Passer au contenu principal

Accueil / Québec, ville intelligente / Défi des villes intelligentes / Candidature préliminaire / Contribution des citoyens

Québec, ville intelligente

Contribution des citoyens

Question 5 – Comment les citoyens ont contribué à façonner l'énoncé de défi – Plans pour continuer de les mobiliser et les faire participer à la proposition définitive

La Ville de Québec a instauré une tradition de consultation citoyenne qui ne cesse de s'enrichir. Elle s'est dotée d'une première Politique de consultation publique en 1996, révisée plusieurs fois depuis. Cette politique prévoit de nombreux mécanismes pour que la population puisse se prononcer sur les décisions, programmes ou projets municipaux à différents stades de leur évolution.

Ainsi, les conseils de quartier, présents dans 27 quartiers de la ville, ont pour mission de permettre aux citoyens d'exprimer leurs opinions et leurs besoins concernant leur milieu de vie ou de travail, notamment en ce qui a trait à l'aménagement du territoire, l'aménagement des propriétés municipales, la vie communautaire et la sécurité publique. Ils représentent une précieuse source d'information sur les préoccupations et besoins des citoyens ainsi que sur leur volonté de s'engager dans le mieux-être collectif.

Au fil des ans, divers projets ont été réalisés sur le territoire à l'instigation des conseils de quartier, de l'organisation d'activités communautaires favorisant la rencontre jusqu'à la transformation d'un terrain vacant en jardin communautaire ou à la mise en place d'une vaste campagne de sécurité aux abords des écoles. Le mieux-être de la collectivité s'inscrit au cœur de l'action des conseils de quartier, ce qui fait de leurs membres des partenaires de premiers choix tout au long du projet soumis dans le cadre du Défi des villes intelligentes.

De plus, au cours des dernières années, plusieurs projets ont fait l'objet de consultations publiques, notamment : plusieurs programmes particuliers d'urbanisme (PPU), plusieurs réaménagements d'espaces publics, dont la place Jean-Béliveau, plusieurs réaménagements de rues selon l'approche « Rues conviviales », la révision du Schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Québec, la Vision des déplacements à vélo, la Vision de la protection et de la mise en valeur de la forêt urbaine. Des consultations sur la cuisine de rue, le transport en commun ou l'hébergement touristique ont aussi permis aux citoyens de s'exprimer sur les orientations que devrait adopter la Ville.

Chacune de ces consultations a permis aux citoyens d'exprimer leur opinion ou leurs suggestions sur des projets touchant directement leur mieux-être. Leur participation aux différentes étapes confirme à la fois la pertinence des projets face à leurs préoccupations et leur volonté d'engagement.

Les moyens utilisés pour obtenir l'avis de la population sont variés et font de plus en plus appel aux nouvelles technologies. Ainsi, aux traditionnelles assemblées publiques, nous ajoutons aujourd'hui des sondages en ligne, des applications pour téléphone intelligent (pour enregistrer des trajets à vélo) de la webdiffusion, ainsi qu'une analyse fine des commentaires grâce à l'outil d'analyse en langage naturel développé par le professeur Mellouli, directeur du Centre de recherche sur les communautés intelligentes. La révision de la Politique de consultation publique actuellement en cours constitue le moment idéal pour explorer l'immense potentiel des nouvelles technologies face à la participation citoyenne en vue de développer et d'expérimenter des médias aussi prometteurs que les bornes citoyennes, par exemple.

Si les activités de consultation publique tenues depuis de nombreuses années ont confirmé à la Ville l'importance de créer des environnements sociaux et physiques favorables à l'amélioration de la santé et du mieux-être des citoyens, d'autres sources sont venues en confirmer l'urgence.

La vaste étude menée par la Direction régionale de santé publique en 2012 a donné la parole à des scientifiques, des professionnels du domaine de la santé publique, des acteurs du réseau de la santé, des services sociaux et du milieu communautaire, une diversité de clientèles vulnérables, des intervenants du milieu, des citoyens ainsi qu'à des représentants des milieux gouvernementaux et municipaux.

Fait remarquable, cette étude a permis aux personnes les plus touchées en matière d'inégalité de prendre la parole, par la tenue de 11 groupes de discussion. Itinérants, prostituées, toxicomanes, immigrants, autochtones vivant hors réserve, personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, des limitations physiques ou intellectuelles et personnes faisant partie de la diversité sexuelle ont pu partager leur réalité et mettre en lumière les conséquences sur leur santé et leurs conditions de vie.

Au terme du processus ayant mené au rapport de la Santé publique, tous les acteurs ont exprimé leurs préoccupations devant les inégalités sociales et les inégalités des conditions de vie; tous ont constaté l'importance d'agir en concertation.

À partir des résultats de ce rapport et de la rétroaction citoyenne obtenue par le biais des activités de consultation publique de la Ville, un questionnaire a été développé avec l'organisme Votepour.ca, organisme à but non lucratif, pour mesurer sur le terrain les perceptions des gens sur la qualité de vie dans différents quartiers de Québec, comme mentionné à la section Résultats recherchés.

La Ville souhaitait que cette consultation se réalise exclusivement en personne sur le terrain pour assurer une participation de proximité et favoriser une mobilisation citoyenne. Entre le 15 mars et le 9 avril 2018, 612 résidants de 6 quartiers de la ville (3 en Haute-Ville, 3 en Basse-Ville) ont répondu aux 24 questions sur la qualité de vie.

Les résultats confirment des écarts notables entre des secteurs de la ville sur certains enjeux de santé durable (pollution de l'air, vandalisme, vulnérabilité alimentaire, logement, intégration sociale, détresse parentale). Cependant, d'autres enjeux semblent préoccuper un grand nombre de citoyens, sans égard à leur secteur de résidence (accès à un logement abordable, à la nourriture, à l'emploi, à des lieux de rencontre, amélioration du transport en commun et de la mobilité ainsi qu'aménagements et activités extérieures).

Fait à noter : 55 % des répondants ont des idées à partager sur les enjeux de santé et de vulnérabilité, 46 % peuvent aider le projet par leurs connaissances et leurs expériences et plus d'une personne sur trois se dit disponible pour participer aux suites du projet.

Nous pouvons aussi compter sur un bassin de personnes mobilisées autour des grands enjeux citoyens, comme le démontre la récente consultation tenue sur le projet de réseau structurant de transport en commun à Québec. Plus de 1 300 personnes ont participé à l'une des 5 séances d'information, 3 200 autres ont suivi les séances en webdiffusion, 88 000 personnes se sont informées sur la page Facebook et 59 000 ont consulté la vidéo promotionnelle.

La Ville misera sur cette volonté d'engagement dans le cadre du Défi des villes intelligentes. Pour toute la période de réalisation du défi et par la suite, les citoyens seront consultés. En plus des moyens déjà en usage, la Ville de Québec entend mettre en place des projets de vitrine technologique en collaboration avec de jeunes pousses (start-up) afin d'assurer la disponibilité d'outils numériques de participation publique à la fine pointe des pratiques émergentes en la matière.

La mise en œuvre de notre proposition fera l'objet d'une large promotion dès l'annonce de candidature. Une section y sera consacrée sur le site Web de la Ville, où les personnes intéressées pourront suivre l'évolution des différents projets et activités. L'utilisation des médias sociaux favorisera l'accessibilité de l'information et la rétroaction citoyenne.

Le Défi des villes intelligentes ne pourrait être relevé sans le soutien de l'Université Laval et de nos nombreux partenaires, dont on trouve la liste à la section Partenaires. Leur collaboration à la mise en œuvre et à la promotion du projet nous est déjà assurée.