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Répertoire du patrimoine bâti

Fiche

Néo-georgien

Le style georgien doit son nom à l’architecture pratiquée en Grande-Bretagne pendant les règnes des quatre premiers monarques de la maison de Hanover (1714-1830), soit entre la proclamation de George 1er et la mort de Georges IV. Palladienne, gothique, néoclassique et Regency, les sources d’inspiration de cette période sont variées, mais le style georgien se réfère plus précisément à l’architecture de la Renaissance. Il prône ainsi le retour du système de proportions avec les ordres, en plus de vouloir rétablir l’équilibre et l’harmonie d’ensemble. Après avoir été popularisé en Grande-Bretagne, puis à travers les treize colonies anglaises d’Amérique du Nord qui donnèrent naissance aux États-Unis en 1776, il obtient un regain de popularité au début du XXe siècle avec le style néo-georgien. Ce dernier est en vogue auprès de la communauté anglophone de Québec entre 1900 et 1930, bien que plusieurs bâtiments semblent construits après cette période. Presque exclusivement associé à l'architecture résidentielle, il se retrouve en milieu urbain et semi-urbain. Le bâtiment de style néo-georgien, rattaché au style georgien et au style colonial américain, s’inspire de l’architecture vernaculaire anglaise à laquelle les règles classiques sont appliquées. Il possède un volume carré ou rectangulaire d’au moins deux niveaux d’occupation, un revêtement de brique ou de bois, des fenêtres à guillotine à petits carreaux et une cheminée à chacune des extrémités de la toiture. Celle-ci est à deux versants droits ou à deux versants droits avec demi-croupes, en plus de posséder une pente moyenne qui peut être munie de lucarnes. Reprenant l’un des principaux traits du style georgien, le bâtiment présente une composition symétrique. Les trois ou cinq travées de la façade sont disposées régulièrement et la porte d’entrée, dotée d’une imposte et de baies latérales, fait office d’axe central. L’ornementation est tirée du vocabulaire classique. Elle se transpose sur les perrons, les portails, les boiseries et en bordure de la toiture, entre autres avec les corniches et les retours d’équerre. La palette de couleurs adoptée est quant à elle relativement précise : le blanc des fenêtres, des saillies et du décor est combiné au rouge de la brique et au noir des persiennes et des portes.