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Escalier Casse-Cou et Côte de la Montagne

Images anciennes   Art public   Plaques commémoratives

Premier lien entre haute-ville et basse-ville

Dès que Champlain décide de construire une résidence permanente fortifiée au sommet du cap Diamant, en 1620, il trace la côte de la Montagne à l’emplacement exact qu’elle occupe aujourd’hui. Le parcours de l’escalier Casse-Cou apparaît une cinquantaine d’années plus tard sous la forme d’un sentier abrupt. Est-ce à dire qu’on pouvait se casser le cou en l’empruntant?

Un escalier facilite l’ascension

Rassurez-vous, les archives ne mentionnent nulle part que ce sentier – ou plus tard cet escalier – aurait causé mort d’homme ou blessure grave. Son nom « Casse-Cou » date officiellement des années 1960.

Il est vraisemblable que cet escalier soit le plus ancien de Québec. Vers 1680, on dote de marches ou de paliers le raccourci abrupt et dangereux qui coupe ici à travers le cap, afin d’en faciliter l’usage. Au début du 19e siècle, l’escalier construit à cet endroit est très utilisé par la population de plus en plus nombreuse du quartier Champlain. Il sert de voie de communication commode entre la basse-ville commerçante et la haute-ville institutionnelle.

De « Breakneck Steps » à Casse-Cou

Vers 1880, le vieil escalier de bois officiellement nommé Champlain, mais aussi surnommé « du quêteux », devient si dangereux que des guides touristiques londoniens le qualifient de « Breakneck Steps », ou « escalier casse-cou » en français. En 1893, la Ville le remplace par une structure en fer plus large, à trois rampes, conçue par l’ingénieur Charles Baillairgé.

Quand s’amorcent les travaux de restauration de Place-Royale, dans les années 1960, l’ancien escalier Champlain est entièrement rénové. Il prend alors sa forme et son nom actuels. Vous pouvez l’emprunter sans crainte malgré son nom, et profiter de son aménagement en terrasse pour prendre des pauses en cours d’ascension, car le cap est aussi raide qu’avant.

Les vrais casse-cou

Selon les archives, c’est dans la côte de la Montagne que circulent les vrais casse-cou au 17e siècle. Des habitants se plaignent que de jeunes écervelés dévalent la côte à la fine épouvante avec leur charrette à cheval. Selon eux, ils conduisent de façon irresponsable et représentent un véritable danger public pour les piétons et les autres véhicules.

Cette côte très abrupte cause aussi des maux de tête aux autorités. Son entretien est difficile. En hiver, la succession de temps chauds et froids la recouvre parfois de glace et la rend quasi impraticable pendant quelques jours. En été, de fortes pluies « cassent et creusent » la courbe très prononcée qui se trouve en son milieu. Malgré tout, la côte de la Montagne et l’escalier Casse-Cou assurent un lien essentiel entre la haute-ville et la basse-ville de Québec depuis quatre siècles.

On a même prétendu qu’ils font aux femmes de Québec les plus jolis mollets du monde…

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Images anciennes


Art public

Monument Jean-Paul-Lemieux

Paul Lancz

1999

Côte de la Montagne

Artiste au rayonnement international, Jean Paul Lemieux est renommé pour ses paysages dépouillés et ses portraits empreints de mélancolie. Une reproduction du tableau La Fête-Dieu à Québec (1944), caractéristique de sa première manière, orne le piédestal. Le peintre s’est représenté lui-même dans cette scène, sous les traits d’un propriétaire de taverne.


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