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Cathédrale Holy Trinity

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Première cathédrale anglicane érigée en dehors des îles britanniques

L’église Holy Trinity est la première cathédrale anglicane érigée en dehors des îles britanniques. Depuis le début du 19e siècle, elle a été le siège de l’Église d’Angleterre sur le territoire du Québec – alors appelé le Bas-Canada. L’érection de cet édifice devait contribuer à raffermir l’autorité de la Couronne britannique sur la colonie nouvellement conquise et à concurrencer le monopole de l’Église catholique romaine parmi la population francophone majoritaire.

L’Église d’Angleterre s’affirme

De 1800 à 1804, le gouvernement britannique finance la construction de la cathédrale Holy Trinity, à deux pas de l’ancienne résidence du gouverneur de la Nouvelle-France. Sur cet emplacement se trouvait le monastère des moines Récollets, entouré de ses beaux et grands jardins, dont la chapelle servait depuis la conquête de 1760 de lieu de culte aux catholiques aussi bien qu’aux anglicans. À la suite de l’incendie qui ravage le monastère en 1796, les autorités décident d’y ériger un temple d’envergure qui servira de siège au diocèse anglican de Québec, qui englobe les colonies du Haut et du Bas-Canada.

La construction de la cathédrale est un projet majeur pour la Couronne britannique, car elle représentera l’Église d’Angleterre à Québec, où la foi catholique est encore largement dominante.

Deux ingénieurs militaires dessinent les plans. Ils choisissent un style très en vogue en Grande-Bretagne : le palladien, qui s’inspire des traditions grecque et romaine. Ce style répond aux exigences de sobriété de l'architecture protestante tout en dégageant assez de solennité pour donner du prestige à l’édifice.

Un grand temple anglican

La cathédrale Holy Trinity, classé monument historique en 1989, se démarque des églises catholiques par sa grande simplicité. La façade, très sobre, n’est ornée que d’un large fronton triangulaire soutenu par quatre colonnes. Les trois portes sont surmontées de hautes arcades percées de fenêtres. L’arrière de l’église, qui donne sur la place d’Armes, est presque identique, sauf que des fenêtres remplacent les portes et que la fenêtre centrale possède deux baies latérales, un trait typique du style palladien.

L’édifice est coiffé d’un haut clocher qui rivalise avec celui de la Basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec, sa voisine catholique, qu’il domine de tout un mètre (trois pieds) ! En 1830, le diocèse dote ce clocher d’un carillon anglais de huit cloches d’une rare qualité, qui permet à la communauté anglicane de manifester sa présence dans la ville. Ce carillon est toujours en fonction.

L’aménagement intérieur de l’église est également de style palladien. L’ornementation repose sur un classique de l’Antiquité : des volutes couronnant les colonnes, reproduites sur le mobilier liturgique. La principale ornementation du chœur de l’église, le retable, ce paravent sculpté placé derrière l’autel, intègre la fenêtre arrière centrale donnant sur la place d’Armes.

Un décor intérieur en évolution

Le décor original a été transformé au 19e siècle afin de l’adapter au penchant victorien pour la commémoration. Au texte des Dix Commandements transcrit dans le chœur, se sont ajoutées de multiples plaques rappelant la mémoire des évêques du diocèse et de quelques paroissiens choisis. La cathédrale renferme aussi des monuments commémoratifs, dont le buste du premier évêque du diocèse, Jacob Mountain, inhumé sous le chœur. Dans le même esprit, des vitraux importés en partie d’Angleterre ont été ajoutés. Ils illustrent des scènes bibliques et évoquent en quelques mots la vie de membres importants de la communauté anglicane.

Les bancs que les paroissiens devaient autrefois louer sont sculptés dans du bois de chêne provenant de la région. Certains ont longtemps prétendu que ce bois provenait de la forêt royale britannique, mais ce n’était qu’un mythe. À l’étage, l’un de ces bancs marqué des armoiries de la Couronne est réservé à l’usage exclusif de la famille royale ou de leurs représentants. Le trésor du diocèse compte d’ailleurs quelques pièces d’orfèvrerie offertes par le roi George III peu après la construction de l’église. Cet ensemble exceptionnel est maintenant exposé dans une allée latérale du temple.

La cathédrale Holy Trinity aujourd’hui

Environ 300 paroissiens fréquentent toujours la cathédrale et le centre communautaire Carter Hall, situé dans l’enclos d’origine. Au moment de sa construction, la cathédrale accueillait environ un millier de paroissiens, dont bon nombre étaient des soldats et des marchands britanniques. Ce lieu de culte est aujourd’hui ouvert à tous.

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