Accueil / À propos de la ville / Portrait / Géographie / Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge

Portrait

Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge

En 2002, les villes de Sainte‐Foy et de Sillery sont réunies en un arrondissement de la ville de Québec. À la suite de la partition de l'arrondissement Laurentien en 2009, l'ancienne ville de Cap‐
Rouge et les quartiers de Chauveau et de Champigny s'unissent pour former l'arrondissement tel qu'il est connu aujourd'hui. Il couvre une superficie de 95 km2; ce qui représente un peu plus de 20 % du territoire de la ville de Québec et fait de lui le deuxième plus grand arrondissement. Il comprend quatre districts électoraux : de Cap-Rouge–Laurentien, de la Pointe-de-Sainte-Foy, du Plateau et de Saint-Louis–Sillery.

Parcourir l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, c'est découvrir une nature bien intégrée dans la trame urbaine, c'est voir dans sa physionomie les empreintes d'un riche passé, c'est aussi y constater le dynamisme qui caractérise sa vie économique, avec le campus de l'Université Laval, l'aéroport, et l'implantation de grandes entreprises.

Une nature très présente

L’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge tire profit d'un littoral de 15 kilomètres, marqués de panoramas remarquables et d’aménagements fort intéressants sur le plan récréotouristique notamment.

En effet, le parc nautique de Cap-Rouge, le parc de la Plage-Jacques-Cartier et la promenade Samuel-De Champlain multiplient les accès publics au fleuve Saint-Laurent tout en autorisant la pratique de plusieurs activités : marche, vélo, nautisme.

Situés un peu plus au nord, la base de plein air de Sainte-Foy, les sentiers de la rivière du Cap Rouge, les boisés de Marly et des Compagnons-de-Cartier valent qu’on s’y attarde. Nichés au cœur de la ville, ils offrent la nature dans toute sa diversité.

Trécel ou tracel?

Tracel de Cap-Rouge

À la fin du 19e siècle, l'accroissement de l'activité économique et l'ouverture de nouvelles terres à la colonisation exigent de nouveaux moyens de transport et de communication. Le transport par train semble la solution idéale. En 1906, sous la supervision d'une commission fédérale présidée par Simon-Napoléon Parent, la compagnie Dominion Bridge entreprend la construction de l'imposante structure en acier. Son aménagement a pour but de permettre aux trains de traverser la vallée creusée par la rivière du Cap Rouge, sans avoir à la contourner au nord par un long détour. Ses bâtisseurs anglophones parlent alors d'un trestle, les Carougeois entendent trécel ou tracel. Décrit par Guy Laviolette comme « … l'un des ponts les plus impressionnants du Canada qui invite chaque année de nombreux touristes à descendre de leur voiture pour le contempler de plus près et qui fait maintenant partie du paysage », le Tracel constitue un véritable chef-d'œuvre. En 2013, ce joyau d'ingénierie a d'ailleurs été reconnu site historique national de génie civil par la Société canadienne de Génie civil.

Un riche patrimoine

L’arrondissement porte encore l’empreinte d’une histoire qui, si l’on s’en tient à celle de l’occupation du territoire par les Européens, remonte à aussi loin que 1541.

Cette année-là, en effet, Jacques Cartier fait une première tentative pour établir une colonie à l’embouchure de la rivière du Cap Rouge.

En 1637, les Jésuites fondent la mission Saint-Joseph-de-Sillery. Aujourd’hui, la maison des Jésuites de Sillery renvoie le visiteur aux débuts de la colonie grâce à ses expositions.

L’acquisition de grands domaines par les communautés religieuses à la fin des années 1800 a permis de préserver d’autres témoins importants de l’histoire.

