Biographie
«Écrivain et poète né à Québec. Ardent nationaliste, cofondateur de l'Institut canadien de Québec, il a écrit des poèmes imités des romantiques français et d'inspiration patriotique comme Le Vieux Soldat canadien (1855) ou Le Drapeau de Carillon (1858). Libraire sur la rue de la Fabrique à Québec, il transforma son arrière-boutique en un véritable cénacle que fréquentaient François-Xavier Garneau, l'abbé Henri-Raymond Casgrain, Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Pamphile Le May. Après avoir fait faillite, il alla se réfugier en France en 1863. Il y vécut dans la pauvreté, sous un nom d'emprunt, jusqu'à sa mort. La correspondance régulière que, dans son exil, il avait entretenue avec l'abbé Casgrain et son Journal du siège de Paris furent publiés par celui-ci après la mort du poète.»
Michel Veyron, Dictionnaire canadien des noms propres (1989) : 188.
Il y a une rue Crémazie dans le quartier Montcalm en l'honneur de ce personnage.