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Vieux-Québec

Traverse Québec-Lévis

Traverse Québec-Lévis

Un indispensable lien maritime

La région de Québec s’est toujours développée sur les deux rives du fleuve : Lévis au sud, Québec au nord. En été, le lien maritime entre les deux villes est rapidement devenu nécessaire. Le premier service de traverse en canots a évolué au rythme des besoins, jusqu’à l’usage de navires de grande capacité faisant la navette aux demi-heures. En hiver, la population a longtemps dû utiliser un pont de glace.

Canots et canotiers

Au Régime français, les déplacements entre Québec et Lévis sont peu nombreux. Barques, chaloupes et canots sont nolisés au besoin. Au tournant du 19e siècle, l’accroissement de la population amène la spécialisation de passeurs qui utilisent des canots pour transporter les passagers. Ceux d’écorce peuvent accommoder trois ou quatre personnes; ceux en bois ont une capacité de 15 à 20 personnes. Ces canots effectuent la traversée en une vingtaine de minutes.

Les premiers traversiers de grande capacité

Le premier traversier à vapeur entre en service en 1818, à l’époque où la forte croissance économique et démographique de la région provoque la multiplication des services de traversier. En plus des canotiers, qui sont toujours actifs, des embarcations à traction animale font leur apparition. Les roues à aube de ces horse-boats plats comme des chalands sont actionnées par deux ou trois chevaux. Le premier entre en service en 1828 et le dernier est mis au rancart en 1842. Tous ces navires peuvent embarquer de 100 à 300 passagers, des marchandises et des voitures à cheval. Ils font la traversée en une dizaine de minutes.

Améliorer le service

L’arrivée du train à Lévis en 1854 augmente l’achalandage entre les deux rives. Un premier service de traversier synchronisé avec le passage des trains est inauguré deux ans plus tard. Mais d’autres améliorations sont nécessaires. En 1863, les villes de Québec et de Lévis s’entendent pour accorder un monopole afin de régulariser le service. Jusque-là, les exploitants en concurrence attendaient souvent que leur navire soit plein avant de partir. Désormais, les départs se font à heure fixe. Une première salle d’attente est aménagée en 1872.

L’écueil du pont de Québec

Le pont de Québec, inauguré en 1917, permet enfin de connecter Québec au réseau ferroviaire transcontinental. La gare de Lévis perd de l’importance et, par conséquent, les traversiers Québec-Lévis aussi. Le coup le plus dur survient cependant 12 ans plus tard, quand on ouvre une voie pour automobiles sur le pont de Québec. La traverse Québec-Lévis demeure quand même un maillon important du transport entre les deux rives, avec les 1,5 million de passagers, 300 000 véhicules et 100 000 bicyclettes qui l’empruntent en moyenne chaque année.

Le pont de glace

À partir du mois de décembre, l’hiver provoque la formation de glace sur le fleuve et rend la navigation difficile. Jusqu’en 1909, le fleuve était complètement gelé entre Québec et Lévis de la mi-janvier à la fin mars. Ce couvert de glace était si solide qu’on pouvait y tracer un « pont de glace », un chemin bien balisé et bien entretenu qu’empruntait la population pour traverser d’une rive à l’autre à pied et en voiture à cheval. Ce pont était aussi un lieu de divertissement et de sociabilité. Des courses de carrioles et de voiliers à glace s’y déroulaient, des cabaretiers y vendaient même de l’alcool.

Après 1909, des navires brise-glace de plus en plus efficaces vont empêcher la formation du pont de glace et rendre possible la navigation sur le fleuve au cœur de l’hiver. De nouveaux traversiers d’hiver construits en 1910 assureront désormais une liaison maritime permanente entre Québec et Lévis.

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