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Famille Baillairgé

Images anciennes   Art public   Plaques commémoratives

Une dynastie d’architectes

L’architecte François Baillairgé a fait construire ces maisons-ateliers du 20-22 rue Ferland en 1805. Tout comme son père lui avait enseigné les rudiments du métier, François les enseignera ici à son fils Thomas, qui les enseignera à son petit-cousin Charles Baillairgé, ainsi qu’à plusieurs élèves qui feront carrière à Québec. Pendant quatre générations, la famille Baillairgé a brillé et laissé partout sa trace dans le patrimoine bâti de Québec.

Jean, patriarche de la famille

Jean Baillairgé naît en France en 1726, dans une famille de maçons et de charpentiers.  Il s’embarque pour la Nouvelle-France à l’âge de 15 ans et s’établit à Québec où il fait son apprentissage auprès d’un maître menuisier. Toute sa vie, il restera fidèle à l’enseignement traditionnel qu’il y reçoit, perceptible dans les maisons qu’il a bâties et les décors d’église qu’il a sculptés.

En 1787, Jean Baillairgé entreprend son œuvre maîtresse. Avec son fils François, il conçoit et réalise l’aménagement intérieur de la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec, dont on peut admirer aujourd’hui la reconstitution fidèle, puisque l’original a brûlé.

François, un jeune prodige

Né en 1759, François Baillairgé fait son apprentissage à l’atelier de son père, qui constate son rare talent artistique. Grâce à l’aide financière du Séminaire de Québec, il l’envoie parfaire sa formation à la prestigieuse Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. François y acquiert une grande maîtrise du dessin et une connaissance approfondie de l’architecture néoclassique, alors très populaire.

À son retour à Québec, François fait carrière comme peintre, sculpteur et architecte. Il se démarque par l’originalité de ses sculptures ornant plusieurs églises de Québec et des environs, dont le baldaquin de la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec (la structure dorée qui domine l’autel). Sa grande notoriété lui vaut quelques commandes d’envergure, comme le plan de la prison de Québec, aujourd’hui occupée par le Morrin Centre.

Thomas, maître de l’architecture religieuse

François Baillairgé transmet son savoir-faire à son fils Thomas, né en 1791, qui devient l’architecte attitré du diocèse de Québec. Entre 1820 et 1850, il participe à tous les projets de construction d’édifices conventuels et d’églises de la région de Québec.

Dans la lignée de son père, Thomas suit les principes de l’architecture néoclassique inspirée de l’Antiquité, qui privilégie la sobriété, la symétrie et l’intégration de colonnes et de frontons. Thomas crée un type particulier d’église à deux tours-clochers symétriques, un modèle qu’il propose pour l’agrandissement de la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec. Comme vous pouvez le constater sur place, ce projet ne sera réalisé qu’en partie. Mais Thomas utilise le même style pour réaliser la façade de l’église de Saint-Roch. Ce modèle sera également repris à plusieurs endroits dans la province jusqu’à la fin du 19e siècle.

Thomas Baillairgé dessine aussi les plans de plusieurs résidences et édifices publics de la ville, dont une aile du Séminaire de Québec, le palais épiscopal et trois bâtiments du monastère des Ursulines.

Charles, un bouillonnant génie

Charles Baillairgé naît en 1826. Il se fait vite remarquer par son esprit d’invention. À 17 ans, il construit une automobile à vapeur qu’il conduit dans les rues de Québec en effrayant les chevaux. Durant sa longue carrière d’architecte et d’ingénieur municipal, ce créateur ne se contentera pas de suivre les traces de ses aïeux.

Charles, petit-cousin de Thomas auprès de qui il complète sa formation, délaisse rapidement l’architecture néoclassique pour expérimenter divers styles. Ses plans d’églises, de résidences et d’édifices publics foisonnent d’éléments gothiques ou égyptiens. Il innove en introduisant le style moderne américain. Il utilise en pionnier des charpentes en fer dans les deux bâtiments de l’Université Laval qu’il dessine. Il exploite tout le potentiel du fer forgé sur le parvis de la basilique de Notre-Dame-de-Québec, dans les escaliers de Québec et sur la terrasse Dufferin qu’il a conçue.

En tant qu’ingénieur municipal, Charles Baillairgé aura aussi beaucoup contribué à la modernisation de Québec durant la seconde moitié du 19e siècle.

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