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Communiqué

Prix de création littéraire de la Ville de Québec et du Salon international du livre de Québec 2020 : trois auteurs récompensés

Québec, le 24 septembre 2020 – La Ville de Québec et le Salon international du livre de Québec dévoilent les lauréats des Prix de création littéraire 2020.

Dans la catégorie littérature adulte, la gagnante est Mme Naomi Fontaine pour Shuni, publié aux éditions Mémoire d’encrier. Dans la nouvelle catégorie essai, le lauréat est M. Jean Désy pour Être et n’être pas, chronique d’une crise nordique, publié aux éditions XYZ. Dans la catégorie littérature jeunesse, la lauréate est Mme Élizabeth Baril-Lessard pour Ma vie de gâteau sec, publié aux éditions Les Malins. Chaque récipiendaire a reçu une bourse de 5 000 $.

« Je félicite les auteurs lauréats ainsi que tous les finalistes pour leur œuvre, a déclaré Mme Alicia Despins, membre du comité exécutif responsable de la culture, de la technoculture et des grands événements. Par leur génie créatif, ces auteurs de talent font rayonner notre ville et consolident la position de Québec comme ville de littérature dans le prestigieux réseau mondial des villes créatives de l’UNESCO. »

« En ces temps difficiles, nous sommes heureux de saluer la créativité et le brio de ceux et celles qui auront ouvert les portes de leur imaginaire pour une échappée belle un livre à la main, a ajouté M. John R. Porter, président du conseil d’administration du Salon international du livre de Québec. »

Dans la catégorie littérature adulte, les deux autres finalistes étaient :
    •       Mme Geneviève Boudreau pour La Vie au-dehors (Boréal)
    •       Mme Marie-Ève Muller pour La résilience des corps (L’instant même)

Dans la catégorie essai, les deux autres finalistes étaient :
    •     M. Jean Labbé pour La maltraitance des enfants - Une histoire d’hier à aujourd’hui (Presses de l’Université Laval)
    •      M. Jean Provencher pour Histoires naturelles (Del Busso éditeur)

Dans la catégorie littérature jeunesse, les deux autres finalistes étaient :
    •       Mme Magali Laurent pour L’ogre et l’enfant (Bayard Canada)
    •       Mme Valérie Harvey pour L’Ombre du Shinobi (Québec Amérique)

Chaque finaliste a reçu un prix de participation de 500 $.

Cette année, 60 œuvres ont été soumises au jury du concours par les éditeurs. Plusieurs genres littéraires étaient admissibles : roman, nouvelle, poésie, conte, récit, biographie, théâtre et essai. Les ouvrages devaient avoir été publiés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019.

Rappelons que la cérémonie de remise de prix, prévue au printemps 2020, a été annulée en raison de la pandémie. Devant l’incertitude rendant difficile la planification d’une nouvelle cérémonie, le Salon international du livre de Québec et la Ville de Québec ont préféré informer les lauréats par téléphone.

Le jury de sélection
La sélection des œuvres était basée sur leur qualité et leur originalité, tant sur la forme que sur le fond. Le jury était présidé par M. Aurélien Boivin, professeur émérite de l’Université Laval, et composé de Mme Bärbel Reinke, animatrice de l’émission de radio Les matins éphémères sur les ondes de CKRL, Mme Christine Eddie, auteure, Mme Claire Baillargeon, bibliothécaire, et de M. Jean Dumont, libraire.

Commentaires du jury

Shuni de Naomi Fontaine
« Avec Shuni, un récit sous forme de lettres, Naomi Fontaine signe un texte magnifique qui casse le misérabilisme dont on afflige souvent les peuples autochtones et trace plutôt un chemin lumineux vers la compréhension entre deux sociétés voisines, l’une, blanche et l’autre, innue. Ses phrases, empreintes de tendresse pour sa communauté et sa culture, font tomber un à un les préjugés. La prose de Naomi Fontaine, d’une grande humanité, invite à la réconciliation et nourrit l’espoir. Shuni est un livre nécessaire, à mettre entre toutes les mains. »

Être et n’être pas, chronique d’une crise nordique de Jean Désy
« Ce médecin passionné de la toundra qu’il compare, à quelques reprises, à un véritable désert, mais de froid et non de sable, est constamment dérangé par trois constats : les nombreux suicides au sein de la population, et l’emprise qu’exercent sur elle l’alcool et les drogues. Il revient souvent sur les conséquences de ces trois graves problèmes en évoquant les gestes médicaux qu’il pose dans le journal qu’il nous livre des sept derniers séjours qu’il a effectués dans les régions nordiques entre le printemps 2016 et l’été 2018, plus particulièrement à Salluit, d’où il a pu desservir les 14 municipalités de ce vaste territoire qui fait plus du quart de celui du Québec tout entier. Au milieu de belles envolées poétiques tant sur les paysages à couper le souffle qu’il peut admirer en gars du Sud qui aime le Nord, il dénonce les souffrances et la détresse psychologique auxquelles cette population est confrontée et qui se traduit souvent aussi par la violence sous toutes ses formes. »

Ma vie de gâteau sec d’Élizabeth Baril-Lessard
« Premier tome d’une trilogie, Ma vie de gâteau sec d’Élizabeth Baril-Lessard, raconte l’histoire de Louane, adolescente passionnée de danse, qui voit ses aspirations s’écrouler lorsqu’on lui diagnostique un trouble anxieux lié à la danse. Tournant déterminant de sa vie qui lui permettra de découvrir de nouvelles facettes d’elle-même et de poursuivre sa route sur de nouvelles bases. L’histoire, bien ficelée, est dynamique et parsemée d’humour tout en abordant avec justesse des thèmes sérieux : troubles anxieux, entraide et consentement. Le personnage de Louane est crédible et bien campé. La mise en page aérée et la langue pleine de fraîcheur et principalement dialoguée rendent la lecture limpide et fluide. Ma vie de gâteau sec s’adresse tout d’abord aux adolescents, mais saurait rejoindre un lectorat beaucoup plus large. »

 



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