. Elle connaîtra une traversée du désert avant de retrouver sa vitalité.

Une voie toute tracée

La rue Saint-Joseph devient un important axe de circulation lorsque les halles Jacques-Cartier sont construites au coin de Saint-Joseph et Dorchester, à partir de 1857, puisqu’elle est la seule à traverser le centre du quartier Saint-Roch d’est en ouest. La première ligne de tramway de Québec y circule d’ailleurs dès 1865.

Les commerces se multiplient

Un nombre croissant de commerces s’établit dans cette rue entre 1850 et 1920, passant de 5 à 200 : magasins de meubles et de vêtements, librairies, pharmacies, épiceries, quincailleries et bien d’autres. Au début, les marchands habitent à l’étage, leurs marchandises sont exposées au rez-de-chaussée dans des vitrines semblables à celles que vous voyez au no 299.

Puis des grands magasins de trois ou quatre étages apparaissent vers 1890. Ces magasins aux dimensions jamais vues auparavant sont dédiés exclusivement à la vente. Le développement est si intense et moderne qu’on surnomme bientôt la rue Saint-Joseph la « Broadway » de Québec, à cause de ses immenses magasins, de ses salles de théâtre et de cinéma, de ses nombreux cabarets, de son éclairage et de son tramway électriques.

Les attraits de la modernité

Au début du 20e siècle, Saint-Roch est le quartier le plus peuplé et le centre économique de Québec. La rue Saint-Joseph est le cœur de ce centre-ville à l’américaine, dense, actif et prospère. Des dizaines de manufactures employant des milliers d’ouvriers ont successivement ouvert leurs portes depuis 1870 dans les environs. En épousant la tendance américaine des grands magasins, plus vastes et plus prestigieux, les commerçants ont non seulement desservi les nombreux nouveaux résidents du quartier, mais ils ont aussi attiré les bourgeois de la haute-ville et les clients des régions avoisinantes. Au milieu du 20e siècle, 80 % du commerce de détail de la ville et de l’Est de la province se fait rue Saint-Joseph.

La rançon de la gloire

Comme bien d’autres centres-villes nord-américains, celui de Québec subit un important déclin à partir des années 1950. La population cherche à échapper à la densité, à la chaleur et à la pollution typiques des zones industrielles d’un autre temps. Elle est attirée par les banlieues plus saines où les entreprises déménagent également, dans les parcs industriels, et où les centres commerciaux entourés d’immenses stationnements gratuits se multiplient.

Plusieurs grands et petits commerces de la rue Saint-Joseph ferment alors leurs portes, minés par le départ des résidents et la concurrence des centres commerciaux des banlieues.

L’épisode du mail Saint-Roch

On réagit en cherchant à créer une expérience de magasinage comparable à celle des banlieues. On réserve d’abord une partie de la rue Saint-Joseph aux piétons. Puis, de 1972 à 1974, on y construit un mail fermé d’un demi-kilomètre qui en fait la plus longue rue couverte au monde. Cet ambitieux projet permet une reprise temporaire des affaires. Mais le mail Saint-Roch se transforme bientôt en un lieu de rassemblement des résidents appauvris du quartier plutôt qu’en un centre commercial dynamique.

La nouvelle rue Saint-Joseph

Plusieurs mesures de revitalisation du quartier sont mises en place au cours des années 1990. Elles touchent la rue Saint-Joseph en 2000, quand une première moitié du mail Saint-Roch est démolie; l’autre moitié disparaît en 2007. On embellit alors la rue et plusieurs bâtiments sont rénovés. La population s’accroît dans ce quartier reconnu aujourd’hui pour sa vitalité et son avant-gardisme. Animation culturelle et fonction commerciale caractérisent à nouveau la rue Saint-Joseph.

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Benjo la grenouille

Stéphanie Marcon

2004

Emplacement : 543, rue Saint-Joseph Est

« Caresse mon bedon / Prononce mon nom / Regarde-moi dans les yeux / Fais un vœu! » C’est ainsi que la mascotte de bronze d’un magasin de jouets interpelle le passant.


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