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Planification et orientations

Air

Plusieurs mesures et analyses ont été réalisées pour évaluer la qualité de l’air sur le territoire de Québec. Leurs résultats et les recommandations sont concordants. C’est sur cette base que la Ville a élaboré son premier plan d’action pour une qualité de l’air extérieur plus saine.

Plan d’action 2023-2027 pour une saine qualité de l’air extérieur

S’appuyant sur les données et recommandations des récentes études, le Plan d’action 2023-2027 pour une saine qualité de l’air extérieur a pour objectif le suivi et l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire de la Ville. Il s’articule autour de 7 axes porteurs :

  • La combustion du bois
  • Les chantiers et matériaux en vrac
  • Le transport, la circulation et la transition énergétique
  • L’optimisation des stratégies municipales existantes
  • La mesure des contaminants et la modélisation
  • La gouvernance et la communication
  • Les liens avec des équipes de recherche

Particules fines : des expertises scientifiques qui appuient les stratégies municipales

Dans le cadre de son Plan d’action 2023-2027 pour une saine qualité de l’air extérieur, la Ville a mandaté des expertes et experts indépendants afin d’analyser les sources de particules fines à l'échelle de la ville, d’évaluer l’efficacité des réglementations municipales et de documenter les bonnes pratiques en matière de chauffage au bois. Leurs travaux offrent un portrait scientifique rigoureux qui guide les décisions de la Ville pour mieux protéger la santé de la population.

Consulter la présentation résumée des résultats de ces études.

Les principaux constants sont :

  • En période hivernale, la combustion résidentielle du bois constitue la principale source d’émissions de particules fines à l’échelle du territoire. À titre de comparaison, les grandes industries émettent l’équivalent d’environ 5 % des particules fines issues de la combustion résidentielle du bois à Québec.
  • La réglementation de la Ville de Québec permettra une réduction des émissions liées au chauffage au bois d’environ 20 % à partir de septembre 2026 et d’environ 50 % à partir de septembre 2030, par rapport à 2021.
  • Au Québec, l’encadrement des appareils à combustion solide est promu depuis plusieurs années et appliquer dans plusieurs municipalités :
    • 7 municipalités ont une restriction temporelle d’utilisation;
    • 7 municipalités offrent un programme de subvention;
    • 3 municipalités exigent une déclaration obligatoire.
  • La Ville de Québec est la seule à interdire temporairement l’usage des appareils à combustible solide sur la base de prévisions, permettant une intervention préventive.
  • En comparaison avec les pratiques observées ailleurs, la Ville de Québec s’est dotée d’une réglementation parmi les plus complètes afin de protéger la santé publique.

Rapports d’expertises scientifiques et note technique

Rapport sur la qualité de l’air

En 2023, deux rapports ont été déposés, soit ceux du Groupe de travail sur la contamination atmosphérique (GTCA) mandaté par le ministre de l’Environnement (30 janvier 2023) et du projet Mon environnement, Ma santé (MEMS) porté par le CIUSS de la Capitale-Nationale (13 mars 2023).

Leurs principaux constats sont :

  • Les particules fines et le dioxyde d’azote, causés par le transport routier, le chauffage au bois et les activités industrielles, s’avèrent les composés les plus nocifs pour la santé;
  • Les poussières en provenance de la circulation routière, des chantiers, de l’épandage d’abrasifs ainsi que de la manutention et l’entreposage de solides en vrac, constituent une source de dégradation de la qualité de vie;
  • Le risque pour la santé encouru par la basse concentration de nickel dans l’air est faible sans être négligeable.
  • La qualité de l’air est un enjeu régional et multisectoriel qui nécessite une approche concertée des différentes parties prenantes.

La campagne d’échantillonnage

En collaboration avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MECCFP) ainsi que le Port de Québec, la Ville a mené campagne d’échantillonnage, du 14 octobre au 9 décembre, par le biais de huit stations de mesure déployées dans le secteur de Limoilou.

Les stations de mesure ont capté, à l’aide de filtres, les particules de diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10) et les particules totales (PST). Les échantillons ont ensuite été envoyés dans différents laboratoires agréés pour y analyser à la fois les matières particulaires et les concentrations d’une trentaine de métaux, dont le nickel.

Les résultats confirment les observations des rapports du GTCA et MEMS.