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Maison Béthanie

Plaques commémoratives

Un Bon Pasteur veille sur les femmes enceintes

Ce beau bâtiment de style néogothique dessiné par l’architecte David Ouellet a été construit entre 1878 et 1887 pour abriter l’hôpital de la Miséricorde. Les Sœurs du Bon-Pasteur y hébergeaient les femmes enceintes non mariées et y recueillaient les bébés nés hors mariage destinés à l’adoption. C’était l’une des nombreuses œuvres caritatives de cette congrégation – la première fondée à Québec, en 1855, par la mère de famille Marie Fitzbach.

Une mission d’entraide

Au départ, un petit groupe de femmes dirigées par Marie Fitzbach s’occupent de réhabiliter d’ex-prisonnières. Bientôt, cette poignée de femmes dévotes s’organisent en une congrégation qu’elles nomment Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs. Elles étendent leur action à d’autres femmes démunies et ouvrent l’hôpital de la Miséricorde pour prendre en charge les femmes qui ont conçu un enfant hors mariage – un grave péché selon les valeurs de cette époque.

En 1878, ces religieuses connues sous le nom de Sœurs du Bon-Pasteur emménagent dans ce nouvel édifice de la rue Couillard, où les femmes enceintes trouvent un logis, du soutien et des soins. Les professeurs et les stagiaires de la Faculté de médecine de l’Université Laval, tout juste voisine, y supervisent une clinique d’obstétrique. En 1901, les sœurs ouvrent aussi l’hospice Bethléem afin de recueillir les bébés nés hors mariage que des femmes anonymes désirent abandonner. Une porte tournante permet de déposer ces bébés à l’hospice sans se faire voir.

Changement de garde et retour aux sources

L’hospice Bethléem prend le nom de crèche Saint-Vincent-de-Paul et déménage dans un autre quartier. L’hôpital de la Miséricorde y est annexé en 1929. Ce sont ensuite les Madeleines de Béthanie, liées aux Sœurs du Bon-Pasteur, qui occupent ce bâtiment auquel elles ont donné le nom de Maison Béthanie, encore en usage aujourd’hui.

À la faveur du vaste mouvement de prise en charge des services sociaux par le gouvernement du Québec, durant les années 1960-1970, les Sœurs du Bon-Pasteur ferment la crèche et l’hôpital en 1972.

Elles reviennent habiter la Maison Béthanie en 1992 et y ouvrent le Musée Bon-Pasteur, qui raconte l’histoire de leur congrégation et pose un regard sur l’histoire sociale des femmes exclues et des enfants abandonnés au Québec, aux 19e et 20e siècles.

Marie Fitzbach, fondatrice vénérée

Le parcours de Marie Fitzbach est assez singulier pour une fondatrice de congrégation religieuse. Cette orpheline arrive à Québec pour y travailler à l’âge de 16 ans. Elle épouse son employeur, le marchand F.-X. Roy, en 1828. Elle aura trois enfants de lui. Après le décès de son mari, Marie devient servante dans un presbytère. En 1849, à l’âge de 43 ans, cette femme de grande foi va rejoindre ses deux aînées devenues postulantes chez les Sœurs de la Charité de Québec, comme dame pensionnaire. C’est là qu’un avocat catholique militant lui demande de s’occuper des ex-prisonnières. Cinq ans plus tard, Marie Fitzbach fonde à Québec la congrégation des Sœurs du Bon-Pasteur, une communauté qui s’étendra dans plusieurs régions du Québec entre 1860 et 1881, puis au 20e siècle en Ontario, en Colombie-Britannique, en Afrique, au Brésil et en Haïti.

Depuis 1985, les Sœurs du Bon-Pasteur ont entrepris des démarches visant à faire béatifier leur fondatrice, Marie-Josephte Fitzbach.

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Plaque commémorative
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