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Communiqué

Tarification sociale : une aide financière favorisant l’accès au transport en commun pour les citoyens à faible revenu

Québec, le 5 juillet 2022 – Afin de faciliter l’accès au transport en commun, la Ville de Québec proposera une tarification sociale au bénéfice des citoyens à faible revenu. Il s’agira d’une mesure concrète pour réduire les inégalités sociales. Deux comités sont lancés aujourd’hui en vue des travaux : un premier comité interne à la Ville et un second comité consultatif externe formé de divers organismes du milieu associatif, en vue de bien définir les barèmes que prendra la tarification et sa mise en application. Celle-ci pourrait initialement prendre la forme d’un rabais de 33 % sur le tarif régulier, une diminution qui correspond à celui offert aux aînés et aux étudiants. Ce tarif réduit sera déployé au cours du premier semestre de 2023.

« Depuis le début de notre mandat, l’accès à une offre adaptée de mobilité est l’une de nos grandes priorités, a déclaré Mme Maude Mercier Larouche, membre du comité exécutif responsable de la mobilité intégrée. Nous sommes convaincus qu’une société plus juste passe, entre autres, par une offre de transport qui répond mieux aux besoins d’une partie plus vulnérable de la population. C’est le début d’une démarche, une première étape importante d’implantation. Je suis très heureuse de cette démarche qui se fait en collégialité avec mes collègues du conseil municipal, de Saint-Augustin-de-Desmaures, de même que du milieu associatif et communautaire. »

Les bénéfices d’une tarification adaptée

Pour le ménage québécois moyen, les dépenses de transport représentent le deuxième poste de dépenses en importance après le logement, soit en moyenne 16 % de leurs revenus après impôt. Les coûts de transport forment également le poste de dépenses qui a le plus augmenté depuis la pandémie.

L’accès à un mode de transport en commun abordable comporte plusieurs bénéfices. En favorisant leur mobilité, le transport en commun permet aux personnes à faible revenu de :

  • Joindre le marché du travail ou d’accéder à un plus large bassin d’emplois;
  • Élargir les choix de cheminement scolaire offert dans des établissements d’enseignement situés plus loin du lieu de résidence;
  • Trouver une offre alimentaire plus diversifiée et à meilleur coût, particulièrement pour les personnes qui demeurent dans des « déserts alimentaires » et qui sont contraintes de faire leurs emplettes dans des commerces où les produits sont plus dispendieux et où la variété est moindre;
  • Faciliter l’accès aux services de santé;
  • Participer à des activités sociales, culturelles ou sportives.

La concertation avec les partenaires
Plusieurs éléments doivent être considérés dans l’établissement d’une tarification adaptée, dont les seuils d’admissibilité et la forme que prendra le titre de transport à tarif réduit.

Afin de miser sur des actions structurantes, deux comités seront créés afin de bien cerner les besoins des clientèles à desservir et de convenir d’un mode de gestion à la fois simple et efficace. Au comité interne composé de représentants de la Ville et du Réseau de transport de la Capitale, s’ajoutera un comité externe auquel participeront des organismes et acteurs du milieu dont l’expertise et les conseils seront fort utiles :

  • Accès Transport Viable
  • Le Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec
  • La Table de concertation des personnes aînées de la Capitale-Nationale
  • Le Regroupement des organismes communautaires de la région de Québec
  • Le Regroupement des organismes de personnes handicapées de la région de la Capitale-Nationale
  • Le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches

Outre Mme Maude Mercier Larouche, Mme Véronique Dallaire, conseillère du district des Saules – Les Méandres, ainsi que M. Claude Lavoie, conseiller municipal du district de Saint-Rodrigue se joindront aux travaux.

L’investissement annuel requis serait d’environ 1 M$ par année. Cette estimation s’appuie sur une analyse qui montre qu’environ 2 500 personnes composées d’usagers actuels et de nouveaux usagers pourraient bénéficier de la mesure.

Cette estimation pourra varier dans les phases subséquentes d’implantation en fonction des paramètres qui seront retenus dans le cadre du travail des comités. Cette première mesure est donc le point de départ d’une démarche plus structurante concernant la tarification du transport en commun.



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