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Toponymie

Fiche

Rodrigue-Masson

avenue

6 février 1984

Sillery

Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge

Lieutenants-gouverneurs

Masson , rue

Né à Terrebonne, dans la région de Lanaudière, Louis-Rodrigue Masson (1833-1903) est le fils de Joseph Masson (1791-1847), qui a acquis la seigneurie de Terrebonne en 1832. Après avoir étudié le droit au bureau de George-Étienne Cartier, Masson est admis au Barreau du Bas-Canada en 1859. Il choisit cependant de ne pas pratiquer et revient dans son village natal avec son épouse, Louise-Rachel McKenzie, fille du très influent lieutenant-colonel Alexander McKenzie. Toujours considéré comme le seigneur de Terrebonne, malgré l'abolition du régime seigneurial en 1854, Masson s'occupe de l'administration des propriétés et entreprises héritées de son père. En 1867, à l'instigation de George-Étienne Cartier, il s'engage dans l'arène politique et est élu député conservateur de Terrebonne à la Chambre des communes, poste qu'il conservera pendant près de 16 ans. De 1878 à 1880, il est ministre de la Milice et de la Défense dans le cabinet de John A. Macdonald, puis il siège au Sénat et, concurremment, au Conseil législatif du Québec. Nommé lieutenant-gouverneur en 1884, il exerce cette fonction jusqu'en 1887.

Louis-Rodrigue Masson usera de son influence politique pour faire avancer les causes qui lui tiennent à cœur, en particulier la défense des droits de la population métisse et indienne du Nord-Ouest. Il fait preuve de la même ardeur quand il s'agit d'affirmer les droits politiques et culturels de la minorité canadienne-française au sein de la Confédération. Il ne cessera d'exiger du gouvernement fédéral qu'une place soit faite au français dans les documents qu'il produit. Masson contribuera par ailleurs à régler la question de l'indemnité à verser aux Jésuites dont le gouvernement avait saisi les biens en 1800.

Ancien toponyme
L'avenue Rodrigue-Masson portait initialement le nom de rue Masson, adopté vers 1959.

Sources

Résolution 84-29 de la Ville de Sillery, 6 février 1984; Dussault, Clément-T. Guide toponymique de Sillery, Archives de la ville de Sillery, 1985; Jacques, Hélène et Carl Grenier. Désignation systémique en odonymie urbaine : le cas de la C.U.Q. - Sillery, G.E.C.E.T., Université Laval, 1974; Dictionnaire biographique du Canada, vol. X; Assemblée nationale du Québec, site Internet, 2003; Commission de toponymie du Québec. Noms et lieux du Québec : si chaque lieu m'était conté, 1997, cd-rom; Rôle d'évaluation, Ville de Québec, 2004.

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