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Champlain

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Fondateur de Québec

Cette imposante statue de Samuel de Champlain est à la hauteur du rôle que cet homme a joué à Québec et en Nouvelle-France. Il fonde non seulement Québec en 1608, mais aussi, pendant 25 ans, il fera inlassablement la promotion d’un grand projet de colonie française dans la vallée du Saint-Laurent. Tout jeune, il avait soif d’aventures. À l’âge adulte, il entrevoyait un énorme potentiel de développement pour Québec.

Champlain, le fondateur

Cette statue a été inaugurée en 1898. L’image qu’elle nous présente de Champlain n’est pas la sienne mais celle de Michel d’Emery, surintendant des finances sous Louis XIII, dont le sculpteur s’est inspiré. On ne connaît aucun portrait authentique de Champlain. Cependant, ses réalisations et ses écrits nous permettent de tracer un portrait fidèle de sa personnalité.

Champlain a d’abord été un aventurier. Tout jeune (il est né vers 1570), il effectue des voyages en Amérique comme simple matelot. Sa première traversée l’a probablement conduit aux Antilles. Une seconde l’a mené jusqu’à Montréal en 1603. Il a passé ensuite trois années en Acadie. Ce bon vivant possédait une santé à toute épreuve qui lui a permis de traverser sans mal les durs hivers canadiens. Pendant cette période, il se révèle un excellent cartographe.

En 1608, il dirige le groupe de 25 personnes qui vient fonder Québec. Il fait construire sur la place Royale actuelle, au bord du fleuve, une habitation comprenant un entrepôt et trois corps de logis entourés d’une palissade. Il choisit de s’établir à Québec pour des raisons stratégiques : le rétrécissement du fleuve, le cap Diamant, le havre de la rivière Saint-Charles et les basses terres cultivables de la région. Son objectif est avant tout commercial. En effet, les Hurons descendent le fleuve à partir du lac Huron, où ils demeurent, pour aller échanger leurs fourrures à Tadoussac. Champlain pourra donc les intercepter au passage avant tous ses concurrents. Il en profite pour nouer des liens privilégiés avec les Hurons.

L’explorateur

En plus du lucratif commerce des fourrures, les Européens qui s’aventurent alors en Amérique caressent un rêve : celui de découvrir un passage direct vers la Chine à travers le continent, au lieu de contourner l’Afrique ou l’Amérique du Sud. Entre 1609 et 1616, Champlain explore sans relâche. Il remonte la rivière Richelieu jusqu’au lac Champlain. Il suit la rivière des Outaouais et atteint le lac Huron. Puis il accompagne ses alliés hurons jusqu’au pays des Iroquois, au sud du lac Ontario, dans l’État actuel de New York. Au passage, il effectue des relevés topographiques et trace ensuite des cartes d’une grande précision.

Le visionnaire

Ces voyages et les renseignements que Champlain recueille auprès des Amérindiens lui donnent espoir de trouver le passage vers la Chine. En 1618, il conçoit pour Québec un grand projet de cité commerciale dont il fait la promotion auprès du roi de France et de la Chambre du Commerce de Paris. Cette ville d’avenir deviendrait un carrefour entre l’Asie et l’Europe et s’appellerait Ludovica.

Grâce aux récits de ses précédents voyages, aux cartes géographiques qu’il publie et à ce projet, Champlain devient le principal promoteur d’une colonie française sur les rives du Saint-Laurent. Bientôt, la Chambre du Commerce et le roi Louis XIII l’appuient. Puis le cardinal Richelieu, le plus puissant ministre du roi, prend en charge la création de la Nouvelle-France et retient les services de Champlain pour le représenter à Québec.

L’administrateur

À partir de 1620, Champlain est aux commandes à Québec. Il fait construire le premier fort Saint-Louis sur le cap Diamant, où loge sa jeune femme Hélène Boulé qui ne demeurera que quatre ans au Canada. Il améliore l’approvisionnement en nourriture en créant une ferme au cap Tourmente. Il rédige des règlements. Il entretient de bonnes relations avec les autochtones. Il réussit également à s’adapter aux fluctuations du pouvoir en France qui déterminent le sort de Québec. Enfin, il étend la colonie naissante en construisant un fort à Trois-Rivières. En tout, cet homme infatigable a traversé 21 fois l’Atlantique.

Héritage et renommée de Champlain

Quand Champlain décède à Québec, le jour de Noël 1635, la Nouvelle-France est sur le point de prendre son essor. Québec et la vallée du Saint-Laurent seront le centre de la francophonie en Amérique du Nord. On le doit à la ténacité de Samuel de Champlain.

Aujourd’hui, cet homme d’exception retient l’attention de plusieurs chercheurs. Son approche pacifique dans l’établissement d’une colonie, sa détermination, sa clairvoyance, son énergie et sa patiente ascension sociale suscitent un grand intérêt. Champlain nous a légué des cartes géographiques de grande qualité et des écrits abondants qui nous informent sur les peuples autochtones, la géographie et la création d’une colonie dans le nord-est de l’Amérique au début du 17e siècle.

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Monument Champlain

Artistes : Paul Chevré, sculpteur, et Paul-Alexandre Le Cardonnel, architecte

1898

Terrasse Dufferin

Le grand explorateur Samuel de Champlain est représenté debout, tourné vers la ville qu’il a fondée en 1608. Pour rendre les traits du visage, le sculpteur s’est inspiré d’une gravure qui, croyait-on à l’époque, le représentait. Un haut-relief personnifie la ville de Québec, le génie de la Navigation et la Renommée. On y distingue aussi la silhouette de la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec.


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