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Patrimoine

L'essor du commerce du grain

11 novembre 2019

Par Julie Turmel, Port de Québec

C’est à la suite du déclin du commerce du bois à Québec, au début du 20e siècle, que l’exportation du grain devient la principale vocation du port de Québec. Ce dernier est alors administré par la Commission du Havre de Québec (C.H.Q.).

Conjointement à l’ouverture du Pont de Québec en 1917, le développement du rail favorise l’essor du commerce des céréales. En effet, ce nouveau lien ferroviaire entre les villes de Québec et de Lévis donne dorénavant au port un accès à un plus grand marché, incluant les maritimes et les États-Unis.

Devant ces nouvelles possibilités, d’importantes compagnies ferroviaires se voient investir dans l’activité du transbordement du grain au port de Québec.

En 1882, la jetée Louise, alors construite depuis peu, fait l’objet d’un nouvel aménagement : un nouveau silo à céréales. Il y est érigé sous l’initiative du Canadien Pacifique. Huit ans plus tard, la Great Northern Railway Company investit près de 300 000 $ pour la construction d’un autre silo à grain à la Pointe-à-Carcy, quatre fois plus grand que le précédent. Ce dernier a toutefois cédé sous les flammes quelques années plus tard, en 1909. On y construit au même endroit, en 1913, les bureaux administratifs du port de Québec, aujourd’hui le siège social de l’Administration portuaire de Québec.

L’exportation du grain prend vraiment son essor à Québec à la suite de la construction des silos sur la jetée Louise en 1914, un projet de la Commission du Havre de Québec. Rapidement, sa capacité est insuffisante pour satisfaire aux besoins grandissants de plus en plus importants en matière d'entreposage du grain. En 1917, une première annexe est alors ajoutée aux silos existants. En 1929, une deuxième annexe voit le jour, ce qui finalisa le portrait des 81 silos tels qu’on les connait aujourd’hui alors qu’ils sont opérés par G3.

À ce jour, le transbordement du grain est toujours une activité prospère à Québec, si bien qu’en 2018, c’est au tour de Sollio Agriculture (de la Coop Fédérée) d’investir dans un projet de terminal d’exportation céréalier dans le secteur du Foulon.

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