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Répertoire du patrimoine bâti

Fiche

Côté, Jean-Baptiste

1832 - 1907

Biographie

Né dans le faubourg Saint-Roch, Jean-Baptiste Côté y passera presque toute sa vie. Il entre vers 1850 comme apprenti à l'atelier de François-Xavier Berlinguet, ce qui lui permet de devenir architecte-dessinateur et de collaborer, notamment, à la décoration de l'église de Beauport. Vers 1855, Côté quitte l'architecture, décide de s'établir à son compte et de s'orienter vers la sculpture navale. Il ouvre un atelier près des chantiers navals de la rivière Saint-Charles, au 32, rue Saint-François. Au fil du temps, Côté va travailler pour les plus grands constructeurs de navires, dont Narcisse Rosa, Pierre-Vincent Valin et James Gibb Ross. Il réalise divers genres de sculptures pour les proues et les poupes des bâtiments, dont des nymphes (figures féminines en pied). Durant les années 1860, tout en poursuivant la sculpture navale, il collabore à divers journaux éphémères, s'adonnant à la caricature et à la satire sociale et politique. Durant les années 1870, le déclin de la construction navale à Québec l'oblige à se tourner vers d'autres marchés comme ceux de l'enseigne commerciale, du mobilier et du monument funéraire. Il façonne des Indiens comme enseignes de tabagie, des meubles de luxe pour des membres de sa famille, des pleureuses pour les cimetières de Charlesbourg et de Saint-Charles de Québec, des anges de corbillard et même des animaux pour la crèche de l'église Saint-Sauveur. En 1876, il se fait construire une nouvelle maison à deux étages, rue de la Couronne, où il réserve le rez-de-chaussée pour sa boutique. Et Côté commence aussi à cette époque à exploiter le marché de la sculpture religieuse, en relief ou en ronde-bosse. À l'Exposition provinciale de Québec en 1877, il se mérite, comme Michele Rigali et Louis Jobin, une «prix extra» pour ses statues en bois.

En juin 1880, à Québec, on fête la Saint-Jean-Baptiste en grand, car se tient alors la Convention nationale qui réunit les francophones du Québec, de l'Ontario, de l'Ouest canadien et des États-Unis. La fête dure trois jours. Même la France et la Belgique y sont représentées. L'un des temps forts est le défilé de la SaintJean dans les rues de Québec. Et, cette année, on a voulu le défilé flamboyant. Vingt-deux chars sont au programme et sept d'entre eux porteront des sculptures de Jean-Baptiste Côté et de Louis Jobin. Tout un événement! Jamais auparavant on n'avait fait appel à des sculpteurs reconnus.
Musée de la civilisation, Objets de civilisation (1990) : 107.

La participation de Côté au défilé du 24 juin 1880 consacre sa réputation de sculpteur et surtout de statuaire. À compter de ce moment, il s'oriente définitivement vers le marché de la sculpture religieuse qu'il exploitera jusqu'à la fin du siècle. Jean-Baptiste Côté est mort pauvre. Son œuvre statuaire connue n'a pas l'ampleur de celle de Louis Jobin. «Aujourd'hui, Jean-Baptiste Côté est considéré non seulement comme l'un des premiers graveurs-caricaturistes au pays mais aussi comme l'un des sculpteurs sur bois québécois les plus originaux de la seconde moitié du XIXe siècle.»
Mario Béland, «Jean-Baptiste Côté, Dictionnaire biographique du Canada, vol. XIII (1994): 241

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