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Basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec

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Première église paroissiale de la Nouvelle-France

Depuis 1664, l'église Notre-Dame-de-Québec dessert la première paroisse catholique établie en Amérique du Nord. Elle acquiert le titre de cathédrale en 1674 quand elle devient le siège de l'immense diocèse de Québec, puis le statut de basilique 200 ans plus tard. Son histoire est marquée par les bombes, les incendies et plusieurs phases de reconstructions-rénovations majeures. Tel un phénix, elle renaît toujours de ses cendres et brille encore.

Berceau de l’Église catholique du Canada

La basilique-cathédrale s’élève sur le site de la première chapelle construite par Samuel de Champlain en 1633. À la suite de l’incendie de ce premier édifice, les Jésuites érigent une seconde église en pierre en 1647. Les éléments les plus anciens de la basilique-cathédrale actuelle remontent à cette période.

Lorsque François de Laval prend la tête du diocèse de Québec, qui s’étend jusqu’aux confins des Grands Lacs et du Mississippi, en 1674, il choisit la petite église de la haute-ville comme cathédrale. Elle devient ainsi le siège de l’Église catholique de tout le continent. C’est le roi Louis XIV qui finance son premier agrandissement à la toute fin du 17e siècle. Puis des travaux majeurs sont réalisés dix ans avant la fin du Régime français. La joie des paroissiens est cependant de courte durée : l’église brûle à la suite des bombardements qui mènent à la prise de Québec en 1759.

La famille Baillairgé entre en scène

Après la Conquête britannique, le menuisier-charpentier Jean Baillairgé dirige la reconstruction de l’église à l’identique, en y ajoutant le clocher le plus élevé que vous voyez du côté sud. Dans les décennies suivantes, trois générations de Baillairgé, Jean, son fils François et son petit-fils Thomas, assistés de John Cannon, complètent patiemment la riche décoration intérieure qui est menée à terme en 1828. Thomas Baillairgé dessine et supervise également l’érection d’une nouvelle façade en 1843.

Le projet initial de Thomas prévoit deux nouvelles tours-clochers identiques, mais il ne peut être réalisé car les fondations n’en supporteraient pas le poids. Il n’y aura donc qu’une seule tour – sans clocher – élevée du côté nord. Le clocher dessiné par son grand-père est conservé. L’asymétrie qui en résulte rompt avec le style néoclassique que recherchait Thomas Baillairgé, mais elle confère à l’église son caractère unique.

La résurrection d’un édifice historique

À la fin du 19e siècle, quatre autres architectes apportent plusieurs améliorations à la cathédrale devenue basilique. Mais le 22 décembre 1922, un violent incendie emporte à nouveau la totalité du bâtiment, à l’exception des murs calcinés. Pendant les sept années suivantes, l’édifice et son décor intérieur seront fidèlement reconstruits à partir des plans originaux et de photographies. Ce tour de force permet aux visiteurs d’admirer aujourd’hui la reconstitution du travail exécuté par les Baillairgé au début du 19e siècle.

La pièce maîtresse du décor intérieur demeure l’imposant baldaquin qui surplombe le chœur, recouvert de feuilles d’or et soutenu par une série d’anges sculptés. Parmi les autres trésors, mentionnons la lampe du sanctuaire offerte par Louis XIV, les vitraux importés de Munich et de Paris et le grand orgue de la réputée maison Casavant.

Un lieu de sépulture

Au cours des années 1990, une chapelle funéraire est aménagée dans la basilique-cathédrale pour recevoir les restes de MgrFrançois de Laval, père fondateur de l’Église catholique canadienne, que le pape Jean-Paul II a béatifié en 1980. Un gisant de bronze reproduisant les traits du bienheureux orne son tombeau.

Au total, la crypte abrite plus de 900 sépultures, entre autres celles d’évêques et d’archevêques de Québec et celles de Thomas Baillairgé et de quatre gouverneurs de la Nouvelle-France. Les archéologues ont longtemps recherché le tombeau de Champlain là où il a fait construire une première chapelle, mais ils n’ont toujours rien trouvé.

L’avenir de ce précieux patrimoine vivant

La basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec demeure un lieu de culte bien vivant où le patrimoine est fièrement mis en valeur. En témoignent les cérémonies, concerts, pèlerinages et autres activités marquant le 350e anniversaire de l’église en 2014.

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L'abbé Julien Guillot, vicaire à la paroisse Notre-Dame-de-Québec, la plus ancienne au Canada, célèbre la messe de Noël à la basilique-cathédrale de la paroisse. Il raconte comment il prépare ce moment grandiose et rassembleur du calendrier liturgique.


Visites virtuelles

Crypte et ossuaire de la basilique-cathédrale

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La crypte est située au milieu des fondations de la première église (1647). Elle conserve les restes de quatre gouverneurs de la Nouvelle-France, d'évêques, d'archevêques et d'autres notables. Les ossements de Samuel de Champlain s'y trouvent d'ailleurs peut-être, parmi ceux d'autres pionniers de la colonie...

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Voici un lieu de prestige où l'on retrouve, entre autres, les portraits des différents archevêques de Québec.


Images anciennes


Art public

Monument de Monseigneur-De Laval

Philippe Hébert, sculpteur, et G. Umboenstock, architecte

1908

Édifice Louis-S.-St-Laurent, côte de la Montagne

La statue de Mgr François de Montmorency-Laval, premier évêque de la Nouvelle-France et fondateur du Séminaire de Québec, domine le paysage. Coiffé de la mitre et revêtu de la chape épiscopale, le prélat ouvre les bras dans une attitude d’accueil. Contre le fût s’appuie une allégorie de la Religion entourée d’un Amérindien, d’un collégien et d’un ange personnifiant la Gloire.

Monument du Cardinal-Taschereau

Artistes : André Vermare, sculpteur, et Maxime Roisin, architecte

1923

Place de l’Hôtel-de-Ville

Honorant la mémoire du premier cardinal canadien, Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau, le monument le représente revêtu du manteau d’apparat, le bras droit tendu vers la basilique-cathédrale où il officiait. Les bas-reliefs relatent des épisodes de la vie du cardinal, dont sa carrière de supérieur et de recteur de l’Université Laval et son soutien aux Irlandais victimes du typhus à la Grosse-Île, en 1847.

Murale de la famille

Jules Lasalle

1993

Chapelle funéraire de Monseigneur de Laval

Le mur extérieur de la chapelle est orné d’un bas-relief remémorant l’apostolat de Mgr de Laval, qui fonde en 1664 la confrérie de la Sainte-Famille. Deux familles y figurent, l’une amérindienne, l’autre d’origine française, séparées par une bande de verre. Les enfants font le lien entre les deux peuples établis au bord du Saint-Laurent.

Porte Sainte

Jules Lasalle

2013

Basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec

Symbole des passages de la vie pour les fidèles, la Porte Sainte de la basilique-cathédrale est ornée de bas-reliefs représentant le Christ et la Vierge Marie. Elle est la septième du genre dans le monde et la première hors de l’Europe. Son inauguration coïncidait avec le 350e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Québec, fondée en 1664.


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