Biographie
Né à Sainte-Anne-de-Beaupré le 21 octobre 1800, René-Édouard Caron est le fils d’Augustin Caron, cultivateur de la côte de Beaupré, et de Marie-Élisabeth Lessard. Après avoir suivi le cours complet des humanités au Petit Séminaire de Québec, il entreprend des études de droit et est admis au Barreau en 1826. Il exerce la profession d’avocat à Québec, où il se forge rapidement une solide réputation de juriste compétent et respecté.
Il s’engage en politique municipale dès 1833 à titre de conseiller, puis devient maire de Québec de 1834 à 1836 et de 1840 à 1846. Son administration est marquée par des événements majeurs, notamment l’épidémie de choléra de 1834 et les grands incendies de 1845.
Parallèlement, il est élu député de la Haute-Ville de Québec à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada en 1834. Patriote modéré, favorable à la conciliation, il appuie néanmoins les 92 Résolutions. Associé au «¿parti de Québec¿», il refuse de suivre Louis-Joseph Papineau lors des rébellions de 1837-1838. En août 1837, il est nommé conseiller législatif, fonction qu’il occupe jusqu’à la suspension de la constitution.
Opposant résolu à l’union du Haut et du Bas-Canada, René-Édouard Caron participe activement à la mobilisation contre ce projet, allant jusqu’à lancer une pétition réunissant près de 40¿000 signatures. Malgré l’adoption de l’Acte d’Union en 1840, il choisit une posture de compromis et participe ensuite aux institutions du nouveau régime, siégeant de nouveau au Conseil législatif, qu’il préside à plusieurs reprises. Il contribue également de manière déterminante à l’établissement du principe de la responsabilité ministérielle.
En 1853, il est nommé juge à la Cour supérieure du Bas-Canada, puis à la Cour d’appel deux ans plus tard. Juriste influent, il est aussi l’un des trois commissaires chargés de la codification du droit civil du Bas-Canada, des travaux qui mèneront à l’adoption du Code civil entré en vigueur en 1867.
Après la Confédération, René-Édouard Caron accède à la charge de deuxième lieutenant-gouverneur du Québec en 1873, fonction qu’il exerce jusqu’à son décès survenu le 13 décembre 1876, à sa résidence de Spencer Wood, à Sillery. Profondément religieux et reconnu pour son sens aigu du devoir, il reçoit des funérailles d’État à la basilique de Québec et est inhumé au cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Sainte-Foy.
Il épouse, en 1828, Marie-Vénérande-Joséphine Deblois.