Parmi ses principaux attraits, on note :

  • La villa Bagatelle, le domaine Cataraqui, le parc du Bois-de-Coulonge et la maison Hamel-Bruneau qui jouent aujourd'hui un rôle de premier plan dans la vie culturelle et sociale de l'arrondissement;
  • Le site historique de la Visitation qui, grâce à son centre d'interprétation historique entre autres, contribue à cette synergie;
  • L'arrondissement historique de Sillery, l'un des quatre sites patrimoniaux de la ville de Québec, qui se distingue par son patrimoine bâti et paysager représentatif de toutes les périodes de son développement depuis le Régime français et dont le territoire linéaire couvre environ 3,5 km. Son potentiel archéologique, qui résulte de la présence amérindienne et euroquébécoise, est indéniable;
  • Le Vieux-Cap-Rouge qui compte à lui seul 75 constructions patrimoniales. Parmi celles-ci la maison Feeney (1722) et la maison Norbert-Everell (1855) ainsi que de beaux immeubles, comme la maison Edmond-Tessier, qui témoignent d'une façon de construire caractéristique de la première moitié du 20e siècle;
  • La Maison Léon-Provancher qui contribue, quant à elle, à la conservation du patrimoine en poursuivant l'œuvre éducative de l'abbé Léon Provancher (1820-1892), naturaliste et auteur prolifique à qui l'on doit plusieurs ouvrages sur la faune et la flore du Québec;
  • L'Université Laval dont l'ensemble des bâtiments représente un grand intérêt et constitue un véritable laboratoire d'architecture moderne;
  • Le jardin universitaire Roger-Van den Hende qui est un laboratoire pour les étudiants et les chercheurs de l'Université Laval et qui, malgré sa vocation pédagogique, est ouvert au grand public, de mai à octobre;
  • La base de plein air de Sainte-Foy qui offre une multitude d'activités pour les sportifs et à longueur d'année;
  • Le parc Cartier-Roberval qui est aménagé sur le promontoire du cap Rouge et qui offre une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent et le relief environnant. Il recèle d'autres belles surprises : des fouilles archéologiques entreprises en 2006 nous ont appris que Jacques Cartier et Jean-François de La Rocque de Roberval ont fait édifier deux forts, l'un sur le cap même, l'autre sur le site qu'occupe actuellement l'église de Cap-Rouge, afin d'y préparer la colonisation dans la vallée du Saint-Laurent;
  • La promenade Samuel-De Champlain qui a été inaugurée en 2008 et qui est ponctuée d'œuvres d'art public, de fontaines et de plates-bandes pour le plus grand plaisir des promeneurs;
  • Le parc nautique de Cap-Rouge qui propose la découverte du fleuve Saint-Laurent et de la rivière du Cap Rouge à bord d'un canot, d'un kayak ou d'un bateau ponté;
  • Le parc de la Plage-Jacques-Cartier qui s'étend du pont de Québec jusqu'au secteur de Cap-Rouge.

Une grande diversité économique

L’arrondissement se caractérise en outre par une économie à la fois solide et diversifiée.

En effet, le regroupement de Laurier Québec, de la place de la Cité et de la place Sainte-Foy, les boutiques et les grandes surfaces établies dans le secteur bordé par l’autoroute Duplessis et la rue Jules-Verne ainsi que les petits commerces de quartier (secteur du Campanile, avenue Maguire, rues Myrand et Provancher) insufflent dans son économie une vitalité sans cesse renouvelée.

La forte présence de maisons d’enseignement et d'établissements de santé vient aussi participer à cette dynamique en plus de conférer à l’arrondissement un rôle de premier plan en matière d’emploi.

Site patrimonial de la Visitation

Site patrimonial de la Visitation

Situé à l'angle du chemin Sainte-Foy et de la route de l'Église, le site patrimonial de la Visitation est le cœur identitaire du secteur de Sainte-Foy. Il comprend les vestiges de l'église de Notre-Dame-de-Foy, dévastée par un incendie en 1977, la sacristie, la partie ancienne du cimetière paroissial et l'un des plus vieux presbytères en Amérique du Nord. Ce dernier, dont la construction s'amorce à la fin du 17e siècle, abrite aujourd'hui le Centre d'interprétation historique de Sainte-Foy, un lieu d'exposition et d'animation consacré à l'histoire de l'ancienne municipalité. Pendant la saison estivale, plusieurs activités sont organisées sur le site, notamment dans les ruines de l'ancienne église, consolidées et mises en valeur à la fin des années 1990.

Section de l'arrondissement