Passer au contenu principal

Accueil / Citoyens / Patrimoine / Toponymie / Fiche

Toponymie

Fiche

Charles-Baillairgé
Charles Baillairgé (1826-1906)
Description complète >

Charles-Baillairgé

escalier

vers 1980

Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline Parlementaire

La Cité-Limoilou

Buade , escalier

Né à Québec, l'architecte Charles Baillairgé (1826-1906) appartient à la quatrième génération d'une « dynastie » de sculpteurs, de peintres et d'architectes. Il occupe le poste d'ingénieur municipal à la Ville de 1866 à 1898. Sa carrière, qui s'étend sur près de 60 ans, est d'une diversité et d'une fécondité extraordinaires. Il concevra près de 200 édifices, rédigera plus de 250 articles et ouvrages et contribuera énormément au progrès des arts du bâtiment au Canada et à la diffusion des connaissances techniques. De son vivant, ses réalisations techniques, scientifiques et littéraires lui apportent la renommée nationale et internationale. Mais c'est peut-être dans la ville de Québec que son influence se fait le plus sentir; encore aujourd'hui, les témoins de son œuvre d'architecte, d'ingénieur et d'urbaniste y abondent. On lui doit, entre autres, le couvent des Sœurs de la Charité, le couvent et la chapelle du Bon-Pasteur, le pavillon central de l'Université Laval, anciennement située sur la rue de l'Université, la prison de Québec autrefois située sur les plaines d'Abraham (voir aussi Abraham-Martin), la terrasse Dufferin, de même que l'hôtel Clarendon tel qu'il était avant son agrandissement en 1998.

On doit aussi à Baillairgé la décision de remplacer les vieux escaliers de bois reliant la haute-ville et la basse-ville par des escaliers de fonte. L'escalier Charles-Baillairgé menant du passage du Chien-d'Or à la côte de la Montagne est l'un de ceux-là. C'est Baillairgé lui-même qui en a réalisé les plans alors qu'il était ingénieur à la Ville.

Ancien toponyme
Ouvert en 1889, l'escalier s'appelait autrefois escalier Buade (voir De Buade), mais à l'occasion de sa restauration, à la fin des années 1970, on a décidé de changer son nom pour celui de l'illustre ingénieur qui l'avait dessiné.

Sources

Dictionnaire biographique du Canada, vol. XIII, p. 30-35; Commission de toponymie. Noms et lieux du Québec : dictionnaire illustré, 1994, p. 39; Lebel, Jean-Marie. Le Vieux-Québec : guide du promeneur, 1997, p. 105.

Retour