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Toponymie

Fiche

Boisclerc

rue

20 avril 1917

Lairet

La Cité-Limoilou

Commissaires , chemin (ou route) des

Originaire de Paris, Jean-Eustache Lanoullier de Boisclerc (1689 ou 1694-1750) arrive en Nouvelle-France en 1712. Il est nommé contrôleur de la Marine en 1719, puis grand voyer de la Nouvelle-France en 1731, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Lanoullier est le premier grand voyer à prendre les devoirs de sa charge au sérieux, des devoirs qui comprennent la construction, l'entretien et l'inspection de toutes les routes et de tous les ponts, tant des villes que des campagnes. La plus grande réalisation de Lanoullier est la construction de deux chemins du roi lesquels, en 1750, parcourent en long et en large la partie centrale de la colonie. Le premier et le plus impressionnant de ces chemins relie alors Québec à Montréal en suivant la rive nord du Saint-Laurent. L'ouverture de ces routes est considérée aujourd'hui comme une des plus grandes réussites matérielles du Régime français. C'est en bonne partie grâce au travail de Lanoullier que les vastes campagnes de la Nouvelle-France s'ouvrent à la colonisation et au commerce. La contribution de cet homme à l'expansion économique de la colonie est majeure.

Ancien toponyme
Apparaissant dans un document de 1879, la rue Boisclerc s'appelait autrefois chemin ou route des Commissaires. Vers 1860, l'administration des chemins qui donnaient accès à Québec relevait, en vertu d'une loi spéciale, de la compétence de commissaires. C'est donc en l'honneur de ceux-ci que le chemin a été nommé. Une partie de ce chemin est devenue la rue Boisclerc, et une autre, le boulevard Wilfrid-Hamel.

Sources

Règlement 33, 20 avril 1917 (Boisclerc); Ville de Québec. Guide odonymique de la ville de Québec 1608-1988, 1989; Atlas Hopkins 1879, p. 37 (des Commissaires); Histoire municipale, tome III, p. 88; Dictionnaire biographique du Canada, vol. lll.

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