Accueil / Citoyens / Patrimoine / Toponymie / Fiche

Toponymie

Fiche

Pollack

rue

6 avril 1987

Pointe-de-Sainte-Foy

Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge

Maurice Pollack (1885-1968), né en Russie, immigre à Québec en 1902, à l'âge de 17 ans. Il travaille comme vendeur itinérant avant d'ouvrir, en 1906, un magasin de vêtements pour hommes, rue Saint-Joseph. S'y ajoute en 1914 un rayon pour dames et enfants. Une quinzaine d'années plus tard, son commerce occupe presque tout l'espace entre les rues Saint-Joseph, du Pont et le boulevard Charest. Sa croissance ne s'arrête pas là : en 1950, il se fait construire un magasin à rayons dont la façade donne sur le boulevard Charest; l'édifice, de style international, est l'un des plus modernes de la ville. Maurice Pollack cède ensuite son entreprise à ses fils pour se consacrer à la fondation qui porte son nom. Des hôpitaux, des établissements d'enseignement et des organismes communautaires profiteront de sa générosité, que ce soit au Canada, aux États-Unis ou en Israël. À Québec, il finance la construction du pavillon Maurice-Pollack, sur le campus de l'Université Laval. Il possède par ailleurs à Sainte-Foy une résidence secondaire entourée d'un vaste terrain où croît une pommeraie, appelée communément « le verger Pollack ». Considéré longtemps comme le doyen de la communauté juive de Québec, Maurice Pollack s'éteint dans cette ville et est inhumé au cimetière Shaar Hashomayim, à Montréal.

Sources

Résolution 37,966 de la Ville de Sainte-Foy, 6 avril 1987; Ville de Sainte-Foy, Division des Archives. Index des noms de rues - Sainte-Foy, 2001; Ville de Sainte-Foy. Normalisation des odonymes. Annexe B - Historique de chacun des noms de rues de la Ville de Sainte-Foy, 1993; Ville de Québec, secteur de la diffusion du patrimoine. Épigraphes 2001 - Notes biographiques complémentaires; Lessard, Michel, avec la coll. de Jean-Marie Lebel et Christian Fortin. Sainte-Foy : l'art de vivre en banlieue au Québec : du temps des seigneuries à l'aurore du XXIe siècle, Éd. de l'Homme, Montréal, 2001.

Retour