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Répertoire du patrimoine bâti

Fiche

Éclectisme

Le mouvement éclectique peut être considéré comme le résultat d’un apport constant de styles qui se sont mis en place tout au long du XIXe siècle, période principalement associée au règne de la reine Victoria (1837-1901). Il vise avant tout à produire des effets, inédits et pittoresques, sans souci de cohérence. Cette pratique artistique est fondée sur la synthèse des styles pour en arriver à une architecture définie, c’est-à-dire à une œuvre menée à terme. Entre 1875 et 1920, l’éclectisme est présent sur l’ensemble du territoire de la ville de Québec avec les réalisations d’architectes tels que Joseph-Ferdinand Peachy, Staveley & Staveley, Georges-Émile Tanguay et Elzéar Charest. Il est fortement associé aux bâtiments à usage ou à connotation religieuse, mais également aux maisons bourgeoises ou à toutes autres constructions laissant paraître la richesse et le statut social du propriétaire. Au fil du temps, certains bâtiments aux allures plus modestes peuvent bénéficier d’une superposition stylistique en regard à leur ornementation d’origine. Il est donc possible qu’une maison néoclassique québécoise soit dotée d’un garde-corps à motifs géométriques, d’une crête faîtière, d’un portail d’ordre classique et de garnitures de bois découpées. L’éclectisme combine le vocabulaire architectural de plusieurs néo-styles qui s’inspirent eux-mêmes de l’architecture médiévale, grecque, romane, gothique, classique ou baroque. Chaque œuvre est unique, puisque l’architecte ou le constructeur s’applique à concevoir un bâtiment empreint d’originalité. Ce dernier présente habituellement une composition d’ensemble asymétrique, complexe et imposante : un plan irrégulier avec des décrochés, divers toits dont celui de forme conique ainsi que des façades articulées par des dômes, des avant-corps, des tourelles ou des galeries. Afin d’augmenter l’effet visuel recherché, l’emploi de plusieurs couleurs et de matériaux, de même que l’abondance de l’ornementation sont de mise. La mécanisation des procédés de fabrication dans le domaine de la construction, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, n’est pas étrangère à la surcharge du décor. Celui-ci peut dorénavant être produit rapidement et à moindre coût dans des installations industrielles comme les scieries et les fonderies.