Biographie
Né le 15 octobre 1840 à Saint-Athanase, près d'Iberville, Honoré Mercier est le fils de Jean-Baptiste Mercier, cultivateur, et de Marie-Catherine Timineur (Kemeneur).
Mercier fait l'apprentissage du droit auprès de Maurice Laframboise et d'Augustin-Cyrille Papineau à Saint-Hyacinthe, et auprès de Joseph-Adolphe Chapleau à Montréal. Il est admis à la pratique en 1865. Il exerce d'abord sa profession d'avocat à Saint-Hyacinthe de 1865 à 1881, puis s'établit à Montréal. Au cours des années 1860, il est rédacteur au Courrier de Saint-Hyacinthe.
En 1871, Mercier participe à la fondation de la section montréalaise du Parti national. Il est député libéral de Rouville à la Chambre des communes de 1872 à 1874. Cinq ans plus tard, il est élu député libéral de Saint-Hyacinthe à l'Assemblée législative et assermenté solliciteur général dans le gouvernement de Henri-Gustave Joly de Lotbinière. Chef de l'opposition libérale de 1883 à 1887, il fonde le nouveau Parti national, regroupant les libéraux et les conservateurs dissidents, indignés par la pendaison du chef métis Louis Riel en 1885.
Premier ministre du Québec de 1887 à 1891, Mercier occupe les fonctions de procureur général de 1887 à 1888 et de commissaire de l'Agriculture et de la Colonisation en 1888, 1890 et 1891. À la suite du scandale du chemin de fer de la baie des Chaleurs, il est renvoyé d'office par le lieutenant-gouverneur, Auguste-Réal Angers, en 1891. Traduit en justice sous une accusation de fraude, il est acquitté, mais ruiné et affligé par la maladie. Pendant son passage au pouvoir, il soutient la colonisation et la construction ferroviaire, procède au règlement de la question des biens des Jésuites et convoque la première conférence des premiers ministres provinciaux de l'histoire de la Confédération canadienne.
Il est décédé à Montréal le 30 octobre 1894. Il est inhumé dans la même ville dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
Il avait épousé à Saint-Hyacinthe, en 1866, Léopoldine Boivin, fille de Narcisse Boivin, marchand, et d'Élisabeth Maillette; puis au même endroit, en 1871, Virginie Saint-Denis, fille de Jean-Baptiste Saint-Denis, marchand, et d'Hermine Boivin.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec, https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=7774&type=pge. Page consultée le 22 septembre 2022.