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Répertoire du patrimoine bâti

Fiche

Maison de transition franco-québécoise

La maison évolue peu dans les décennies qui suivent la Conquête de 1759-1760, car les gens de métier et leurs traditions françaises demeurent. Elle n’est confrontée aux influences britanniques qu’au tournant du XIXe siècle, suite à l’immigration anglaise qui apporte avec ces nouveaux arrivants leurs propres traditions de construire. Cette période, aux environs de 1770 à 1820, amorce ainsi l’adaptation du modèle français au contexte québécois, tout en étant influencée par le style néoclassique. Elle entraîne le développement de la maison de transition franco-québécoise qui s’est implantée à Québec en milieu rural et semi-urbain, ou encore dans les faubourgs. Ce type reprend quelques caractéristiques de la maison d’inspiration française avec une bonne assise au sol, un toit à forte pente, des murs en pierre de moellons ou en pièce surpièce et d’imposantes souches de cheminée. L’influence britannique est quant à elle observable dans la disposition plus régulière des ouvertures et des cheminées. Des ornements classiques comme les frontons garnissent parfois les lucarnes et les fenêtres qui sont entourées de chambranles de bois sculpté. La maison compte un rez-de-chaussée et un comble habitable, un volume variable, des murs revêtus de bois ou de crépi, une pente de toit souvent moins prononcée que celle de la maison d’inspiration française et un avant-toit droit ou courbé qui déborde de la surface du mur. La position de la souche de cheminée varie considérablement ; au centre, ou bien à une ou à chaque extrémité de la toiture. Les ouvertures sont plus nombreuses que sur la maison d’inspiration française et leurs carreaux de verre sont agrandis. La présence de lucarnes, avec le modèle d’usage à pignon, se généralise.