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Rue Saint-Pierre

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« Wall Street » de Québec

Pendant plusieurs années, les opulents bâtiments de la rue Saint-Pierre ont abrité un important centre financier : firmes comptables, compagnies d’assurance, banques et même une bourse ! Cette « Wall Street » de Québec était naturellement située à deux pas du plus important port au Canada. Aujourd’hui, les coffres-forts ont fait place à de réputés restaurants et à des chambres d’hôtel intimes et confortables.

Un centre financier lié au port

Au milieu du 19e siècle, la rue Saint-Pierre fourmille de gens d’affaires qui veillent à la prospérité de leur entreprise : commerce du bois, construction navale et importation de produits manufacturés. Ils ont besoin de capitaux, de crédit et d’assurances. Certains vont créer leurs propres institutions financières aux côtés de la Bank of Montreal et de la Bank of British North America, de Londres, qui ont pignon sur rue ici.

Les premières institutions financières de Québec

Les riches entrepreneurs anglophones prennent l’initiative et s’installent rue Saint-Pierre. On voit notamment apparaître la Quebec Bank, l’Union Bank et la Quebec Fire Insurance Company, ou encore la Quebec Stock Exchange, une bourse fondée au début du 19e siècle. Même si elle dispose de moyens plus limités, l’élite canadienne-française n’est pas en reste et crée la première banque à charte francophone au Canada, la Banque Nationale, en 1859, qui occupera le même local de la rue Saint-Pierre pendant plus d’un siècle (l’édifice abrite aujourd’hui l’Hôtel 71, au 71 rue Saint-Pierre).

Une architecture de prestige

Ces institutions misent sur une architecture de prestige pour impressionner leurs clients. Les architectes de renom auxquels elles font appel leur suggèrent d’utiliser des matériaux nobles et des formes classiques qui évoquent la stabilité, la richesse et la durabilité. Pendant tout le 19e siècle, les architectes se relancent et dessinent des immeubles de plus en plus imposants, ornés de façades en pierre et de portiques avec frontons et colonnades inspirés des temples de l’Antiquité.

L’ancienne succursale de la Banque de Montréal (au no 111) compte parmi les édifices les plus impressionnants. Aujourd’hui encore, son portique monumental paré de six colonnes à chapiteaux attire le regard. L’édifice a récemment fait l’objet de restaurations dirigées par le cabinet d’architectes qui en est devenu propriétaire. Un autre bâtiment mérite l’attention : l’ancienne Banque canadienne de commerce située au no 139, à l’angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre. Son portique arrondi et ses quatre colonnes en granit cannelées étonnent.

Le premier gratte-ciel à Québec

En 1912, les dirigeants du commerce d’alimentation en gros Dominion Fish and Fruit choisissent de s’établir en plein cœur du quartier des affaires, rue Saint-Pierre. Ils frappent un grand coup en faisant construire le premier gratte-ciel à Québec, haut de neuf étages (au no 126) ! Il domine alors tous les autres édifices et se distingue par son style américain, emprunté à l’école de Chicago. Sa façade étroite accentue l’impression de hauteur et son revêtement en terre cuite a rarement été utilisé à Québec. Cet édifice, récemment restauré et mis en valeur par ses nouveaux propriétaires, abrite l’hôtel-boutique Germain-Dominion.

De la finance à l’hôtellerie

Dans la seconde moitié du 20e siècle, les entrepreneurs, banquiers et assureurs désertent peu à peu la rue Saint-Pierre. La dégradation du quartier, le transfert de l’activité économique vers d’autres secteurs de la ville et le dépeuplement, conjugués au rayonnement des institutions financières de Montréal, ont raison de la vitalité de la « Wall Street » de la capitale.

Ces édifices de prestige connaissent aujourd’hui une seconde vie. Plusieurs abritent des hôtels haut de gamme misant sur le caractère intime de leur établissement et le cachet patrimonial du secteur. L’Auberge Saint-Antoine illustre parfaitement cette tendance. Construite à l’angle de la rue Saint-Antoine, sur le site de l’îlot Hunt qui servait d’entrepôt commercial, ses propriétaires ont veillé à la sauvegarde et à l’intégration du patrimoine architectural et archéologique.

Plusieurs autres entrepreneurs, restaurateurs et hôteliers de la rue Saint-Pierre et des rues adjacentes contribuent au dynamisme actuel de cet ancien centre financier de Québec.

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