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Répertoire du patrimoine bâti

Fiche

Amyot, Georges-Élie

1856 - 1930

Biographie

Georges-Élie Amyot, manufacturier, homme d’affaires, homme politique et philanthrope, né le 28 janvier 1856 à Saint-Augustin-de-Desmaures, Bas-Canada, fils de Dominique Amyot (Amyot, dit Larpinière), cultivateur, et de Louise Nolin ; le 14 novembre 1881, il épousa à Québec Joséphine Tanguay, et ils eurent six enfants, dont cinq survécurent ; décédé le 28 mars 1930 à Palm Beach, Floride.

En 1886, à Québec, un homme d'affaires originaire de Saint-Augustin de Desmaures, Georges-Élie Amyot, et un autre d'origine française, Léon Dyonnet, s'associent pour fonder la Dominion Corset. Après des commencements modestes, la Dominion Corset devient au début du siècle le plus gros employeur industriel de la ville de Québec et la plus important fabricant de corsets au Canada. Amyot s'attache à développer un solide réseau de points de vente au Canada, ayant rnême à son emploi de nombreux commis voyageurs de Halifax à Vancouver. Bientôt, Dominion Corset vend ses produits en Angleterre, en France, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Amérique latine. Si bien qu'en 1930, elle est une des plus prospères manufactures de sous-vêtements féminins du monde. Elle fabrique des corsets, des soutiens gorges, des culottes et des vêtements de nuit ou de la lingerie féminine en général. Les vêtements de la Dominion Corset ont la réputation d'être beaux et confortables. À la fin de la deuxième guerre, la compagnie emploie 1 200 personnes, surtout des femmes. Dont la plupart sont de Québec ou de la région. En fait, presque toutes les femmes célibataires rêvent de travailler à la Dominion Corset. Elles entrent jeunes dans l'entreprise, alors qu'elles ont entre 16 et 18 ans. Certaines, plus jeunes encore, cachent leur âge véritable pour entrer à la Dominion Corset. Toutes les employées de la Dominion Corset devaient étre célibataires et devaient le rester tout le temps qu'elles travaillaient pour la compagnie. Ce règlement ne fut abrogé qu'à la fin des années 1950. Les réglèrent étaient sévères. On reste à sa place devant sa machine. La compagnie a longtemps versé de maigres salaires, mais c'était mieux que ce qui se versait ailleurs à Québec. Mais, durant la guerre, les femmes chantent ensemble, du soldat Lebrun par exemple. La compagnie, cependant, qui n'aimait pas cela, fait installer des haut-parleurs qui diffuseront de la musique instrumentale, impropre à être chantée. Donc les femmes se sont tues. Il y a un livre à consulter à ce sujet: Les ouvrières de la Dominion Corset à Québec, 1886-1988, publié par le Laboratoire d'ethnologie urbaine en 1993.

Selon William Wood, en 1931, Georges-Élie Amyot est à la tête de la plus grande fabrique de corsets (gaines à baleines) de l'Empire britannique. Il emploie 1 500 travailleurs et vend ses produits au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Terre-Neuve, en France, en Angleterre, en Afrique du Sud, en Argentine, en Uruguay, en République Dominicaine, à Trinidad, au Paraguay et au Mexique. 

Georges-Élie Amyot est également homme politique. Il est le candidat libéral défait à la Chambre des communes, dans Québec, à l'élection partielle du 23 octobre 1906. Il est également conseiller législatif de la division de La Durantaye du 8 janvier 1912 au 28 mars 1930. En 1922, il est choisi pour sauver la Banque nationale de la faillite. Il devient président de la banque. Dans les années 1920, Amyot est investisseur, directeur et promoteur de multiples projets immobiliers à Qiuébec, mais aussi ailleurs au pays. À l’investissement dans l’immobilier, il ajoute des placements dans de nombreuses compagnies ferroviaires, maritimes et minières. La Dominion Corset incluse, l’empire Amyot vaut, en 1930, au moins 8 millions en dollars d’avant la crise et constitue l’un des grands héritages dans la ville de Québec de cette époque. Georges-Élie Amyot décède subitement à Palm Beach le 28 mars 1930. Il est inhumé le 3 avril au cimetière Notre-Dame de Belmont. 

Il y a une plaque rappelant la Dominion Corset et le rôle de la famille Amyot sur le mur de La Fabrique, rue Dorchester, près du boulevard Charest. 

Sources: 
Marc Vallières. « Amyot, Georges-Élie » dans le DBC. Vol. XV. sur le site http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=8004 consulté en ligne le 8 mai 2025 
William Wood, The storied Province of Quebec. Past and present, vol. 3 (1931) . 174s.
Assemblée nationale du Québec. « Georges-Élie Amyot » sur le site  https://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/anciens-parlementaires/amyot-georges-elie-7.html consulté en ligne le 8 mai 2025