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Monastère des Augustines et Hôtel-Dieu de Québec

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Premiers soins au Canada

En 1644, cinq ans après leur arrivée, les augustines fondent le premier hôpital permanent de la Nouvelle-France : l'Hôtel-Dieu, à l'endroit exact qu’il occupe aujourd'hui. Les augustines ont pour vocation de soigner les malades comme s'il s'agissait du Christ. Dans leur hôpital, les taux de guérison sont élevés malgré l'état approximatif de la médecine de l’époque. C’est un défi d’un tout autre ordre qu'elles relèvent aujourd’hui.

Le premier hôpital de la Nouvelle-France

Les trois premières augustines arrivent à Québec en 1639. Elles viennent de Dieppe, en France, et ont pour mission  de fonder un hôpital. Ce sera le premier du continent au nord du Mexique. L’ancienneté de leur établissement et le rôle crucial qu’elles ont joué ici expliquent la très grande valeur de leur héritage. Depuis quelques années, elles accordent à la transmission de cet héritage une attention comparable aux soins qu’elles ont prodigués aux malades pendant plus de trois siècles.

Une œuvre à la mesure d’un pays neuf

La duchesse d’Aiguillon finance la venue des premières augustines à Québec, car cette dame de la haute noblesse française s’intéresse aux missions des Jésuites auprès des Amérindiens. Elle espère que le zèle des Augustines favorisera leur conversion à la foi catholique. Les religieuses œuvrent donc d’abord auprès des Amérindiens, à Sillery, avant d’emménager dans un bâtiment situé au cœur de la ville naissante, où elles sont à l’abri des offensives iroquoises. Elles continuent d’y soigner des Amérindiens et des Français de la région, riches ou pauvres.

Les Augustines ne font pas de miracles mais elles obtiennent des taux de guérison étonnamment élevés pour l’époque, grâce à leur dévouement et à l’expérience qu’elles ont acquise en France, où elles jouent un rôle semblable. Percevant la présence de Dieu dans chacun de leurs patients, elles s’appliquent à les servir avec compassion, tout en utilisant les remèdes et les traitements disponibles à l’époque. Elles peuvent aussi compter sur l’aide des premiers médecins de la colonie. Le plus illustre d’entre eux, Michel Sarrazin, réussit en 1700 la première ablation d’un sein en Amérique du Nord ! Sa patiente, une religieuse à qui il a diagnostiqué un cancer du sein, mourra 40 ans plus tard à l’âge de 77 ans.

Fabriquer leurs propres médicaments

L’isolement de Québec amène les Augustines à développer une expertise d’apothicaire, afin de ne pas dépendre des médicaments importés de France. Dans leur jardin de l’Hôtel-Dieu, elles cultivent des plantes médicinales et acquièrent rapidement une grande maîtrise dans la fabrication de médicaments. Vers 1800, des patients viennent d’aussi loin qu’Halifax pour consulter l’apothicairesse de l’Hôtel-Dieu. Les Augustines de Québec vont perpétuer cette tradition jusqu’à ce que l’industrie pharmaceutique prenne la relève au 20e siècle.

Un complexe hospitalier et conventuel à la française

À la fin du Régime français, la propriété des Augustines à la haute-ville forme un ensemble conventuel typique du vieux continent. Une chapelle et deux ailes disposées autour d’une cour intérieure se sont ajoutées au premier édifice. Le tout est entouré d'un mur d’enceinte puisque les religieuses sont cloîtrées. En 1755, le monastère et l’hôpital sont presque entièrement détruits par un violent incendie. Les bâtiments seront aussitôt reconstruits et constituent aujourd’hui, avec l’espace du jardin, un patrimoine de très grande valeur.

Relever le défi de la continuité

Pendant plus de trois siècles, la communauté des Augustines a assuré la gestion de l’Hôtel-Dieu de Québec, qu’elle a cédé au gouvernement en 1962, dans la foulée des réformes laïques de la santé et de l’éducation. Aujourd’hui, en raison du non-renouvellement de ses effectifs, la congrégation a lancé un vaste projet de transformation du monastère qui vise deux objectifs.

Le projet assurera d’abord la pérennité du patrimoine bâti et des riches collections que les Augustines ont accumulées au fil du temps. Leur musée sera réaménagé afin de mettre en valeur les objets les plus précieux, dont certains remontent au 17e siècle. La collection liée à l’histoire de la médecine sera particulièrement mise en évidence. De plus, ce projet garantira la continuité de la mission des Augustines, puisque le monastère abritera un centre de ressourcement et d’hébergement voué au soutien des aidants naturels, perpétuant ainsi la vocation d’assistance pratiquée avec dévouement et constance par les Augustines de Québec.

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Vidéo

Augustines

Augustines

Sœur Lise Tanguay, supérieure du monastère de l'Hôtel-Dieu, présente la mission de soins aux malades de la communauté des Augustines. Elle évoque également la reconversion du monastère, transformé en un lieu de mémoire et de ressourcement ouvert à tous.


Visite virtuelle

Chapelle et choeur des Augustines de l'Hôtel-Dieu

Chapelle et choeur des Augustines de l'Hôtel-Dieu

Principal lieu de prière des augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec, reconstruit dès 1799 avec des pierres de l'ancien palais de l'intendant. Divers artistes et artisans reconnus y ont ajouté leur touche, dont Thomas Baillairgé et Antoine Plamondon.


Artefacts

Mortier et pilon

Mortier et pilon

17e siècle. Servait à la fabrication des médicaments. Cet objet porterait les traces de l’incendie de 1755. Collection des Augustines du Monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Boite en bois sculpté

Boite en bois sculpté

Dernier quart du 18e siècle. Objet sculpté à la façon Huron-Wendat. Collection des Augustines du Monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Ciboire

Ciboire

Oeuvre du renommé orfèvre François Ranvoyzé (1739–1819). Ce ciboire est toujours utilisé par les Augustines lors de services religieux. Collection des Augustines du Monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec.


Images anciennes


Art public

Hommage reconnaissant à nos mères fondatrices de l’Hôtel-Dieu de Québec

Raoul Hunter

1989

Monastère des Augustines‑de-l’Hôtel‑Dieu‑de‑Québec

Apposé sur le mur extérieur du monastère, ce bas-relief commémore l’arrivée des trois premières Augustines en Nouvelle-France, le 1er août 1639. L’année 1989 marquait le 350e anniversaire de cet événement.


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