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Calèches de Québec

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Découvrir la ville historique au rythme d’autrefois.

Les voitures et charrettes à cheval dominent le secteur des transports jusqu’au début du 20e siècle. Les voitures automobiles les remplacent alors progressivement en imposant leur puissance et leur rapidité. Mais les voitures à cheval ne disparaîtront jamais tout à fait à Québec, car un service de calèches destiné aux touristes prend la relève. Aujourd’hui, elles permettent de visiter le Vieux-Québec au même rythme qu’à l’époque où il a été construit.

L’introduction du cheval en Nouvelle-France

L’intendant Jean Talon introduit l’usage des chevaux en Nouvelle-France à la fin des années 1660, en important de France étalons et juments. À partir de là, les chevaux se multiplient rapidement et prennent une grande importance dans la colonie. Ils font la fierté des habitants qui les utilisent principalement dans les transports.

Les voitures et charrettes à cheval

Au Régime français, à Québec comme ailleurs, la norme est la charrette et la voiture à deux roues, tirée par un cheval. En hiver, on les remplace par divers modèles de traîneaux. Dans le secteur du port de Québec, le trafic des charrettes chargées de marchandises est parfois intense. Dans la première moitié du 19e siècle, des diligences fermées à quatre roues, tirées par quatre chevaux de race canadienne (celle introduite par Talon), assurent un service de transport en commun entre Québec et Montréal. En hiver, les roues sont remplacées par de longs patins.

À Québec, on recense 2 000 chevaux de transport de marchandises en 1860. Le métier de charretier est règlementé. Il faut détenir un permis et la vitesse est limitée au petit trot. Il faut aussi garer sa charrette dans les endroits prévus pour ne pas obstruer la voie publique. Les chevaux privés affectés au transport des personnes qui en ont les moyens s’ajoutent à ce total. La quantité de portes cochères percées dans les façades du Vieux-Québec, menant au garage et à l’écurie, donne une idée du nombre assez élevé de résidents qui possèdent leur propre voiture. Il existait aussi des taxis à cheval pour les gens moins fortunés.

La transition touristique

Avec la disparition du métier de cocher, au 20e siècle, plusieurs personnes qualifiées mettent à profit leur compétence et offrent des balades aux touristes. Pour plusieurs, y compris des résidents de Québec, le secteur historique de la ville demeure plus beau et plus authentique quand des voitures à cheval y circulent. Ce service autrefois essentiel se reconvertit donc tout naturellement en « produit touristique », sous l’angle favorable de la « nostalgie du bon vieux temps ».

Peu à peu, la Ville de Québec adopte divers règlements pour encadrer cette pratique et en assurer la qualité et la sécurité. Le contact avec les chevaux se faisant de plus en plus rare en milieu urbain, il faut désormais former les cochers. Les entreprises exigent aussi de leurs calèchiers-guides touristiques qu’ils aient une bonne connaissance du Vieux-Québec et de son histoire.

Aujourd’hui, Québec est l’une des seules villes au monde à offrir des visites guidées en voiture à cheval. Ces balades permettent de découvrir le Vieux-Québec au rythme d’autrefois.

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Le cocher Philippe Thibault raconte avec humour et spontanéité les particularités de ce métier d'une autre époque encore pratiqué dans le Vieux-Québec.


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