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Toponymie

Fiche

Saint-André

parc

13 janvier 1992

Neufchâtel-Est–Lebourgneuf (Les Rivières)

Les Rivières

quai

24 mars 1997

Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline Parlementaire

La Cité-Limoilou

Saint-André , rue

Le parc est ainsi nommé ainsi en l'honneur de saint André, patron de la paroisse de Neufchâtel. Saint André est l'un des douze apôtres de Jésus. André et son frère Simon Pierre qu'il entraîne avec lui sont les premiers à suivre Jésus. Certaines traditions en font l'apôtre des Scythes ou celui de la Grèce (il aurait été martyr à Patras). Saint André aurait été crucifié sur une croix en forme de X, d'où le nom de « croix de Saint-André » donné à cette forme. Saint André (St. Andrew) est le patron de l'Écosse. Dans le Vieux-Québec, l'église presbytérienne St. Andrew et quelques beaux bâtiments voisins témoignent de la présence des Écossais à Québec à partir du milieu du 18e siècle.

On ignore l'origine exacte de la dénomination de « quai Saint-André ». Une première hypothèse voudrait que le Conseil de ville ait choisi ce nom en 1846 en l'honneur du patron de l'Écosse, saint André, puisqu'à cette époque la plupart des négociants établis dans les environs sont d'origine écossaise. Le fait que la rue Saint-André soit contiguë à la rue Saint-Pierre renforce cette hypothèse, saint André aussi étant le frère de Simon Pierre. Selon une autre hypothèse, l'appellation de Saint-André rappellerait plutôt la mémoire de l'abbé Joseph-André-Mathurin Jacrau, ancien procureur du Séminaire de Québec, une hypothèse suggérée par le fait qu'une partie du terrain nécessaire à l'ouverture de la rue Saint-André était autrefois la propriété du Séminaire. Né dans le diocèse d'Angers, en France, le prêtre Joseph-André-Mathurin Jacrau (Jacquerault, Jacquero) (vers 1698-1772) arrive en Nouvelle-France au plus tard en 1725. On sait que Mgr de Saint-Vallier lui confie la cure de L'Ancienne-Lorette en 1727. Nommé agrégé au séminaire de Québec en 1737, il reçoit aussi la charge de procureur, vraisemblablement à la fin 1748. Promoteur de l'officialité diocésaine depuis 1740, Jacrau est nommé en 1744 curé suppléant de Québec par le séminaire. On lui doit le recensement nominal de Québec et de la banlieue, entrepris la même année. Jacrau est en plus supérieur par intérim du séminaire (1747-1748). En 1749, déchargé de ses fonctions curiales à l'église paroissiale Notre-Dame-de-Québec, il se donne tout entier à sa charge de procureur, qu'il a reprise depuis 1748. Jacrau est l'un des cinq prêtres du séminaire à traverser la période de la Conquête. Resté seul à Québec pour surveiller les biens de son institution durant le siège de 1759, il se dévoue au soin spirituel des patients de l'Hôpital Général (voir Langelier). Une fois la guerre terminée, il aide au rétablissement du séminaire et de la seigneurie de Beaupré, complètement dévastée par les Anglais. Jacrau est aussi aumônier des religieuses de l'Hôtel-Dieu de 1761 à 1764.

Ancien toponyme
Le quai Saint-André portait autrefois le nom de rue Saint-André. En effet, le 14 septembre 1846, la Ville de Québec décide d'ouvrir la rue Saint-André sur un terrain ayant appartenu au Séminaire de Québec. Le projet est cependant bloqué par le commerçant Jean-Baptiste Renaud qui fait construire en lieu et place les quais Renaud. Quelques décennies plus tard, en vertu d'un contrat d'échange intervenu le 6 mars 1879 entre la Ville et Renaud, Québec adopte le projet d'ouvrir une rue de 60 pieds de largeur qui sera dénommée rue Saint-André. Le 24 mars 1997, le générique « rue » est changé pour celui de « quai », un terme plus conforme à la configuration des lieux. Cette voie publique qui borde sur toute sa longueur le bassin Louise est assise largement sur les anciens quais Renaud.

Sources

Parc Saint-André : Règlement 3760 de la Ville de Québec, 13 janvier 1992 (parc); Le livre des saints et des prénoms, p. 33-34; Le Petit Robert des noms propres, 2000; Le Petit Larousse illustré, 2001.

Quai Saint-André : Résolution CM-97-2321 de la Ville de Québec, 24 mars 1997 (quai); Ville de Québec. Guide odonymique de la ville de Québec 1608-1988, 1989; Règlement 52 du 14 septembre 1846 (rue); Roy, Pierre-Georges. Les rues de Québec, p. 166; Dictionnaire biographique du Canada, vol. IV.

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