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Bassin Louise

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La modernisation du port au 19e siècle.

Les quais, les bassins et les immenses silos à grains que vous apercevez ont été construits au milieu de ce qui était en 1875 l’embouchure de la rivière Saint-Charles. Cet aménagement faisait partie d’un vaste projet de modernisation du port de Québec, en déclin depuis plusieurs années. L’entreprise était si déterminante pour la relance économique de la ville de Québec que la reine Victoria l’appuyait officiellement.

Une inauguration marquée du sceau royal

Par une belle journée de juillet 1880, une foule considérable assiste à une cérémonie protocolaire chargée d’espoir. À l’aide d’une truelle d’argent finement ciselée, la princesse Louise, fille de la reine Victoria et épouse du gouverneur général du Canada, prépare le lit de ciment où la pierre angulaire de la jetée et des bassins Louise sera déposée. L’objectif est de relancer le port de Québec.

Une reconversion nécessaire

Après avoir connu une prospérité remarquable dans la première moitié du 19e siècle, le port de Québec est confronté à un ralentissement majeur de ses activités. L’exportation de bois d’œuvre et la construction navale ont chuté brusquement, au point de disparaître presque complètement vers 1875.

Les autorités portuaires cherchent donc à développer de nouveaux créneaux afin de donner un second souffle au port qui a joué un rôle clé dans l’économie de la ville. Plusieurs obstacles doivent être surmontés, à commencer par les installations portuaires vétustes. Elles ne sont plus adaptées à la nouvelle technologie des navires à vapeur qui nécessitent des quais plus espacés et des voies d’accès plus profondes. De plus, le port n’est pas desservi par le chemin de fer, un sérieux handicap à la fin du 19e siècle.

Aménager un port moderne

Le vaste chantier de modernisation comprend le dragage de l’estuaire de la rivière Saint-Charles, l’aménagement du quai de la Pointe-à-Carcy – où vous vous trouvez actuellement – et l’installation de plusieurs nouveaux équipements. L’innovation la plus importante demeure néanmoins la construction de la jetée et des bassins de la princesse Louise.

La jetée comporte un quai destiné à l’accostage des navires transatlantiques. Les deux bassins sont séparés par une écluse afin de soustraire le second à la forte variation des marées. Car, à Québec, la marée haute peut atteindre jusqu’à six mètres de plus que la marée basse. De plus, l’indispensable chemin de fer desservira désormais la jetée et les deux bassins, autour desquels seront construits des hangars, des bâtiments de service et des équipements d’entreposage.

L’ « Ellis Island » du Canada

Comme Québec est alors la principale porte d’entrée de l’immigration au Canada, un vaste édifice de deux étages est érigé sur la jetée Louise en 1888, afin d’accueillir les 26 000 immigrants qui arrivent chaque année, en moyenne. Cette « bâtisse des immigrants » d’une capacité de 4000 personnes comprend une salle à manger, des dortoirs, un bureau de change et les nouvelles technologies du téléphone et du télégraphe. Ceux qui le désirent peuvent quitter Québec dès leur arrivée par le train du Canadien Pacifique qui se rend jusqu’à l’édifice.

À la conquête de nouveaux marchés

Les autorités en profitent pour doter le port d’un entrepôt frigorifique et d’un hangar à bestiaux, car la Grande-Bretagne importe de plus en plus de viande et de produits laitiers du Canada. Toutefois, c’est le commerce céréalier – surtout le blé – qui devient la plus importante activité portuaire au tournant du 20e siècle. Des silos à grains toujours plus imposants sont érigés à la Pointe-à-Carcy et sur la jetée Louise afin d’entreposer les céréales canadiennes destinées à l’exportation.

Un secteur encore très vivant

Les élévateurs et silos du terminal Bunge servent encore à l’entreposage des céréales. Leur technologie de pointe permet de charger et de décharger de grands navires très rapidement. Ils ont également servi d’immense écran pour la projection du Moulin à images, l’œuvre audiovisuelle marquante de l’artiste multidisciplinaire de Québec, Robert Lepage. Enfin, le secteur du bassin Louise héberge depuis quelques années la marina du Vieux-Port que fréquentent les plaisanciers. 

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À la mémoire des marins de la marine marchande canadienne de la province de Québec perdus en mer durant la seconde guerre mondiale

Raoul Hunter

2002

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Ce monument perpétue le souvenir des nombreux marins de la marine marchange canadienne qui ont perdu la vie durant la Seconde Guerre mondial, pour la plupart lors de la bataille de l'Atlantique. Le premier navire chargé de matériel destiné aux Alliés a été coulé dès le début du conflit, en 1939. Plus de 1 600 marins canadiens ont péri en mer, dont 267 Québécois.

L'embarquement

Michel Saulnier

2008

Place du Marché-du-Vieux-Port

Une barque-feuille pourvue de ses bordages et tapissée de nervures rappelle l’importance du transport maritime dans le peuplement et l’essor commercial de Québec. Elle figure en même temps le voyage, l’enracinement et la métamorphose. Deux bollards placés à proximité sont gravés des premiers vers d’un poème de Saint-Denys Garneau. L’œuvre est un don de la Chambre de commerce de Québec.

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